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    biennale, jeudi 21 mai

    j’ai visité tous les pavillons des jardins giardini. moins de coups d’émotion comme j’en avais vécu à la dernière édition.

    il y a beaucoup à visiter dans la ville. plusieurs pavillons de pays se retrouvent ainsi dans des lieux plus inusités. j’ai été particulièrement touchée par l’œuvre de Sinisa Radulovic dans le pavillon du montenegro et de l’artiste polonais Tandeusz Kantor à la starak family fondation.

    je découvre cette année qu’on nous charge souvent les frais d’entrée à la visite d’une expo d’artistes dans les fondations. un petit 10 euros ici, 15 euros là, pour l’instant, j’ai reculé souvent parce que, dans mon cas, la plupart des expositions me prennent 10 minutes à visiter (excusez, je ne veux vexer personne). par contre, les expositions représentant des pays, elles sont gratuites partout à venise. je dois avouer que le thème «in minor keys» est parfois difficile à cerner…

    aujourd’hui, je commence l’arsenal. là, c’est le choix de la commissaire, donc l’angle du thème sera plus présent.

    je vous présente quelques photos.

    • les œuvres sur papier de l’artiste Abdebunmi Gbadebo où l’envers est aussi intéressant que le devant (le cyanotype du dernier billet était du même artiste).
    • ensuite un tableau utilisant la technique de l’impression de l’artiste cubain Roberto Diago. mais son travail est beaucoup plus large et intéressant.
    • un dessin de Tandeusz Kantor
    • et finalement une structure amusante dans une des vitrines du pavillon de venise.

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    une belle ressource française

    on aime bien trouver des ressources en français sur le monde des artistes et sa réalité. j’ai découvert récemment le site «alternatif-art», un site de france. je vous envoie vers la page dédiée aux artistes.

    on y parle de toute sorte de chose: comment réussir une activité porte-ouverte, comment monter un portfolio, etc. j’ai beaucoup aimé l’article «Le système de l’art aime-t-il encore ceux qui ont pris le temps de devenir eux-mêmes ?».

    on peut aussi visualiser plusieurs portfolios d’artistes mais, ce sont surtout les articles qui ont attiré mon attention. ils explorent franchement plusieurs questions qu’on se pose. j’aime bien lire des angles venus d’ailleurs pour approfondir mes réflexions. intéressant.

    ce blogue sera moins régulier pour une couple de semaines. je pars pour venise visiter la biennale d’art. on s’en reparle.

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    les artistes de l’ukraine continuent

    élection de Zelinsky en 2019, l’ukraine est un pays très créatif, attaqué depuis 2022, et même avant. le livre «Ukraine Rising» sorti en 2023, a été écrit par plusieurs personnes. au début de la guerre donc.

    cet ouvrage porte sur le design ukrainien au sens très large. on y présente les créations contemporaines en art décoratif, en architecture, en mode, en design graphique, aussi tous les arts visuels. bref, on traverse toute une culture par sa créativité.

    ce qui m’a particulièrement intéressé est l’importance de l’histoire et de la tradition dans les projets présentés tout en y trouvant un ton définitivement contemporain. leurs inspirations viennent de partout. j’ai beaucoup aimé le mélange des styles, en art visuel, par exemple, on a de l’art moderne, des choses un peu surréalistes et parfois un peu naïves. le spectre de créativité est tellement large et la qualité tellement impressionnante, cet ouvrage nous ouvre les yeux bien grands sur l’importance et la grande qualité du travail de ces artistes.

    à parcourir les pages, il y a définitivement un ton ukrainien, une volonté d’être et une ambiance très forte et toute particulière. j’ai adoré tout ce que j’ai découvert.

    comme toujours avec la maison d’édition gestalten, il s’agit définitivement d’un ouvrage d’une très grande qualité. le livre est d’un grand format. on voit bien le travail de chaque artiste, les images sont souvent accompagnées de mise en contexte pour 2023, donc après le début de la guerre et c’est très apprécié.

    on ne peut s’empêcher de se demander où sont tous ces gens maintenant, que sont-elles et sont-ils devenu.e.s.

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    l’état du «flow»

    on parle beaucoup en créativité du «flow», ce moment où l’espace-temps n’existe plus car nous sommes en communication directe avec notre créativité. c’est un sentiment magique qui permet d’aller plus loin et en même temps au plus profond de soi.

    dans cet article de Tom May, plusieurs personnes créatives expliquent les grandes lignes ou principes qui les aident à trouver et à conserver ce «flow», un niveau de concentration exceptionnel. on écrit qu’il est important de travailler à son rythme, de choisir des moments sacrés à sa créativité. on suggère fortement de laisser notre téléphun loin, dans une autre pièce et d’embrasser une procrastination productive.

    j’ajouterais qu’il faut apprendre à s’ennuyer un peu, écouter son cerveau et c’est ça qui a l’air de la procrastination, mais parfois, ça ne l’est absolument pas.

    on en parle parce que tout le monde se bat partout pour avoir notre attention, tout le temps, même pour des choses sans importance. ce qui laisse peu de place à nos propres réflexions car le «flow» vient avec l’engagement que l’on prend vis à vis de sa propre créativité.

    photo Haberdoedas

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    à la main, analogue… vraiment?

    nous sommes déjà entourés d’IA et on s’en sert tous les jours dans notre vie que ce soit de la correction automatique ou de conserver quelques préférences.

    en art, les discussions et les points de vue sont partout sur ce sujet. un long article d’Elizabeth Goodspeed explique ce courant.

    “If the goal is to prove something wasn’t made by AI, faking ‘realness’ on a computer doesn’t really get us anywhere new.”

    en effet, je l’observe depuis de plusieurs années. comme les outils numériques pour travailler sont tous les mêmes, les résultats souvent moins variés. pourquoi faire un style «à la main» quand on peut vraiment le faire à la main?

    apparemment, dans les tendances de l’année 2026, le retour au travail analogue est en force. vraiment? autour de moi, je vois ce besoin de revenir à tâter du papier, de la colle, de la matière comme des encres et les crayons.

    les diverses techniques manuelles arrivent toujours à des résultats surprenants, quelque chose qu’on travaille, qu’on ajuste, qu’on mélange, bref, c’est toujours un peu une surprise, pas de retour en arrière possible sinon d’y aller manuellement. alors, c’est là qu’on développe de nouveaux résultats, ce que l’IA ne peut faire.

    de mon côté, je mélange un peu de tout en livre d’artiste et en zine, les dessins à la main sont ensuite numérisés, car le final est souvent imprimé laser et ensuite, je fais la reliure et la coupe à la main et imprime autre chose manuellement. bref, c’est souvent un heureux mélange de toute sorte de manières de faire.

    c’est aussi ce que j’essaie de développer avec la foire imazines, où je demande aux exposant.e.s des créations à faible tirage en partie fait à la main.

    pour en revenir à l’article, c’est à lire, car c’est vraiment un point de vue intéressant sur cette question. Elizabeth Goodspeed souligne que la pression, la vitesse d’exécution et les corrections à faire rendent le travail à l’ordi incontournable.

    photo de Kseniya Lapteva

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    les cartes des océans avec Marie

    un peu de science aujourd’hui, car je sais que nous sommes plusieurs à aimer travailler avec des cartes géographiques.

    je voudrais souligner le travail de la cartographe américaine Marie Tharp. cette musicienne et géologue de formation a dessiné les cartes sous-marines dans un bureau, sans aller en mer. elle a commencé ce travail en 1948, alors que les lectures des profondeurs marines étaient, somme toute, loin de la précision des outils d’aujourd’hui. c’est à la lecture des rapports qu’elle est parvenu à dessiner les fonds marins.

    «Ses travaux ont contribué de manière décisive à l’acceptation de la théorie de la tectonique des plaques par la communauté scientifique des sciences de la Terre.»

    j’en parle parce que ses connaissances l’ont grandement aidé, mais sa créativité aussi pour arriver à dessiner quelque chose qu’elle ne voyait pas. c’est vraiment impressionnant. on peut en lire plus ici.