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l’état du «flow»
on parle beaucoup en créativité du «flow», ce moment où l’espace-temps n’existe plus car nous sommes en communication directe avec notre créativité. c’est un sentiment magique qui permet d’aller plus loin et en même temps au plus profond de soi.
dans cet article de Tom May, plusieurs personnes créatives expliquent les grandes lignes ou principes qui les aident à trouver et à conserver ce «flow», un niveau de concentration exceptionnel. on écrit qu’il est important de travailler à son rythme, de choisir des moments sacrés à sa créativité. on suggère fortement de laisser notre téléphun loin, dans une autre pièce et d’embrasser une procrastination productive.
j’ajouterais qu’il faut apprendre à s’ennuyer un peu, écouter son cerveau et c’est ça qui a l’air de la procrastination, mais parfois, ça ne l’est absolument pas.
on en parle parce que tout le monde se bat partout pour avoir notre attention, tout le temps, même pour des choses sans importance. ce qui laisse peu de place à nos propres réflexions car le «flow» vient avec l’engagement que l’on prend vis à vis de sa propre créativité.
photo Haberdoedas -
à la main, analogue… vraiment?
nous sommes déjà entourés d’IA et on s’en sert tous les jours dans notre vie que ce soit de la correction automatique ou de conserver quelques préférences.
en art, les discussions et les points de vue sont partout sur ce sujet. un long article d’Elizabeth Goodspeed explique ce courant.
“If the goal is to prove something wasn’t made by AI, faking ‘realness’ on a computer doesn’t really get us anywhere new.”
en effet, je l’observe depuis de plusieurs années. comme les outils numériques pour travailler sont tous les mêmes, les résultats souvent moins variés. pourquoi faire un style «à la main» quand on peut vraiment le faire à la main?
apparemment, dans les tendances de l’année 2026, le retour au travail analogue est en force. vraiment? autour de moi, je vois ce besoin de revenir à tâter du papier, de la colle, de la matière comme des encres et les crayons.
les diverses techniques manuelles arrivent toujours à des résultats surprenants, quelque chose qu’on travaille, qu’on ajuste, qu’on mélange, bref, c’est toujours un peu une surprise, pas de retour en arrière possible sinon d’y aller manuellement. alors, c’est là qu’on développe de nouveaux résultats, ce que l’IA ne peut faire.
de mon côté, je mélange un peu de tout en livre d’artiste et en zine, les dessins à la main sont ensuite numérisés, car le final est souvent imprimé laser et ensuite, je fais la reliure et la coupe à la main et imprime autre chose manuellement. bref, c’est souvent un heureux mélange de toute sorte de manières de faire.
c’est aussi ce que j’essaie de développer avec la foire imazines, où je demande aux exposant.e.s des créations à faible tirage en partie fait à la main.
pour en revenir à l’article, c’est à lire, car c’est vraiment un point de vue intéressant sur cette question. Elizabeth Goodspeed souligne que la pression, la vitesse d’exécution et les corrections à faire rendent le travail à l’ordi incontournable.photo de Kseniya Lapteva
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les cartes des océans avec Marie
un peu de science aujourd’hui, car je sais que nous sommes plusieurs à aimer travailler avec des cartes géographiques.
je voudrais souligner le travail de la cartographe américaine Marie Tharp. cette musicienne et géologue de formation a dessiné les cartes sous-marines dans un bureau, sans aller en mer. elle a commencé ce travail en 1948, alors que les lectures des profondeurs marines étaient, somme toute, loin de la précision des outils d’aujourd’hui. c’est à la lecture des rapports qu’elle est parvenu à dessiner les fonds marins.
«Ses travaux ont contribué de manière décisive à l’acceptation de la théorie de la tectonique des plaques par la communauté scientifique des sciences de la Terre.»
j’en parle parce que ses connaissances l’ont grandement aidé, mais sa créativité aussi pour arriver à dessiner quelque chose qu’elle ne voyait pas. c’est vraiment impressionnant. on peut en lire plus ici. -
8 mars, journée des artistes femmes aussi
je vous souhaite une belle journée pour les droits des femmes. il faut le souligner largement, entre nous si personne n’y pense.
vous le savez , sur ce blogue, j’essaie de vous présenter des artistes femmes inspirantes. elles sont de tous les âges, ont des expériences diverses et font toutes sortes de créations.je vous envoie aujourd’hui vers une sélection d’entrevues d’artistes choisies par Katy Hessel, l’autrice de «histoire de l’art sans les hommes». vous trouverez sur le lien une douzaine d’entrevues toutes plus intéressantes les unes que les autres, sur le processus et la vie d’une femme quand son domaine est l’art, comment trouver, prendre sa place et pouvoir avoir une diffusion sérieuse et respectueuse de notre travail.
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archiver son travail?
quoi faire de tout ce que l’on produit? c’est un aspect important si ce que vous faites est important pour vous. vous avez eu une période collage? une autre plutôt médias mixtes ou encore photo? tout est bon et tout cela est important pour nous donner une meilleure idée du chemin parcouru.
dans cet article d’Apoorva Gohad, l’artiste nous propose des pistes pas trop compliquées pour ne pas perdre de vue nos créations, comment commencer et surtout quelles informations noter. c’est certain que ce n’est pas la partie la plus créative de notre temps, mais c’est très facilitant quand on répond à un appel de dossier.
nous sommes là, à partager tout ce qu’on fait sur les médias sociaux, mais ce n’est pas vraiment des archives. conserver dans un dossier, bien nommé. les images de qualités de notre travail est la première chose à faire. ensuite, elle propose un fichier genre tableur avec le titre, le médium, le format, la date, etc. cette efficacité peut toujours servir!
la façon la plus simple que j’ai trouvé dans mon cas, pour mes livres d’artistes, c’est de les partager en ligne sur mon site. ça m’oblige à prendre plusieurs bonnes photos. je rédige ensuite la démarche du livre et je fournis le format, la date, etc. dans mes carnets, je note les dates de début et de fin.
c’est certain qu’au début, ce n’est pas un travail très créatif, mais avec le temps, on apprécie d’avoir fait l’effort et on est surtout agréablement surprise de tout ce qu’on a fait et de la qualité de notre travail. on se doit bien ça à soi-même! vous pouvez voir un condensé de son article ici.
photo de Laura Ada.
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l’œil de Sarah
bien que ce début d’année soit difficile avec tout ce qui se passe, avez-vous bu des bulles le 1er janvier? l’artiste Sarah Grace Dye a ramassé une partie des bouchons autour de la tour Eiffel il y a quelques temps. j’ai tout de suite aimé le jeu de ligne très abstrait que cela forme. elle ajoute qu’elle en a une collection.
on dit souvent que la beauté est dans la personne qui regarde. cette artiste possède définitivement l’œil car elle a fait le tour de son jardin pour trouver des portions de glace qu’elle a ensuite photographiées au soleil. magnifique!
faites le tour de sa page, Sarah fait beaucoup de recherches sur le papier fait main et les teintures végétales.
















