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qu’est-ce que l’art aujourd’hui?
j’ai vu sur mon fil de nouvelles cette suite d’images qui propose une «définition» de ce qu’est l’art contemporain en ce moment.
tiré du texte qui accompagne le billet de Dominique Brebion, artiste des caraïbes:
«les artistes remettent en cause les catégories mêmes de l’art: l’objet, l’auteur, le musée, le spectateur, le vivant, le soin, l’archive. Ces artistes ne renouvellent pas seulement les sujets ou les matériaux; ils déplacent les fonctions mêmes de l’œuvre d’art.»
rien de nouveau mais un excellent condensé d’un angle oublié de notre travail. si on crée pour le partager, le montrer, il ne s’agit plus de seulement mettre au mur. il y a un volet «expérience» qui est fort important, de même que la médiation culturelle, afin de faire le lien entre l’œuvre, l’intention de celle-ci et, finalement, le public.
on pourrait avoir de belles discussions sur cette question.
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un bizarre de week-end
ce week-end, j’ai commencé à vider les tiroirs remplis d’œuvres. je suis passée au travers du travail que ma sœur ginette, décédée il y a trois ans, a fait dans les dernières années. bizarre de week-end.
pour ce faire, je voulais être seule avec elle et ses dessins, ses gravures, sa démarche, sa façon de travailler, son organisation, son matériel. un moment que j’ai beaucoup apprécié pouvoir faire.
toujours avec ma grande sœur, j’avais fait un peu la même chose avec les œuvres de mon père il y a quelques années.
cela m’a vraiment sensibilisé à ce que représente fermer un atelier, surtout quand l’artiste est décédée et qu’elle n’a fait aucun ménage dans ses choses, trop faible et pas la tête à ça; on comprendra. son conjoint se sentait incapable de le faire. c’est un exercice complexe et très émotif: qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on donne, qu’est-ce qu’on jette, qu’est-ce qu’on brûle ou déchiquette…
inévitable de se questionner sur… qu’est-ce qui arrivera avec mon atelier? nos ateliers? qui s’en occupera et comment? si vous avez des souhaits, il faut les communiquer à quelqu’un. bref, le temps passe et, évidemment, on est en plein mouvement à organiser des projets et à créer ici et là, mais il y a toujours un peu de ménage à faire et il faut le faire de temps à autre. nous sommes les mieux placées pour élaguer, classer, etc.
le plus important est qu’il faut continuer de créer, c’est la vie ça!
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biennale, jeudi 21 mai
j’ai visité tous les pavillons des jardins giardini. moins de coups d’émotion comme j’en avais vécu à la dernière édition.
il y a beaucoup à visiter dans la ville. plusieurs pavillons de pays se retrouvent ainsi dans des lieux plus inusités. j’ai été particulièrement touchée par l’œuvre de Sinisa Radulovic dans le pavillon du montenegro et de l’artiste polonais Tandeusz Kantor à la starak family fondation.
je découvre cette année qu’on nous charge souvent les frais d’entrée à la visite d’une expo d’artistes dans les fondations. un petit 10 euros ici, 15 euros là, pour l’instant, j’ai reculé souvent parce que, dans mon cas, la plupart des expositions me prennent 10 minutes à visiter (excusez, je ne veux vexer personne). par contre, les expositions représentant des pays, elles sont gratuites partout à venise. je dois avouer que le thème «in minor keys» est parfois difficile à cerner…
aujourd’hui, je commence l’arsenal. là, c’est le choix de la commissaire, donc l’angle du thème sera plus présent.
je vous présente quelques photos.
• les œuvres sur papier de l’artiste Abdebunmi Gbadebo où l’envers est aussi intéressant que le devant (le cyanotype du dernier billet était du même artiste).
• ensuite un tableau utilisant la technique de l’impression de l’artiste cubain Roberto Diago. mais son travail est beaucoup plus large et intéressant.
• un dessin de Tandeusz Kantor
• et finalement une structure amusante dans une des vitrines du pavillon de venise.




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une belle ressource française
on aime bien trouver des ressources en français sur le monde des artistes et sa réalité. j’ai découvert récemment le site «alternatif-art», un site de france. je vous envoie vers la page dédiée aux artistes.
on y parle de toute sorte de chose: comment réussir une activité porte-ouverte, comment monter un portfolio, etc. j’ai beaucoup aimé l’article «Le système de l’art aime-t-il encore ceux qui ont pris le temps de devenir eux-mêmes ?».
on peut aussi visualiser plusieurs portfolios d’artistes mais, ce sont surtout les articles qui ont attiré mon attention. ils explorent franchement plusieurs questions qu’on se pose. j’aime bien lire des angles venus d’ailleurs pour approfondir mes réflexions. intéressant.
ce blogue sera moins régulier pour une couple de semaines. je pars pour venise visiter la biennale d’art. on s’en reparle.
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les artistes de l’ukraine continuent
élection de Zelinsky en 2019, l’ukraine est un pays très créatif, attaqué depuis 2022, et même avant. le livre «Ukraine Rising» sorti en 2023, a été écrit par plusieurs personnes. au début de la guerre donc.
cet ouvrage porte sur le design ukrainien au sens très large. on y présente les créations contemporaines en art décoratif, en architecture, en mode, en design graphique, aussi tous les arts visuels. bref, on traverse toute une culture par sa créativité.


ce qui m’a particulièrement intéressé est l’importance de l’histoire et de la tradition dans les projets présentés tout en y trouvant un ton définitivement contemporain. leurs inspirations viennent de partout. j’ai beaucoup aimé le mélange des styles, en art visuel, par exemple, on a de l’art moderne, des choses un peu surréalistes et parfois un peu naïves. le spectre de créativité est tellement large et la qualité tellement impressionnante, cet ouvrage nous ouvre les yeux bien grands sur l’importance et la grande qualité du travail de ces artistes.
à parcourir les pages, il y a définitivement un ton ukrainien, une volonté d’être et une ambiance très forte et toute particulière. j’ai adoré tout ce que j’ai découvert.
comme toujours avec la maison d’édition gestalten, il s’agit définitivement d’un ouvrage d’une très grande qualité. le livre est d’un grand format. on voit bien le travail de chaque artiste, les images sont souvent accompagnées de mise en contexte pour 2023, donc après le début de la guerre et c’est très apprécié.
on ne peut s’empêcher de se demander où sont tous ces gens maintenant, que sont-elles et sont-ils devenu.e.s.
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l’état du «flow»
on parle beaucoup en créativité du «flow», ce moment où l’espace-temps n’existe plus car nous sommes en communication directe avec notre créativité. c’est un sentiment magique qui permet d’aller plus loin et en même temps au plus profond de soi.
dans cet article de Tom May, plusieurs personnes créatives expliquent les grandes lignes ou principes qui les aident à trouver et à conserver ce «flow», un niveau de concentration exceptionnel. on écrit qu’il est important de travailler à son rythme, de choisir des moments sacrés à sa créativité. on suggère fortement de laisser notre téléphun loin, dans une autre pièce et d’embrasser une procrastination productive.
j’ajouterais qu’il faut apprendre à s’ennuyer un peu, écouter son cerveau et c’est ça qui a l’air de la procrastination, mais parfois, ça ne l’est absolument pas.
on en parle parce que tout le monde se bat partout pour avoir notre attention, tout le temps, même pour des choses sans importance. ce qui laisse peu de place à nos propres réflexions car le «flow» vient avec l’engagement que l’on prend vis à vis de sa propre créativité.
photo Haberdoedas















