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qu’est-ce que l’art aujourd’hui?
j’ai vu sur mon fil de nouvelles cette suite d’images qui propose une «définition» de ce qu’est l’art contemporain en ce moment.
tiré du texte qui accompagne le billet de Dominique Brebion, artiste des caraïbes:
«les artistes remettent en cause les catégories mêmes de l’art: l’objet, l’auteur, le musée, le spectateur, le vivant, le soin, l’archive. Ces artistes ne renouvellent pas seulement les sujets ou les matériaux; ils déplacent les fonctions mêmes de l’œuvre d’art.»
rien de nouveau mais un excellent condensé d’un angle oublié de notre travail. si on crée pour le partager, le montrer, il ne s’agit plus de seulement mettre au mur. il y a un volet «expérience» qui est fort important, de même que la médiation culturelle, afin de faire le lien entre l’œuvre, l’intention de celle-ci et, finalement, le public.
on pourrait avoir de belles discussions sur cette question.
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livre: vous utilisez la gouache?
j’ai commencé à utiliser la gouache en petits pots pélikan au cegep et j’ai continuer par la suite à l’utiliser pour mes compositions. j’ai des cahiers pleins. j’aime la gouache pour son opacité, mais surtout pour cet effet mat qui rejette la lumière, ce qui permet de voir les vraies couleurs.
je vous présente aujourd’hui le livre «gouache for beginners» de Kate J. Birch. cet ouvrage de 128 pages présente beaucoup plus que l’utilisation de la gouache. comme c’est un livre pour les débutants, l’autrice offre au départ des chapitres sur la présentation du médium, ensuite, elle explique sommairement la théorie de la couleur et finalement des trucs de dessin, proportions, etc. cela représente la moitié du livre et est très bien expliqué.


la suite est une série de projets à réaliser avec elle. le projet de la fraise, par exemple, est expliqué en six pages et de nombreuses photos. l’artiste aime le genre très réaliste, ce qui n’est pas un style que j’apprécie particulièrement, mais cela ne vous empêchera pas d’apprendre à bien travailler avec la gouache.
dans son introduction, Kate explique que si on met du temps à l’apprentissage de quelque chose, ça donne des résultats. le dessin comme la cuisine. c’est sa ligne de pensée et beaucoup la mienne finalement.
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un bizarre de week-end
ce week-end, j’ai commencé à vider les tiroirs remplis d’œuvres. je suis passée au travers du travail que ma sœur ginette, décédée il y a trois ans, a fait dans les dernières années. bizarre de week-end.
pour ce faire, je voulais être seule avec elle et ses dessins, ses gravures, sa démarche, sa façon de travailler, son organisation, son matériel. un moment que j’ai beaucoup apprécié pouvoir faire.
toujours avec ma grande sœur, j’avais fait un peu la même chose avec les œuvres de mon père il y a quelques années.
cela m’a vraiment sensibilisé à ce que représente fermer un atelier, surtout quand l’artiste est décédée et qu’elle n’a fait aucun ménage dans ses choses, trop faible et pas la tête à ça; on comprendra. son conjoint se sentait incapable de le faire. c’est un exercice complexe et très émotif: qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on donne, qu’est-ce qu’on jette, qu’est-ce qu’on brûle ou déchiquette…
inévitable de se questionner sur… qu’est-ce qui arrivera avec mon atelier? nos ateliers? qui s’en occupera et comment? si vous avez des souhaits, il faut les communiquer à quelqu’un. bref, le temps passe et, évidemment, on est en plein mouvement à organiser des projets et à créer ici et là, mais il y a toujours un peu de ménage à faire et il faut le faire de temps à autre. nous sommes les mieux placées pour élaguer, classer, etc.
le plus important est qu’il faut continuer de créer, c’est la vie ça!
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Asta Norregaard dans le paysage
je vous présente aujourd’hui une artiste de norvège, Asta Norregaard (1853–1933). cette créatrice ayant une large formation en art en europe, ce qui était rare à l’époque, fait enfin parler d’elle! une grande exposition lui est dédiée en ce moment à Oslo. donc on en parle un peu dans les médias internationaux.
vous verrez plusieurs de ses tableaux magnifiques. des scènes de la vie quotidienne et plusieurs portraits. on peut lire une excellent biographie en ligne sur le site aware. je vous en recommande la lecture.
si j’en parle aujourd’hui, c’est aussi parce que sur le site du musée, dans une autre section, on présente 104 œuvres de cette artiste dont plusieurs dessins et esquisses crayonnées. j’adore cette générosité à tout montrer. vous y trouverez des ébauches de portraits, mais surtout plusieurs paysages magnifiques. ces dessins de cahiers nous rapprochent de l’artiste et de ses intérêts de sujets.
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livre: le «thaïness»
j’ai reçu ce livre sur le «thainess», son sous-titre est «la créativité d’aujourd’hui en thaïlande». ce volume est vraiment riche de toute une culture, qu’on parle de dessin, de cuisine, de musique, de la scène urbaine, etc, la présentation est très large.

dans l’introduction, l’auteur Paul Rojanathara indique que la thaïlande a décidé, à un certain moment, d’investir massivement en culture. résultat: le «thainess». ce mot exprime l’influence de cette culture dans diverses disciplines et ce, partout dans le monde. on le voit bien en parcourant le magnifique livre grand format de 272 pages. c’est tellement inspirant comme idée, d’autres pays devraient s’en inspirer…
l’ouvrage est largement photographique et est magnifique à parcourir. en explorant toutes les pages, on observe que c’est différent du japon. on discerne l’importance de la culture thaïlandaise, son influence dans plusieurs sphères culturelles. que ce soit par la beauté des assiettes, des personnages dessinés, la mode, les espaces de vie, tout est vraiment magnifique. 44 artistes ou organismes y sont présentés, ayant chacune ou chacun environ six pages, incluant une photos des artistes, un texte et finalement plusieurs photos de leurs créations.

j’ai beaucoup aimé, c’est dépaysant. au lieu de faire dérouler des photos sur un écran, ici, on a le temps de bien regarder et porter attention sur la beauté culturelle de ce pays. inspirant!
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emmêler costume, performance et création
aujourd’hui, on est dans des univers très forts et très différents.
Ton Zwerver est un artiste hollandais. je le suis depuis un moment déjà. comment en parler… cet artiste travaille en trois dimensions, il crée des espèces de costumes et les met en mouvement en étant à l’intérieur. tous les matériaux sont bons, que ce soit des objets, du papier, du textile ou un peu de tout ça mélangé. j’adore cette notion de jeu qu’on y retrouve toujours.
son fil instagram est rempli de créatures toutes plus bizarres les unes que les autres et c’est toujours l’artiste qui donne vie à ses créations. impossible de ne pas sourire et réfléchir sur le pourquoi de toute cette démarche.ensuite, il faut découvrir l’univers et le travail de Venera Kazarova, qui est surtout performeuse. comme ses domaines d’études étaient les costumes et la mise en scène, son espace de jeu est flamboyant et large. plusieurs personnes peuvent faire partie de ses créations. un coup de cœur pour elle aussi.
















