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art et émotion… ou l’inverse?
une installation remplie d’émotions. que dire de cet ensemble de broderies crées par des réfugié.e.s à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie. l’artiste Jakkai Siributr parle ici de ‘There’s No Place’, qui explore les questions d’identité, d’appartenance et de foyer.
«Aux côtés du textile, les voix de jeunes réfugiés – partageant leurs espoirs et leurs rêves – résonnent à travers l’espace, portant des histoires souvent inouïes.»on peut voir le travail de l’artiste thaïlandais ici.
je sais que plusieurs personnes aime la session de portraits en ligne (j’en avais parlé ici) .
je vous présente aujourd’hui un catalogue de visages de David Hockney publié en 1987. je le présente parce que je trouve très intéressante la variété des façons de faire, toujours juste au crayon en noir et blanc. portez attention aux positions, aux angles, c’est très instructif de regarder tout ça. le billet est généreux, on y voit environ une quarantaine de dessins.
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histoires d’atelier
je vous rapporte un peu ce qui se passe dans l’atelier. encore des refus pour des expos ou des résidences. il faut croire que quelque chose cloche bien que je sais que maintenant, les organismes sont innondés de centaines de propositions. j’avoue qu’après plusieurs, on le prend moins personnel, mais ça reste un refus tout de même.
alors je suis dans le guylainelab, j’imprime mes formes déjà utilisées que je mets «en scène» dans le petit espace de mon carnet. comme toujours, il y a deux jours, cela a changé un peu. la couleur est apparue.
j’ai fait la liste des participations au guylainelab de cette année, j’ai plus de 60 noms. c’est une année généreuse en commentaires et réflexions diverses. un grand workshop qui dure 28 jours, un bonheur pour moi de voir et lire tout ça!

il y aussi l’échange de gravures qui est en cours. une levée de fonds pour d’encre et de papier, mais surtout le plaisir de recevoir huit gravures en retour. depuis la première édition, la qualité est au rendez-vous. le thème de cette année est «appareil». j’ai commencé cette semaine et j’ai imprimé ma première couleur, des formes de métal manufacturées trouvées ici et là. la date limite est le 3 avril. cette activité est ouverte à toutes et tous.
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livre: faire de la mobilisation par l’art avec Keri
je vous parle aujourd’hui du livre « the guerilla art guide, everything you need to put your message out into the world». ce que j’aime des nombreux livres de Keri Smith (quelques-uns existent en français), c’est qu’elle nous pousse à l’action créative, une belle façon de manifester. on devrait créer plus souvent des interventions artistiques dans notre milieu de vie pour passer un message, que ce soit pour la gestion de la ville, pour les citoyennes et citoyens d’un quartier, tout est possible.

dans ce livre publié en 2025, l’artiste propose diverses façons de devenir une «guerilla artist», ce que j’aime beaucoup et que je ne fais pas assez. elle nous explique tout, comment commencer, faire des éléments de diffusion facile à imprimer et une longue série d’exercices ou de choses à faire, que ce soit par la carte postale, un arbre de souhaits ou des dessins à la craie dans l’espace public.

j’ai trouvé cet ouvrage très complet. il y a même des gabarits à la fin et des suggestions de citations motivantes. tout le livre est beau graphiquement. chaque idée est présentée par un texte et des illustrations explicatives complètes. on y trouve plusieurs d’exemples aussi. le format du livre en fait un objet à traîner facilement. un outil d’activiste parfait.
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la mère et la fille exposent
en ce moment au palais de tokyo à paris, il y a l’exposition de Vivian Suter accompagné des collages de sa mère, Elisabeth Wild et ce n’est pas la première fois qu’elles exposent ensemble.
heureusement qu’il y a le site aware pour nous en dire plus. dans le cas de Vivian Suter, on y lit que cette artiste, née en argentine, a voyagé un peu partout pour finalement s’installer au guatemala en 1983. elle a beaucoup travaillé sur le papier, mais peint maintenant sur de la toile. ce que ses œuvres dégagent dans une salle de musée est assez impressionant. il faut savoir qu’outre les grands formats, elle peint à l’extérieur sous les arbres et laisse la nature intervenir dans son travail si ça arrive.
au sujet d’Elizabeth Wild, c’est plus difficile à trouver. mais j’ai découvert cet article (en anglais) où on peut voir plusieurs de ses collages. cette artiste a vécu dans une période mouvementée de l’europe. elle a créé à travers le textile, la peinture et le collage. après une longue vie de création, elle a reçu enfin son heure de gloire à la fin de sa vie, comme plusieurs artistes femmes, malheureusement.
on peut voir quelques photos de l’exposition ici.
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clins d’œil d’un vendredi
jouer avec les formes et avec la forme du livre. voici le projet de riversbed, une artiste de taipei. ce que j’ai aimé de ce projet, toujours en cours (je crois), est la composition de toutes les pages, l’utilisation massive des couleurs et l’idée d’archives de forme dans un cartable à anneaux. une bien belle idée qu’il doit être très agréable de feuilleter.
le deuxième lien est juste une idée pour varier vos photos sans l’utilisation de filtre pré-programmé, mais plutôt avec la surprise à chaque clic. le photographe Lux Corvo propose de faire sa prise du vue à travers un sac avec un peu d’eau sans toucher à la caméra téléphun bien sûr. avec le numérique, où on peut faire des dizaines de photos sans problème, cette idée est intéressante. on choisit à la fin la photo la plus réussie. et si on teintait le liquide?
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livre du mercredi: les arbres de Bryan
je savais que j’avais déjà parlé de cet artiste, et après recherche, c’était en 2012. Bryan Nash Gill fait de la gravure à partir d’arbres coupés. on y trouve tout le détail des anneaux de croissance et souvent, le contour de l’arbre lui-même.
dans mon livre de la semaine, je vous présente le même ouvrage qu’il y a 14 ans, «woodcut», mais cette fois-ci en édition très très augmentée de 2024. après toutes ces années, bien sûr, son travail a évolué, changé, mais son sujet est resté le même.
c’est à la lecture de l’interview en fin de livre que sa démarche prend tout son sens et que l’on ne regarde pas ses gravures de la même façon. c’est en quelque sorte le portrait d’un arbre. on y apprend que la gravure finale demande beaucoup plus de travail que ce que l’on croit.


préparer la tranche d’arbre demande plusieurs étapes qu’il explique. il faut la sabler, ensuite la brûler selon différents outils et selon les essences afin de faire ressortir le contraste des anneaux. il a aussi imprimé des bouts de 2×4, du plywood, et autres.
c’est magnifique. j’ai toujours aimé son travail très inspirant. un ouvrage riche et très graphique avec une composante organique très touchante pour qui aime la nature.
















