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l’œil de Sarah
bien que ce début d’année soit difficile avec tout ce qui se passe, avez-vous bu des bulles le 1er janvier? l’artiste Sarah Grace Dye a ramassé une partie des bouchons autour de la tour Eiffel il y a quelques temps. j’ai tout de suite aimé le jeu de ligne très abstrait que cela forme. elle ajoute qu’elle en a une collection.
on dit souvent que la beauté est dans la personne qui regarde. cette artiste possède définitivement l’œil car elle a fait le tour de son jardin pour trouver des portions de glace qu’elle a ensuite photographiées au soleil. magnifique!
faites le tour de sa page, Sarah fait beaucoup de recherches sur le papier fait main et les teintures végétales. -
deux choses à lire
j’ai choisi aujourd’hui de vous parler de deux courts textes à lire que j’ai trouvés en ligne (et en anglais).
d’abord ce texte qui nous fait réfléchir en quelques étapes sur le prix de nos œuvres, qui est toujours une grande question. j’ai trouvé cette information sur la page de opencallforartists. cette portion de notre travail d’artiste est un aspect émotif important et il faut en tenir compte… mais pas trop.
un des trucs que j’avais déjà lus, était de donner un nom à l’œuvre, comme ça elle existe toute seule et il est plus facile de s’en détacher. l’autre chose, il faut respecter son travail, si on ne le fait pas, les autres ne le feront pas non plus. aller jeter un œil, quelques idées qui aideront peut-être.
ensuite, un article de Katy Hessel qui a paru dans le journal britannique the guardian. cette autrice écrit beaucoup sur les arts. qu’apprend-t-on à côtoyer des œuvres d’art? l’art nous permet d’avoir une meilleure santé physique et mentale. on en a déjà parlé, mais l’article présente aussi quelques statistiques et conseils. l’autrice nous suggère surtout de prendre notre temps, de regarder une œuvre plus longuement et plus souvent. nous sommes trop habitués à faire défiler rapidement nos fils de nouvelles sans apprécier vraiment ce que l’on voit et cela est vraiment dommage.
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retour sur les réseaux sociaux…
je voulais faire un retour sur mon déménagement d’instagram à pixelfed depuis avril dernier. 43 collages partagés, abonnée à 36 personnes et 28 qui font de même sur mon compte. facile de voir que cela n’a aucune commune mesure avec instagram.
conclusion? déçue, oui. je croyais à tout le moins trouver quelque chose comme sur flickr, mais non. le bon côté, je me suis complètement détachée de publier en ligne. je ne nourris plus la bête. c’est déjà ça, j’ai gagné du temps. certaines personnes arrivent à très bien gérer, moi, j’y restais trop de dépendance à mon goût.
par conte, comme vous le voyez, je n’ai pas fermé mon accès et je vous propose très souvent des talents que j’ai trouvés sur cette plateforme. je cherche ailleurs et j’y passe beaucoup de temps en fait, mais en quelques minutes passées sur instagram, j’en déniche plus rapidement, mais j’ai remarqué récemment que ce n’est pas toujours le cas, de moins en moins en fait.
je regarde tout ça sur mon ordi la plupart du temps. j’ai instagram lite sur mon téléphun, un instagram sans pub que je vous conseille. ça fait toute la différence.
je n’aime pas facebook non plus. je ne l’ai sur aucun appareil. mais je dois avouer que pour le guylainelab, c’était la meilleure avenue l’an dernier et ça le sera sans doute cette année. trouver une plateforme commune qui ne change pas aux six mois est quasi impossible en ce moment.
on raconte souvent que les réseaux sociaux sont en train de mourir et j’aimerais bien le croire. mais reste que pour rejoindre des gens simplement et dans le respect, il n’y en a pas des tonnes. le courriel, donc l’infolettre reste encore et toujours mon moyen privilégié de vous rejoindre, mais c’est plutôt à sens unique.n’hésitez pas à faire par de vos expériences. c’est toujours enrichissant!
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livre: motifs raisonnables
je vous présente aujourd’hui «motifs raisonnables», un petit livre québécois de Clément de Gaulejac. cet artiste est un affichiste connu bien que son nom l’est sans doute moins.
vous vous souvenez du printemps érable, 2012? vous vous souvenez des affiches de cette période? plusieurs étaient de Clément. les visuels que l’on voit en ce moment pour la cause de la culture au québec, c’est toujours lui.

ce qui est brillant dans cet ouvrage est le rappel sur une partie de notre histoire récente. en un peu plus de 230 pages, chaque affiche est mise en contexte par l’artiste avec quelques précisions très instructives. que l’on parle de la production du matériel, de l’ambiance générale, de la violence de la police ou des actions du gouvernement, etc, tout y est pour mieux comprendre. on y trouve des photos aussi, ce qui rend l’utilisation des affiches réelle. j’ai adoré!

il faut parcourir ce petit livre de la maison d’édition Écosociété imprimé en rouge et noir. il est rare de pouvoir revenir sur une période de notre vie sociale en image d’une si juste façon.
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artiste émergent… c’est quand au juste?
je vous propose ce matin un article (en anglais) où on se pose la question sur ce qu’est au juste un artiste émergent?
l’artiste Damien Davis en parle ici. il y a quelques années une bourse lui a été refusée parce qu’il était sept jours trop vieux selon les spécifications que s’était données l’organisme, qui l’avait d’ailleurs encouragé à envoyer son dossier.
dans ce monde où on prône l’équité, surtout en art, est-il normal de décider de la pertinence d’un dossier sur l’âge de l’artiste? parfois on commence notre carrière assez tard. ce n’est pas tout le monde qui a fait le bac en arts visuels et le chemin habituel qui s’en suit.
est-ce que mon travail est moins intéressant pour autant?
«emerging by 30, mid-career by 40, late-career by 60. If you fall behind, step off, or return later, the system doesn’t know what to do with you.»
comme si on devait absolument avoir fait une carrière d’artiste sans s’arrêter depuis 40 ans et plus. mais il y a eu la vie, le boulot, la famille, obligations diverses, etc. nous sommes quoi alors? dans quelle catégorie? pourquoi ne serai-je pas une artiste émergente quand j’avais 50 ans?pour parcourir et remplir plusieurs dossiers en ce moment, je vois que les spécifications sont parfois très précises: quelqu’un qui a terminé sa formation depuis 7 ans. pas plus, ou pour les artistes n’ayant aucune formation, ça veut dire quoi ça? est-ce qu’un workshop est une formation?
bref, oui, il faut lire dans le détail les appels de dossier, car c’est du boulot de monter et de rédiger tout ça. mais si on veut que notre travail soit vu, il faut le faire connaître. maintenant suis-je en carrière «du milieu» (mid carreer)?
«But artists have always modeled other ways of living in time. We change mediums, circle back, recommit. We emerge at 25, at 40, at 70. We resist straight lines. If the art world is serious about equity (as it often claims to be), it has to learn from that. It has to stop equating emergence with youth and start building structures that reflect the multiplicity of artistic timelines.» -
livre:«women in revolt!»
j’avais commandé ce livre de Lynsey Young parce que ça touchait l’art et les femmes. c’est un sujet qui m’intéresse toujours. en le parcourant, j’ai vu qu’il s’agissait en fait d’un ouvrage qui a accompagné une exposition au tate museum (uk) en 23-24. le titre de l’expo était: «women in revolt! art activism in the uk 1970-90». finalement, un sujet assez pointu.

on traverse dans le livre le profil de plus de 100 artistes femmes qui ont créé des pièces très engagées et c’est surtout ça qui est très intéressant. il y avait beaucoup de politisation et d’activisme à cette époque et pas de réseaux sociaux pour les diffuser. nous n’étions pas si proches de l’angleterre dans nos médias à cette période.

à parcourir, sous plusieurs chapitres décrivant les mouvements importants, beaucoup de photos de performances, d’affiches faites avec les moyens du bord, du collage, des installations et tout le reste. c’est très riche à regarder car rien ici n’est fait pour le plaisir des yeux, tout doit nécessairement passer un message militant. il y a bien sûr plusieurs textes à lire qui expliquent le travail de chaque artiste. un livre riche pour cette période de l’histoire de l’art féministe.















