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    l’œil de Sarah

    bien que ce début d’année soit difficile avec tout ce qui se passe, avez-vous bu des bulles le 1er janvier? l’artiste Sarah Grace Dye a ramassé une partie des bouchons autour de la tour Eiffel il y a quelques temps. j’ai tout de suite aimé le jeu de ligne très abstrait que cela forme. elle ajoute qu’elle en a une collection.

    on dit souvent que la beauté est dans la personne qui regarde. cette artiste possède définitivement l’œil car elle a fait le tour de son jardin pour trouver des portions de glace qu’elle a ensuite photographiées au soleil. magnifique!

    faites le tour de sa page, Sarah fait beaucoup de recherches sur le papier fait main et les teintures végétales.

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    ça se termine bien… enfin

    la mobilisation citoyenne qui nous a occupé tout l’été est enfin terminée. la ville recule finalement devant son projet monstre de logements.

    vous ne me sentez pas super excitée? eh bien non. on a passé tout notre été à surveiller un boisé, à le défendre, à essayer de communiquer avec une ville qui ne voulait pas nous parler, à se faire regarder de haut par les élus au conseil de ville. ça prenait une méchante détermination pour traverser tout ça. par chance, nous étions plusieurs, chacune et chacun avait son mandat et je faisais le lien entre tout le monde. on voyait un fil? on tirait dessus pour voir s’il y aurait pu y avoir quelque chose.

    je recevais beaucoup de courriels, des questions, des idées, des informations à tous moments. il y avait des lettres à envoyer, des invitations à faire, parler aux médias, il fallait s’organiser pour que les gens se déplacent lors des séances d’informations, des conseils de ville, etc.

    j’ai utilisé ma créativité à soutenir la motivation des gens qui voulaient nous aider.

    retour dans l’atelier, j’ai commencé à travailler sur un livre pour un appel de dossier pour une biennale de papier en europe. quand j’ai demandé des informations, je sentais peu d’ouverture vers le livre d’artiste. à suivre…

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    la mobilisation citoyenne

    je ne parlerai pas de créativité aujourd’hui, mais plutôt de mobilisation citoyenne. dans ma belle rue de magog, on projette de construire un 4 étages/18 unités de logements, look de ville en brique et aluminium, 18 places de stationnement pavées, îlot de chaleur assuré. pour se faire, la ville de magog rasera un boisé pour lequel on se bat depuis plus de 4 ans.

    nous savons que le manque de logements est criant partout mais de là à couper un boisé de plus de 30 ans qui comprend plus de 700 arbres de 8′, c’est autre chose, surtout que magog a une politique de l’arbre depuis 2024. il y aurait sûrement un autre terrain plus intéressant pour ce projet à magog.

    alors depuis le 5 juin, je suis quasi à temps plein sur cette question avec plusieurs personnes, à tenir et à motiver des citoyens sur une page facebook, à multiplier les lettres et les interventions. ça occupe ma tête à temps plein ainsi que plusieurs personnes habitant autour de ce projet qui va défigurer le secteur.

    c’est fou comment une telle activité est prenante, anxiogène alors que les élu.e.s semblent en être totalement détaché.

    le blog me fait du bien parce que ça me permet de sortir de tout ça pendant quelque temps mais difficile de retourner dans l’atelier. il le faudra bien par contre. discipline, discipline!!!

    cette mobilisation me permet de rencontrer plusieurs personnes, toutes très intéressantes et stimulantes. alors c’est tout de même un exercice que j’aime. on ne connaît pas ce que la ville décidera, bien qu’on s’en doute un peu, mais on va quand même se battre tout le temps qu’il faudra.

    j’ai pris des photos des gens autour des arbres qu’ils aiment et veulent conserver dans notre boisé.

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    on commence 2025 par…

     

    je commence l’année avec deux clins d’œil. d’abord les créations de David Stark. une boite qui crée des environnements/ambiances pour des événements. j’ai beaucoup aimé l’ingéniosité des installations et de leur thème, observez bien les photos… faites le tour, plusieurs belles idées.

    ce billet m’a fait sourire. après les croque-livres (petite boite de partage de livres installée ici et là), on échange ici des tasses. ce concept me parle vraiment beaucoup, moi qui aime tant cet objet, j’en possède un grand nombre pour toutes les occasions. une tasse résiste à l’eau, à la chaleur, au froid. donc un croque-tasses peut servir à l’année!

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    un livre… incontournable

    je recommence ma chronique livre. mais le premier livre sera un peu différent. ce n’est pas un livre sur la créativité, c’est plutôt un angle féministe des villes que nous habitons. si vous aimez les villes, l’urbanisme et voulez découvrir, c’est pour vous.

     

    je dois avouer que j’ai commencé le livre «ville féministe» de Leslie Kern il y a quelques semaines. c’est un point de vue de femme sur le vivre en ville.

     

    dès les premières pages, j’ai été accrochée. l’autrice fait le tour d’horizon, elle parle de transport en commun, de vie de quartier, de manger seule au restaurant ou faire du jogging. tout y passe. passionnant à lire, elle mélange sa propre expérience, ses lectures sur le sujet et l’aspect historique du développement des villes en lien avec la vie des femmes. le sous-titre du livre est «notes de terrain» et c’est tout à fait cela.

     

    c’est tellement passionnant que j’en lis quelques pages chaque jour pour ne rien perdre. le livre fait environ 200 pages et je le suggère à tout le monde . vous ne verrai plus la ville de la même manière, promis. c’est brillant, un incontournable.

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    les sables bitumineux de Kate

    j’aime bien lire des romans graphiques. j’ai voulu lire le livre «environnement toxique» de l’autrice et dessinatrice Kate Beaton.

     

    originaire de la nouvelle-écosse, Kate a voulu rembourser son prêt étudiant en allant travailler aux sables bitumineux dans l’ouest canadien, question de faire de l’argent rapidement pour rembourser son prêt. elle y a passé deux ans. elle a travaillé pour différentes compagnies et a exercé différents types de travail. 

     

    ce qui revient tout le long du livre, sans surprise, est le masochisme et la misogynie qui sont inlassablement toujours au rendez-vous. 

     

    ce livre, de plus de 430 pages, est excellent pour découvrir et suivre le questionnement de Kate sur cet environnement toxique. elle ne jette pas la pierre aussi rapidement qu’on le ferait peut-être nous mêmes. c’est très intéressant.

     

    son dessin est simple, révélateur de l’ambiance, en tons de gris et la structure de son ouvrage est aussi intéressante. on parcourt avec elle différents lieux et on découvre une réalité bien cachée par ces compagnies polluantes. 

     

    un peu plus sur l’autrice ici.