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bon, ça vaut combien?
une des questions parfois difficiles pour les artistes, est de mettre un prix sur notre travail artistique. comment peut-on arriver à trouver sa juste valeur?
d’abord, l’explication de l’artiste frank_ape (ny) qui illustre bien ce qu’il faut considérer. ce n’est pas seulement une question sur le temps que nous y avons mis. une œuvre n’est pas un «produit» comme les autres. on y met son cœur, ses pensées et réflexions, on a fait des tonnes de travaux pratiques, d’essais et d’erreurs pour arriver au résultat. parcourez son fil instagram pour voir et lire d’autres conseils judicieux et belles réflexions !
ensuite, je suis tombée sur cet autre article sur quelques images de notesforartists. cette fois-ci, on nous explique «le jeu» de la négociation entre une personne intéressée et vous. j’ai trouvé cette petite lecture très instructive. je vous suggère de lire l’entièreté du billet et les commentaires. il y a souvent de petites perles là-dedans.
«Et face à l’hésitation, une réponse calme suffit : « Ce prix correspond à mon travail. » Si le budget bloque vraiment, ne baissez pas le prix : changez la proposition (un format plus petit, un paiement échelonné).»
j’ai vraiment beaucoup aimé cet angle et les conseils qu’on nous suggère. prenons des notes!
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la longévité et la créativité, ou l’inverse
c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup. à voir ici, un billet sur instagram qui nous indique que l’art est bon pour la santé surtout quand on est âgé. oui, surtout quand on est âgé, tests scientifiques à l’appui.
il s’agit du travail de recherche de Daisy Fancourt, professeure à l’University College London et autrice du livre «Art Cure: The Science of How the Arts Transform Our Health» (pas disponible en français pour le moment).
«“Art is the forgotten fifth pillar of health,” writes Daisy Fancourt. In Art Cure she adds to the growing evidence confirming what humankind has long intuited: art is good for our wellbeing. Drawing on scientific studies and testimonies, she argues that, alongside diet, sleep, exercise and nature, art (or the “arts”) can enhance mental and physical health, even boosting longevity.»
on a déjà écrit qu’une visite au musée est bonne pour la santé, mais ici, on parle aussi de s’impliquer dans le geste créatif. cet article explique en détail de quoi il s’agit.
«While highlighting art’s benefits, Fancourt emphasises that “art is not a panacea”, but it is not a placebo either, as science has revealed the biological mechanisms behind artistic engagement. The analysis of brain health is illustrative, questioning trendy brain-training apps that have not yielded measurable results. Art, by contrast, emerges as a stronger alternative for neuroplasticity and slowing cognitive decline.»
je le vois à chaque fois que je suis dans un échange entre artistes ou à mon club de zines. Parler art, échanger sur ce que nous faisons donne toujours le même résultat: je ressors de ces moments gonflée à bloc et plus heureuse. donc, créer est important pour ma santé! (photo de June Twain)
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qu’est-ce que l’art aujourd’hui?
j’ai vu sur mon fil de nouvelles cette suite d’images qui propose une «définition» de ce qu’est l’art contemporain en ce moment.
tiré du texte qui accompagne le billet de Dominique Brebion, artiste des caraïbes:
«les artistes remettent en cause les catégories mêmes de l’art: l’objet, l’auteur, le musée, le spectateur, le vivant, le soin, l’archive. Ces artistes ne renouvellent pas seulement les sujets ou les matériaux; ils déplacent les fonctions mêmes de l’œuvre d’art.»
rien de nouveau mais un excellent condensé d’un angle oublié de notre travail. si on crée pour le partager, le montrer, il ne s’agit plus de seulement mettre au mur. il y a un volet «expérience» qui est fort important, de même que la médiation culturelle, afin de faire le lien entre l’œuvre, l’intention de celle-ci et, finalement, le public.
on pourrait avoir de belles discussions sur cette question.
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un bizarre de week-end
ce week-end, j’ai commencé à vider les tiroirs remplis d’œuvres. je suis passée au travers du travail que ma sœur ginette, décédée il y a trois ans, a fait dans les dernières années. bizarre de week-end.
pour ce faire, je voulais être seule avec elle et ses dessins, ses gravures, sa démarche, sa façon de travailler, son organisation, son matériel. un moment que j’ai beaucoup apprécié pouvoir faire.
toujours avec ma grande sœur, j’avais fait un peu la même chose avec les œuvres de mon père il y a quelques années.
cela m’a vraiment sensibilisé à ce que représente fermer un atelier, surtout quand l’artiste est décédée et qu’elle n’a fait aucun ménage dans ses choses, trop faible et pas la tête à ça; on comprendra. son conjoint se sentait incapable de le faire. c’est un exercice complexe et très émotif: qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on donne, qu’est-ce qu’on jette, qu’est-ce qu’on brûle ou déchiquette…
inévitable de se questionner sur… qu’est-ce qui arrivera avec mon atelier? nos ateliers? qui s’en occupera et comment? si vous avez des souhaits, il faut les communiquer à quelqu’un. bref, le temps passe et, évidemment, on est en plein mouvement à organiser des projets et à créer ici et là, mais il y a toujours un peu de ménage à faire et il faut le faire de temps à autre. nous sommes les mieux placées pour élaguer, classer, etc.
le plus important est qu’il faut continuer de créer, c’est la vie ça!
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biennale, jeudi 21 mai
j’ai visité tous les pavillons des jardins giardini. moins de coups d’émotion comme j’en avais vécu à la dernière édition.
il y a beaucoup à visiter dans la ville. plusieurs pavillons de pays se retrouvent ainsi dans des lieux plus inusités. j’ai été particulièrement touchée par l’œuvre de Sinisa Radulovic dans le pavillon du montenegro et de l’artiste polonais Tandeusz Kantor à la starak family fondation.
je découvre cette année qu’on nous charge souvent les frais d’entrée à la visite d’une expo d’artistes dans les fondations. un petit 10 euros ici, 15 euros là, pour l’instant, j’ai reculé souvent parce que, dans mon cas, la plupart des expositions me prennent 10 minutes à visiter (excusez, je ne veux vexer personne). par contre, les expositions représentant des pays, elles sont gratuites partout à venise. je dois avouer que le thème «in minor keys» est parfois difficile à cerner…
aujourd’hui, je commence l’arsenal. là, c’est le choix de la commissaire, donc l’angle du thème sera plus présent.
je vous présente quelques photos.
• les œuvres sur papier de l’artiste Abdebunmi Gbadebo où l’envers est aussi intéressant que le devant (le cyanotype du dernier billet était du même artiste).
• ensuite un tableau utilisant la technique de l’impression de l’artiste cubain Roberto Diago. mais son travail est beaucoup plus large et intéressant.
• un dessin de Tandeusz Kantor
• et finalement une structure amusante dans une des vitrines du pavillon de venise.




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une belle ressource française
on aime bien trouver des ressources en français sur le monde des artistes et sa réalité. j’ai découvert récemment le site «alternatif-art», un site de france. je vous envoie vers la page dédiée aux artistes.
on y parle de toute sorte de chose: comment réussir une activité porte-ouverte, comment monter un portfolio, etc. j’ai beaucoup aimé l’article «Le système de l’art aime-t-il encore ceux qui ont pris le temps de devenir eux-mêmes ?».
on peut aussi visualiser plusieurs portfolios d’artistes mais, ce sont surtout les articles qui ont attiré mon attention. ils explorent franchement plusieurs questions qu’on se pose. j’aime bien lire des angles venus d’ailleurs pour approfondir mes réflexions. intéressant.
ce blogue sera moins régulier pour une couple de semaines. je pars pour venise visiter la biennale d’art. on s’en reparle.
















