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livres d’artistes au portage
j’ai exposé à pratiquement toutes les éditions de la biennale de livres d’artistes au portage. j’ai même été l’artiste invitée en 2018, avec tellement de plaisir.
cette année encore, la huitième édition de la biennale aura lieu du 18 au 20 septembre. le lieu a changé cette année, les 56 livres seront exposés à la bibliothèque municipale de notre-dame-au-portage. le thème de cette édition est: «en toutes lettres».
il y a l’exposition, mais il y a aussi des présentations et des lectures. toute la programmation est ici. l’artiste invitée cette année est Karen Trask que j’ai bien hâte de rencontrer. vous pouvez voir le catalogue ici en ligne. je vous suggère de lire le mot de Raymonde Lamothe, la fondatrice de l’événement.
il s’agit d’une magnifique rencontre et je suis très heureuse de pouvoir y participer encore cette année, avec mon livre nitescence horticole qui sera exposé pour la première fois.
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faire des collages…
… et essayer autre chose.
quand nous avons lancé le projet d’exposition de collages «couper/coller:exposer!», je m’étais donné le défi de faire autre chose que ce que je fais habituellement.vous savez, quand on reçoit un paquet, toutes sortes de matériaux sont dans la boîte pour que nos achats ne bougent pas trop. dans la mienne cette fois-là, j’avais du papier qui avait été chiffonné mécaniquement — une première — et qui finalement, une fois un peu déployé, avait l’air d’une colonne vertébrale. je l’ai conservé et accroché au mur dans l’atelier. je m’en suis inspiré pour mes trois collages et je l’ai utilisé.


dans un premier temps, comme je voulais imprimer sur le papier, j’ai dû le repasser et j’ai perdu beaucoup. mais bon, je continue. j’ai imprimé les formes blanches dans les trois. ensuite j’ai écrit des suites de trois mots pour chaque collage.
trouver la fonte, la grosseur, la façon de l’intégrer m’a pris un certain temps. ensuite j’ai fouillé dans mes vieilles gravures et j’ai commencé à couper et coller.


dernière étapes, refriper le papier. j’ai fait des testes dans tous les sens, mais il m’a été impossible de retrouver la forme mécanique du début. au final, j’aime bien ce que cela a donné.
comme je partage peu sur instagram, je vous présente les versions finales ici.
j’ai très hâte de voir toutes les formes et compositions des collages des autres participations. pour moi, c’est le moteur de ce projet.

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ce qu’il se passe dans l’atelier
en ce moment, je travaille sur une édition limitée: un livre sur les vêtements des gens qui jardinent. un sujet que j’ai croisé dans mes lectures et qui m’a fait sourire. j’ai fait les dessins des personnages, trouvé des gravures, utilisé le frottage pour mes textures, commencé à écrire le texte et à faire la mise en page. c’est toujours tellement plus long que prévu dans mon cas, je ne compte plus vraiment les versions et c’est parfait comme ça.
aussi, un livre sur: pourquoi sauver des arbres nous rend malades d’anxiété et de stress. un sujet qui m’a directement touchée à l’été 2025. je trouve intéressant d’explorer cette antithèse dans un livre d’artiste. la nature nous fait du bien, la sauver contre goliath nous rend malades. nous sommes de plus en plus confrontés à cette réalité. je suis à l’étape de jouer avec la forme et faire des lectures sur le sujet.
sans parler de ce super projet d’exposition de collages sur lequel nous sommes quelques-unes à travailler. si vous habitez l’estrie, les participations sont ouvertes jusqu’au 27 septembre.
bref, ça bouge, mais aucun résultat pour l’instant. la recherche est ce que j’aime le plus de toute façon.
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le collage dans les livres
il y a plus d’une semaine, pour lancer le mouvement vers notre exposition «couper/coller:exposer!», Gabrielle Schloesser a offert un atelier sur le collage aux membres D’encre et de papier et à d’autres artistes de la région. l’idée était surtout de voir comment intégrer des gravures à son œuvre. ce fut un après-midi très occupé et stimulant.
comme le zine il y a quelques années, on sent un intérêt pour le collage en ce moment, technique qui existe pourtant depuis longtemps. malheureusement, cette forme d’art a été tristement vu comme mineure. il y a plus de 15 ans, on ne voyait pas de collages dans les musées; heureusement cela a changé.
comme nous sommes dans l’organisation de notre exposition «couper/coller:exposer!», le collage est dans l’air du temps pour nous ici. avec notre participation à l’événement de Collega à berlin, nous ne sommes pas toutes seules!
il existe plusieurs livres sur le sujet. j’en ai déjà présenté quelques-uns sur ce blogue, mais j’ai trouvé ce billet d’instagram de collage cabinet qui nous en présente 18. suggestion: commandez-les par votre bibliothèque.
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lancer une perche et…
on ne perd jamais rien à demander. à la mi-juillet, j’ai vu passer que l’organisme Club Collega de berlin, préparait de multiples expositions simultanées en europe sur le collage. un beau projet. j’ai donc écrit à l’équipe en demandant si le projet serait ouvert pour le canada. réponse rapide, oui. la carte ci-haut nous fait rire depuis le 10 juillet dernier.
bon, je réfléchis à la chose et en parle avec deux de mes grandes amies artistes. est-ce qu’elles feraient ça avec moi un grand oui! rapidement, des rencontres, de nombreux échanges courriels, rencontre avec le CA D’encre et de papier, tout a déboulé en trois semaines.
couper/coller:exposer! sera notre exposition du 22 octobre au 22 novembre prochain. nous avons réussi rapidement à trouver deux lieux d’exposition: un grand mur temporaire à notre bibliothèque et une section de notre café le plus sympathique de magog, géogène.
les particularités de notre «chapitre magog»: un morceau du collage doit provenir d’une gravure et les artistes doivent habiter la région de l’estrie.
Gabrielle et Marie-Hélène vont offrir des ateliers libres sur l’utilisation des retailles de gravures dans le contexte d’un collage. rencontres les 12 août et 9 septembre prochains. plus d’informations ici.
bref, un beau projet spontané que nous n’avions pas vu venir… et c’est emballant!
Club Collega est une initiative du Museum Haus des Papiers à Berlin. -
un bizarre de week-end
ce week-end, j’ai commencé à vider les tiroirs remplis d’œuvres. je suis passée au travers du travail que ma sœur ginette, décédée il y a trois ans, a fait dans les dernières années. bizarre de week-end.
pour ce faire, je voulais être seule avec elle et ses dessins, ses gravures, sa démarche, sa façon de travailler, son organisation, son matériel. un moment que j’ai beaucoup apprécié pouvoir faire.
toujours avec ma grande sœur, j’avais fait un peu la même chose avec les œuvres de mon père il y a quelques années.
cela m’a vraiment sensibilisé à ce que représente fermer un atelier, surtout quand l’artiste est décédée et qu’elle n’a fait aucun ménage dans ses choses, trop faible et pas la tête à ça; on comprendra. son conjoint se sentait incapable de le faire. c’est un exercice complexe et très émotif: qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on donne, qu’est-ce qu’on jette, qu’est-ce qu’on brûle ou déchiquette…
inévitable de se questionner sur… qu’est-ce qui arrivera avec mon atelier? nos ateliers? qui s’en occupera et comment? si vous avez des souhaits, il faut les communiquer à quelqu’un. bref, le temps passe et, évidemment, on est en plein mouvement à organiser des projets et à créer ici et là, mais il y a toujours un peu de ménage à faire et il faut le faire de temps à autre. nous sommes les mieux placées pour élaguer, classer, etc.
le plus important est qu’il faut continuer de créer, c’est la vie ça!
















