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    les cartes des océans avec Marie

    un peu de science aujourd’hui, car je sais que nous sommes plusieurs à aimer travailler avec des cartes géographiques.

    je voudrais souligner le travail de la cartographe américaine Marie Tharp. cette musicienne et géologue de formation a dessiné les cartes sous-marines dans un bureau, sans aller en mer. elle a commencé ce travail en 1948, alors que les lectures des profondeurs marines étaient, somme toute, loin de la précision des outils d’aujourd’hui. c’est à la lecture des rapports qu’elle est parvenu à dessiner les fonds marins.

    «Ses travaux ont contribué de manière décisive à l’acceptation de la théorie de la tectonique des plaques par la communauté scientifique des sciences de la Terre.»

    j’en parle parce que ses connaissances l’ont grandement aidé, mais sa créativité aussi pour arriver à dessiner quelque chose qu’elle ne voyait pas. c’est vraiment impressionnant. on peut en lire plus ici.

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    livre du mercredi: des nids

    dans le livre «des oiseaux» de la photographe Nathalie Baetens publié en 2025, on ne trouve que des nids d’oiseaux. mais quels nids!!!! c’est un livre que j’ai commandé à ma bibliothèque municipale. je ne savais pas trop à quoi m’attendre.

    quel magnifique ouvrage! on parcourt environ 70 pages de nids différents, classés sur leur type d’architecture: sur une branche, dans une plante, suspendu, etc. la photo en noir et blanc sur fond crème nous permet de bien voir les détails. la photographe nous rappelle dans un texte à la fin: il faut toujours se rappeler que ces petites architectures ont été créées avec un bec et deux pattes.

    on trouve aussi un texte de Fiona Meadows qui nous sensibilise vraiment à ce genre de construction et à quel point on devrait s’en inspirer. les oiseaux n’attendent pas des matériaux pour construire, ils font avec ce qu’ils ont trouvé autour. ils ajustent leur structure au besoin de l’oiseau qui l’habitera, il n’y a pas de modèle universel. c’est un texte très intéressant.

    voici un magnifique livre et le site de la photographe offre beaucoup de chose à voir, pour notre plus grand bonheur.

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    impressions de voyage en pâte à modeler

    il arrive que je m’interroge à savoir: est-ce que j’ai déjà parlé de ça? parfois oui, après vérification, parfois non. j’ai cette impression parce que c’est un sujet que je suis depuis quelque temps. parfois, ce n’est ni l’un ni l’autre et je me répète!

    aujourd’hui, la pâte à modeler comme technique d’impression. c’est l’artiste Hiperbólica qui en présente plusieurs belles possibilités. ce que j’aime de cette technique (qui ressemble à du frottage aussi) est l’idée d’empreinte d’un lieu. le fait d’imprimer à partir d’un simple tampon d’encrage facilite tout le processus et se transporte partout. l’artiste nous en présente ici un exemple lors d’un passage au jardin botanique, ou ici dans une visite de la ville.

    j’aime beaucoup la notion d’observation que cela demande et du lâcher prise tant qu’au résultat. je vous en reparle bientôt quand j’aurai essayé pour vrai.

    de par mon amie Carole Pauzé, j’ai su que ce n’était pas toutes les pâtes à modeler qui fonctionnaient. j’ai donc acheté de la play doh, comme elle me l’a suggéré, mais je n’ai pas fait de tests pour l’instant.

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    l’œil de Sarah

    bien que ce début d’année soit difficile avec tout ce qui se passe, avez-vous bu des bulles le 1er janvier? l’artiste Sarah Grace Dye a ramassé une partie des bouchons autour de la tour Eiffel il y a quelques temps. j’ai tout de suite aimé le jeu de ligne très abstrait que cela forme. elle ajoute qu’elle en a une collection.

    on dit souvent que la beauté est dans la personne qui regarde. cette artiste possède définitivement l’œil car elle a fait le tour de son jardin pour trouver des portions de glace qu’elle a ensuite photographiées au soleil. magnifique!

    faites le tour de sa page, Sarah fait beaucoup de recherches sur le papier fait main et les teintures végétales.

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    se faire une caméra… avec n’importe quoi!

    je connaissais la technique photographique de sténopé. il y a le centre espaciohiedra en uruguay qui offre un cours dédié à la photographie et qui expérimente avec des appareils faits main grâce au photographe Fede Ruiz Santesteban. sur le site on peut apprécier la recherche avec diverses variations du cyanotype, avec des impressions sur des feuilles et toutes sortes d’autres matières, on joue même avec l’eau de mer.

    alors il y a celle-ci dans laquelle on peut mettre une bobine de film. ensuite il y a celle-là, dans une boite d’allumettes et finalement celle-ci dans une orange.

    visitez leur page instagram. on peut voir des expérimentations à la betterave, sténopé, etc. c’est tellement créatif comme centre, c’est assez incroyable et tout est très beau.

    j’ai beaucoup aimé voir les résultats. dans le cas de la caméra où on a placé une vraie bobine de film, les photos couleurs sont magnifiques.

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    visiter un musée autrement

    un livre en ce mercredi, sur les faussaires dans l’art. il y a eu plusieurs livres sur le sujet, mais dans «faussaires illustres» de Harry Bellet (version augmentée de 2025), on fait le tour de ce monde parallèle en plusieurs courts chapitres.

    dès le début, l’auteur indique: en 1997, le directeur du MET de l’époque disait que 40% des œuvres du musée étaient des faux. il y a des subtilités dans ce monde apprend-t-on. aussi, l’artiste Camille Corot aurait peint 3000 tableaux, dont 5000 sont répertoriés aux états-unis. vous avez bien lu. fascinant, non?

    il y a les faussaires connus et il y a aussi tous les autres. l’auteur y détaille des astuces encore plus tordues que ce qu’on peut imaginer. tout pour faire de l’argent sur le dos de collectionneurs et autres. des histoires à lire pour mieux connaitre cette réalité et se dire que dans un musée, tout est loin d’être vrai. parfois, les plus grands spécialistes ont été bernés.

    j’ai titré ce billet «un musée autrement» parce que selon le livre, les musées seraient remplis de faux, et ce, depuis toujours. les faussaires existent du temps des égyptiens à nos jours. ce que j’ai aimé de ce livre est le ton léger de nous raconter l’histoire de l’art sous un autre angle.

    * je viens de terminer le livre, un peu répétitif vers les derniers chapitres, sauf le dernier. l’auteur rappelle que les faux ne cesseront pas de se retrouver sur les murs des institutions car avec la demande pour tous les nouveaux musées en asie et dans les pays arabes, ça prendra beaucoup de tableaux… qui n’existent pas.