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livres d’artistes au portage
j’ai exposé à pratiquement toutes les éditions de la biennale de livres d’artistes au portage. j’ai même été l’artiste invitée en 2018, avec tellement de plaisir.
cette année encore, la huitième édition de la biennale aura lieu du 18 au 20 septembre. le lieu a changé cette année, les 56 livres seront exposés à la bibliothèque municipale de notre-dame-au-portage. le thème de cette édition est: «en toutes lettres».
il y a l’exposition, mais il y a aussi des présentations et des lectures. toute la programmation est ici. l’artiste invitée cette année est Karen Trask que j’ai bien hâte de rencontrer. vous pouvez voir le catalogue ici en ligne. je vous suggère de lire le mot de Raymonde Lamothe, la fondatrice de l’événement.
il s’agit d’une magnifique rencontre et je suis très heureuse de pouvoir y participer encore cette année, avec mon livre nitescence horticole qui sera exposé pour la première fois.
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histoire d’un livre d’artiste étonnant
le livre «unaulutu: Pebbles in the Sand» que je vous présente aujourd’hui, vient de l’allemagne de l’est et fait partie de la collection getty.
c’est un livre étrange. il a été créé par les artistes Olaf Wegewitz et Frieder Heinze à partir d’un cahier d’esquisses de l’anthropologue allemand Fritz Krause découvert par Olaf.
leur livre d’artiste est une réponse ou une conversation avec le cahier de Krauze qui porte sur une expédition auprès des Karaja, une tribu autochtun du centre du brésil. la particularité de ce cahier (autour de 1900) est que les gens de la tribu ont participé et dessiné dans ses pages. le titre du livre, le mot «unaulutu», veut dire «petits cailloux dans le sable» dans leur langue.
il y a un volet de plus à cet œuvre, vous faites partie de la conversation, car le type de reliure propose que vous mettiez les pages dans l’ordre de votre choix (voir le dessin sur la page du lien). bon, personne ne va le faire, bien sûr, mais c’est ce que les artistes avaient en tête.
l’article vous envoie vers toute l’histoire de ce livre. en complément, vous avez une vidéo où on nous présente le livre d’un grand format.
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le collage dans les livres
il y a plus d’une semaine, pour lancer le mouvement vers notre exposition «couper/coller:exposer!», Gabrielle Schloesser a offert un atelier sur le collage aux membres D’encre et de papier et à d’autres artistes de la région. l’idée était surtout de voir comment intégrer des gravures à son œuvre. ce fut un après-midi très occupé et stimulant.
comme le zine il y a quelques années, on sent un intérêt pour le collage en ce moment, technique qui existe pourtant depuis longtemps. malheureusement, cette forme d’art a été tristement vu comme mineure. il y a plus de 15 ans, on ne voyait pas de collages dans les musées; heureusement cela a changé.
comme nous sommes dans l’organisation de notre exposition «couper/coller:exposer!», le collage est dans l’air du temps pour nous ici. avec notre participation à l’événement de Collega à berlin, nous ne sommes pas toutes seules!
il existe plusieurs livres sur le sujet. j’en ai déjà présenté quelques-uns sur ce blogue, mais j’ai trouvé ce billet d’instagram de collage cabinet qui nous en présente 18. suggestion: commandez-les par votre bibliothèque.
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livre: l’art de Corita Kent
si vous ne connaissez pas l’artiste Corita Kent, il faut vous y mettre tout de suite. Corita a été une religieuse qui s’est mise à faire de la sérigraphie dans sa congrégation. ça aurait pu en rester là, mais sa démarche était très dans l’air du temps, un peu pop-art, années 60. elle s’est beaucoup inspirée des panneaux d’affichage et de l’art dit commercial, comme les emballages. c’est une artiste qui est très, très inspirante pour moi car elle a utilisé son art et la typographie pour diffuser des messages de justice sociale.


le livre, destiné aux enfants, «make meatballs sing, the life & art of Corita Kent» est rempli de couleurs et de magnifiques illustrations de Kara Kramer. il est tellement joyeux à parcourir. on y parle de toute sa vie, ce qui est très intéressant, car elle a été très active dans différents domaines: elle a enseigné, elle avait sa propre production, etc.
elle avait même inventé le mot «plork» : « la sensation que l’on ressent lorsque le travail et le jeu ne font plus qu’un »mon seul regret est de ne pas voir suffisamment de ses créations dans le livre. pour cela, allez sur le lien plus haut qui est celui de sa fondation.
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Hannah Fray et ses villes
la découverte de l’artiste Hannah Fray est un réel coup de cœur. je suis entrée dans son univers par ses livres d’artiste qui sont souvent des gravures pliées et repliées dans un petit contenant. Elle habite le nord-est de l’angleterre. Hannah est peintre, graveuse et relieure, ce qui lui permet un large éventail de créations.
elle explique que sa démarche est de voir le lien entre l’architecture historique et les nouvelles constructions. c’est ce qu’on découvre dans tout son travail et particulièrement ses livres.
j’ai aimé la richesse des gravures, les multiples superpositions qui donnent tellement de profondeur aux œuvres. la découpe aussi donne du mouvement et parfois des images en photos. l’impression sur les boîtiers est aussi très intéressante.
bref, j’ai tout aimé. son compte instagram est ici.
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livre: la plaque de gélatine
••• aujourd’hui, c’est la journée de «j’achète un livre québécois». svp, allez visiter une librairie. j’ai une préférence pour les excellents romans graphiques publiés ici.
alors, je m’excuse à l’avance de vous présenter un livre britannique ce matin…___
voici un autre livre sur l’impression, cette fois-ci à l’aide d’une plaque de gélatine. l’ouvrage «gel plate printing» de Susan McCreevy est bien pour qui commence à travailler avec cet outil que j’aime bien moi-même.
la plaque de gélatine étant sensible, il est pratiquement impossible de connaître le résultat avant d’avoir retiré la feuille. beaucoup de choses sont possibles: les empreintes qu’on peut y faire, les superpositions, les caches, toutes les textures, c’est infini. j’aime particulièrement la récupération toujours possible de quelque chose de très moyen en quelque chose d’intéressant. on va de surprise en surprise.


dans ce livre, vous trouverez l’histoire de la plaque de gélatine, comment en prendre soin et comment utiliser la peinture acrylique. ensuite, l’autrice vous propose quelques projets où la superposition est toujours encouragée. elle propose aussi des collages avec des papiers imprimés à l’aide de la plaque et ajoute l’utilisation d’éléments végétaux.
le livre est très largement illustré de photos et on peut suivre la démarche parfaitement. j’ai moins aimé le type de projets que je trouve un peu trop près des arts décoratifs, mais heureusement, l’autrice nous présente d’autres artistes qui utilisent la plaque dans des styles très différents et personnels, ce qui enrichit les pistes de recherche.















