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montréal, art et gratuités
à la maison de la culture claude-léveillée, j’ai visité l’exposition de Caroline Hayeur, œuvres d’une résidence à l’insectarium. c’est passionnant. l’artiste a dû se créer des outils afin de prendre ses photos en infrarouge où sont quasi invisibles les insectes réputés pour leur camouflage. j’ai beaucoup aimé aussi, dans la salle du fond, une courte vidéo où elle explique ses recherches. cela est toujours très éclairant pour moi. il y a aussi une bande sonore qui a été développée pour cette exposition, portez attention!
à la maison de la culture côte-des-neiges, j’ai ensuite visité l’exposition de l’artiste Yayo. il s’agit d’une belle réflexion sur la trop grande consommation de bouteilles d’eau en plastique et surtout, celles qu’on laisse ici et là et qui deviendront des déchets qui ne seront pas recyclés. j’ai aimé les installations, les carnets d’esquisses, les illustrations au mur. très beau projet malgré le sujet. sachez qu’il existe le livre «sos eau» sur cette histoire.
un commentaire par contre, je comprends les coupures budgétaires, mais quand j’y suis allée, je n’ai trouvé personne à qui demander que la salle soit éclairée correctement. n’hésitez pas à le demander si vous y allez.
finalement, dimanche en fin d’après-midi, il y avait une conférence au MEM (Centre des mémoires montréalaises). le musée a récemment fait l’acquisition de la collection wing’s du quartier chinois. ils faisaient des nouilles, mais surtout les biscuits de fortune que vous connaissez sûrement! avec Jean-Philippe Riopel, nous avons eu droit à l’histoire de la découverte de plusieurs milliers d’items et d’artéfacts reliés de près ou de loin à cette petite compagnie alimentaire du quartier chinois qui vient tout juste de fermer. c’est toute une saga que je n’aurais jamais soupçonnée. on en a un peu parlé dans les journaux, mais c’est beaucoup plus impressionnant qu’on le croit. il y aura une autre conférence à la fin août. ça aussi, gratuit.
montréal, art, gratuit, oui, mais il faut chercher hors des sentiers battus.
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pour sourire, les vacances sont arrivées!
j’ai fait une expérience botanique cette année, j’ai laissé en «terrain vague» une portion de mon talus à l’avant. je voulais voir ce qui y pousserait. ma surprise a été de voir la grande variété de fleurs et de couleurs que j’ai vu apparaître depuis le printemps. je planifie d’y ajouter quelques vivaces et autres fleurs indigènes cet été. un espace de création.
j’ai sans doute déjà parlé de Franziska Fiolka ici. je suis cette créative de hambourg sur instagram pour ses créations toutes naïves, souriantes et toujours jolies. aujourd’hui, un bingo à partir d’un carton ondulé et de ronds de couleur. il faut aller prendre une marche pour le compléter.je vous propose une autre activité éphémère sur un morceau de carton ondulé. dessinez quelque chose, faites des trous et allez vous promener, regardez bien et ramassez des fleurs sur le bord du chemin pour remplir votre création. si vous faites de la recherche, vous trouverez beaucoup d’exemples faits à partir d’un dessin de vase, mais j’aime bien la créativité de ann.ann.
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retour d’une biennale
c’était ma deuxième visite à la biennale de venise. en 2024, un coup de foudre pour la ville et l’événement.
à cette édition, cela a pris quelques jours avant que je trouve des pièces émouvantes qui me sont restées en tête. la presse a beaucoup présenté des images chocs, qui ne sont pas ce que l’on retrouve sur place.
il y a les expos de la commissaire au pavillon giardini et de l’arsenal, les deux pôles de la biennale. ensuite, je me suis surtout concentré sur les pavillons nationaux placés un peu partout dans la ville. il y avait plus de 100 pays représentés cette année. impossible d’en faire le tour.
j’ai des notes écrites dans mon catalogue, dans mes carnets et de nombreuses discussions éclairantes sur place. ce qui fascine ici est le nombre et l’ampleur des œuvres présentées. pas toujours, mais c’est souvent des choses qu’on ne verrait pas autrement qu’ici. pour l’artiste qui visite, on revient avec des idées de grandeur, le désir de faire des pièces immenses!
j’ai trouvé des librairies sympathiques, mais pas vraiment de zines. j’ai même trouvé des boites de livres à donner dans un petit passage, des gens qui se défaisaient de surplus. je me suis limitée à un seul livre parce que j’avais mis la main sur d’autres ouvrages. bref, ma valise était vraiment lourde au retour.
pour la ville de venise maintenant. wow, belle ville, assurément, mais trop de touristes qui semblent être sur place pour se prendre constamment en photo. le comportement humain est vraiment étrange quand on l’observe… je n’en dirai pas plus. -
venise, dimanche 24 mai
les journées passent et la chaleur a pris soudain beaucoup de place. aujourd’hui, j’ai déambulé dans un quartier universitaire, visité l’exposition de la Georgie, trouvé des librairies, même trouvé des boites de livres à donner sur une rue. je me suis limité à un livre puisque j’en avais déjà acheté quelques-uns ailleurs.
en fin de journée, j’avais rendez-vous avec le groupe des urban sketchers de venise que j’avais contacté il y a quelques semaines.

pour cette rencontre, nous avons eu droit à une très large terrasse qui donnait sur une petite place, un canal et des toits que nous avons dessinés. ensuite, un peu de conversation. la responsable du groupe parlait français et les autres, un peu italien et tout le monde anglais. les échanges passaient d’une langue à l’autre. J’en ai profité pour leur poser plusieurs questions sur la vie à venise, comment ça se passe. c’est toujours riche d’en savoir un peu plus autrement que par les guides.

je n’avais pas vraiment de matériel, alors j’ai dessiné avec ce que j’avais. j’ai adoré cette expérience! merci au groupe de m’avoir si gentiment accueillie! vous pourrez voir quelques photos ici.
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biennale, jeudi 21 mai
j’ai visité tous les pavillons des jardins giardini. moins de coups d’émotion comme j’en avais vécu à la dernière édition.
il y a beaucoup à visiter dans la ville. plusieurs pavillons de pays se retrouvent ainsi dans des lieux plus inusités. j’ai été particulièrement touchée par l’œuvre de Sinisa Radulovic dans le pavillon du montenegro et de l’artiste polonais Tandeusz Kantor à la starak family fondation.
je découvre cette année qu’on nous charge souvent les frais d’entrée à la visite d’une expo d’artistes dans les fondations. un petit 10 euros ici, 15 euros là, pour l’instant, j’ai reculé souvent parce que, dans mon cas, la plupart des expositions me prennent 10 minutes à visiter (excusez, je ne veux vexer personne). par contre, les expositions représentant des pays, elles sont gratuites partout à venise. je dois avouer que le thème «in minor keys» est parfois difficile à cerner…
aujourd’hui, je commence l’arsenal. là, c’est le choix de la commissaire, donc l’angle du thème sera plus présent.
je vous présente quelques photos.
• les œuvres sur papier de l’artiste Abdebunmi Gbadebo où l’envers est aussi intéressant que le devant (le cyanotype du dernier billet était du même artiste).
• ensuite un tableau utilisant la technique de l’impression de l’artiste cubain Roberto Diago. mais son travail est beaucoup plus large et intéressant.
• un dessin de Tandeusz Kantor
• et finalement une structure amusante dans une des vitrines du pavillon de venise.




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biennale, 17 mai
première journée à la biennale de venise, par ce beau dimanche ensoleillé. aujourd’hui, visite du pavillon central seulement. tellement d’œuvres extraordinaires déjà en quelques heures à peine.
ma première présence à cette biennale fut en 2024, alors je ne peux que comparer avec cela. le principal attrait pour moi, est la possibilité de voir des œuvres qui viennent d’endroits dont nous voyons trop peu le travail des artistes. cette année plusieurs artistes d’afrique sont présents, mais c’est beaucoup plus large que ça.
cette année, il y a une présence nettement plus marqué d’œuvres sur papier, de gravures, de dessins, de collage, même du livre d’artiste. j’ai aussi vu du cyanotype (photo du haut).
le thème étant «in minor keys», la commissaire Koyo Kouoh voulait qu’on porte attention aux petites choses. le but n’est pas toujours atteint, mais parfois oui et magnifiquement.
je vous présente plusieurs photos, avec le nom des artistes plus bas.






• photo du haut : Adebunmi Gbadebo
• grande gravures: Alexa Kumiko Hatanaka
• livres d’artistes: Tammy Nguyen
• collage: Godfried Donkor
• gravures des mariées: Leonilda Gonzale
















