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imazines, ça se prépare
je suis en plein dans la préparation de mes dernières petites créations pour imazines ce dimanche. cette fois-ci, j’ai décidé d’ajouter des décorations à mettre dans les pots à fleurs. des fleurs inventées en gravures montées sur les bâtonnets à piquer dans la terre.
nous attendons le printemps depuis longtemps ici où il fait encore assez froid que rien ne verdit vraiment pour l’instant.
j’aime toujours faire des gravures sur tétrapak et j’ai imprimé sur différents types de papier. l’impression a été faite il y a quelques semaines, il faut maintenant les bricoler et finaliser. photos du produit final bientôt. -
les pages d’Ana
je vous propose aujourd’hui de découvrir l’artiste portugaise Ana Frois. visitez son fil instagram d’abord, c’est à cet endroit qu’on en voit le plus. je parle de pages, car cette artiste présente des tonnes de pages de livres sur lesquelles elle a dessiné, peint ou est intervenue de bien des façons. une magnifique recherche, j’ai aimé tout ce que j’ai vu.
la richesse de ses interventions que ce soit par le feu, le collage, l’aquarelle parfois, tout donne un résultat très particulier à son travail et jamais ne se répète. elle crée aussi d’autres projets, en textile, sur papier régulier ou avec des enveloppes.
vraiment un univers très inspirant. son site ici.
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clins d’œil d’un vendredi
un dessin sur une photo, une technique que je trouve assez particulière. ici, l’artiste Jon Stich est très agile. portez attention aux couleurs qu’il utilise, on est loin de ce que l’on choisirait au départ. c’est un des aspects intéressants de cette courte vidéo. dans mon cas, le résultat sera, sans aucun doute, moins réussi. mais on apprend toujours, c’est ce qu’il faut se dire.
je sais, c’est un pop-up de noël, mais c’est avant tout une boîte aux lettres qui distribue des lettres qui contiennent des petits messages pop-up. on peut juste aimer ça, non? c’est l’artiste du papier Shelley Aldrich qui l’a créé pour anthrolopogie. voici son fil instagram.
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livre du mercredi: impression!
le livre «indian block printing» présente l’impression à l’aide de blocs de bois, technique qui existe depuis toujours en inde. nous accompagnons les autrices Tess Grace et Holly Juns, britanniques, dans la région de jaipur.
comme les autrices travaillent et enseignent cette façon de faire depuis longtemps chez elles, le livre propose des tutoriels afin de bien imprimer. on trouve aussi une dizaine de projets, en grande partie, de l’impression sur tissu. donc si, comme moi, vous n’êtes pas familière avec ce type d’impression, c’est un ouvrage qui peut aider.


ce qu’on retrouve ici et que je n’avais pas vu ailleurs, est le travail des gens de là-bas, celles et ceux qui gravent dans le bois, les encres, leurs méthodes, etc. c’est vraiment cette partie qui m’a intéressée car le tout est expliqué simplement et abondamment illustré de photos. on comprend bien l’intérêt des autrices de nous présenter les gens qui travaillent avec elles en inde.
j’ai bien aimé l’ambiance générale du livre.
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à la main, analogue… vraiment?
nous sommes déjà entourés d’IA et on s’en sert tous les jours dans notre vie que ce soit de la correction automatique ou de conserver quelques préférences.
en art, les discussions et les points de vue sont partout sur ce sujet. un long article d’Elizabeth Goodspeed explique ce courant.
“If the goal is to prove something wasn’t made by AI, faking ‘realness’ on a computer doesn’t really get us anywhere new.”
en effet, je l’observe depuis de plusieurs années. comme les outils numériques pour travailler sont tous les mêmes, les résultats souvent moins variés. pourquoi faire un style «à la main» quand on peut vraiment le faire à la main?
apparemment, dans les tendances de l’année 2026, le retour au travail analogue est en force. vraiment? autour de moi, je vois ce besoin de revenir à tâter du papier, de la colle, de la matière comme des encres et les crayons.
les diverses techniques manuelles arrivent toujours à des résultats surprenants, quelque chose qu’on travaille, qu’on ajuste, qu’on mélange, bref, c’est toujours un peu une surprise, pas de retour en arrière possible sinon d’y aller manuellement. alors, c’est là qu’on développe de nouveaux résultats, ce que l’IA ne peut faire.
de mon côté, je mélange un peu de tout en livre d’artiste et en zine, les dessins à la main sont ensuite numérisés, car le final est souvent imprimé laser et ensuite, je fais la reliure et la coupe à la main et imprime autre chose manuellement. bref, c’est souvent un heureux mélange de toute sorte de manières de faire.
c’est aussi ce que j’essaie de développer avec la foire imazines, où je demande aux exposant.e.s des créations à faible tirage en partie fait à la main.
pour en revenir à l’article, c’est à lire, car c’est vraiment un point de vue intéressant sur cette question. Elizabeth Goodspeed souligne que la pression, la vitesse d’exécution et les corrections à faire rendent le travail à l’ordi incontournable.photo de Kseniya Lapteva
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les cartes des océans avec Marie
un peu de science aujourd’hui, car je sais que nous sommes plusieurs à aimer travailler avec des cartes géographiques.
je voudrais souligner le travail de la cartographe américaine Marie Tharp. cette musicienne et géologue de formation a dessiné les cartes sous-marines dans un bureau, sans aller en mer. elle a commencé ce travail en 1948, alors que les lectures des profondeurs marines étaient, somme toute, loin de la précision des outils d’aujourd’hui. c’est à la lecture des rapports qu’elle est parvenu à dessiner les fonds marins.
«Ses travaux ont contribué de manière décisive à l’acceptation de la théorie de la tectonique des plaques par la communauté scientifique des sciences de la Terre.»
j’en parle parce que ses connaissances l’ont grandement aidé, mais sa créativité aussi pour arriver à dessiner quelque chose qu’elle ne voyait pas. c’est vraiment impressionnant. on peut en lire plus ici.

















