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la longévité et la créativité, ou l’inverse
c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup. à voir ici, un billet sur instagram qui nous indique que l’art est bon pour la santé surtout quand on est âgé. oui, surtout quand on est âgé, tests scientifiques à l’appui.
il s’agit du travail de recherche de Daisy Fancourt, professeure à l’University College London et autrice du livre «Art Cure: The Science of How the Arts Transform Our Health» (pas disponible en français pour le moment).
«“Art is the forgotten fifth pillar of health,” writes Daisy Fancourt. In Art Cure she adds to the growing evidence confirming what humankind has long intuited: art is good for our wellbeing. Drawing on scientific studies and testimonies, she argues that, alongside diet, sleep, exercise and nature, art (or the “arts”) can enhance mental and physical health, even boosting longevity.»
on a déjà écrit qu’une visite au musée est bonne pour la santé, mais ici, on parle aussi de s’impliquer dans le geste créatif. cet article explique en détail de quoi il s’agit.
«While highlighting art’s benefits, Fancourt emphasises that “art is not a panacea”, but it is not a placebo either, as science has revealed the biological mechanisms behind artistic engagement. The analysis of brain health is illustrative, questioning trendy brain-training apps that have not yielded measurable results. Art, by contrast, emerges as a stronger alternative for neuroplasticity and slowing cognitive decline.»
je le vois à chaque fois que je suis dans un échange entre artistes ou à mon club de zines. Parler art, échanger sur ce que nous faisons donne toujours le même résultat: je ressors de ces moments gonflée à bloc et plus heureuse. donc, créer est important pour ma santé! (photo de June Twain)
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livre: l’art de Corita Kent
si vous ne connaissez pas l’artiste Corita Kent, il faut vous y mettre tout de suite. Corita a été une religieuse qui s’est mise à faire de la sérigraphie dans sa congrégation. ça aurait pu en rester là, mais sa démarche était très dans l’air du temps, un peu pop-art, années 60. elle s’est beaucoup inspirée des panneaux d’affichage et de l’art dit commercial, comme les emballages. c’est une artiste qui est très, très inspirante pour moi car elle a utilisé son art et la typographie pour diffuser des messages de justice sociale.


le livre, destiné aux enfants, «make meatballs sing, the life & art of Corita Kent» est rempli de couleurs et de magnifiques illustrations de Kara Kramer. il est tellement joyeux à parcourir. on y parle de toute sa vie, ce qui est très intéressant, car elle a été très active dans différents domaines: elle a enseigné, elle avait sa propre production, etc.
elle avait même inventé le mot «plork» : « la sensation que l’on ressent lorsque le travail et le jeu ne font plus qu’un »mon seul regret est de ne pas voir suffisamment de ses créations dans le livre. pour cela, allez sur le lien plus haut qui est celui de sa fondation.
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Hannah Fray et ses villes
la découverte de l’artiste Hannah Fray est un réel coup de cœur. je suis entrée dans son univers par ses livres d’artiste qui sont souvent des gravures pliées et repliées dans un petit contenant. Elle habite le nord-est de l’angleterre. Hannah est peintre, graveuse et relieure, ce qui lui permet un large éventail de créations.
elle explique que sa démarche est de voir le lien entre l’architecture historique et les nouvelles constructions. c’est ce qu’on découvre dans tout son travail et particulièrement ses livres.
j’ai aimé la richesse des gravures, les multiples superpositions qui donnent tellement de profondeur aux œuvres. la découpe aussi donne du mouvement et parfois des images en photos. l’impression sur les boîtiers est aussi très intéressante.
bref, j’ai tout aimé. son compte instagram est ici.
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livre: la plaque de gélatine
••• aujourd’hui, c’est la journée de «j’achète un livre québécois». svp, allez visiter une librairie. j’ai une préférence pour les excellents romans graphiques publiés ici.
alors, je m’excuse à l’avance de vous présenter un livre britannique ce matin…___
voici un autre livre sur l’impression, cette fois-ci à l’aide d’une plaque de gélatine. l’ouvrage «gel plate printing» de Susan McCreevy est bien pour qui commence à travailler avec cet outil que j’aime bien moi-même.
la plaque de gélatine étant sensible, il est pratiquement impossible de connaître le résultat avant d’avoir retiré la feuille. beaucoup de choses sont possibles: les empreintes qu’on peut y faire, les superpositions, les caches, toutes les textures, c’est infini. j’aime particulièrement la récupération toujours possible de quelque chose de très moyen en quelque chose d’intéressant. on va de surprise en surprise.


dans ce livre, vous trouverez l’histoire de la plaque de gélatine, comment en prendre soin et comment utiliser la peinture acrylique. ensuite, l’autrice vous propose quelques projets où la superposition est toujours encouragée. elle propose aussi des collages avec des papiers imprimés à l’aide de la plaque et ajoute l’utilisation d’éléments végétaux.
le livre est très largement illustré de photos et on peut suivre la démarche parfaitement. j’ai moins aimé le type de projets que je trouve un peu trop près des arts décoratifs, mais heureusement, l’autrice nous présente d’autres artistes qui utilisent la plaque dans des styles très différents et personnels, ce qui enrichit les pistes de recherche.
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lancer une perche et…
on ne perd jamais rien à demander. à la mi-juillet, j’ai vu passer que l’organisme Club Collega de berlin, préparait de multiples expositions simultanées en europe sur le collage. un beau projet. j’ai donc écrit à l’équipe en demandant si le projet serait ouvert pour le canada. réponse rapide, oui. la carte ci-haut nous fait rire depuis le 10 juillet dernier.
bon, je réfléchis à la chose et en parle avec deux de mes grandes amies artistes. est-ce qu’elles feraient ça avec moi un grand oui! rapidement, des rencontres, de nombreux échanges courriels, rencontre avec le CA D’encre et de papier, tout a déboulé en trois semaines.
couper/coller:exposer! sera notre exposition du 22 octobre au 22 novembre prochain. nous avons réussi rapidement à trouver deux lieux d’exposition: un grand mur temporaire à notre bibliothèque et une section de notre café le plus sympathique de magog, géogène.
les particularités de notre «chapitre magog»: un morceau du collage doit provenir d’une gravure et les artistes doivent habiter la région de l’estrie.
Gabrielle et Marie-Hélène vont offrir des ateliers libres sur l’utilisation des retailles de gravures dans le contexte d’un collage. rencontres les 12 août et 9 septembre prochains. plus d’informations ici.
bref, un beau projet spontané que nous n’avions pas vu venir… et c’est emballant!
Club Collega est une initiative du Museum Haus des Papiers à Berlin. -
retour de vacances et clins d’œil d’un vendredi
oui, retour d’une période sans blogue. ce qui fait du bien parfois. ça me donne le temps de m’investir ailleurs. j’ai eu le temps, avec des amies artistes, de monter un projet formidable pour le mois de novembre prochain. je vous en parle la semaine prochaine.
aujourd’hui, je vous partage de bien beaux carnets en ligne qu’offrent deux artistes.
j’adore les portraits linéaires de l’artiste ukrainienne Oksana Basarab qui vit à sydney. sur son fil instagram, on voit surtout ses tableaux, portraits et paysages, mais en faisant défiler, vous trouverez quelques billets où elle dessine devant la caméra. fascinant.
aussi, voir le travail de l’artiste Laura McKendry qui vit à londres. elle travaille avec tous les médiums et offre beaucoup de formations. j’ai particulèrement aimé ses pages de carnets qu’on trouve sur le lien plus haut et aussi, pour voir l’étendue de sa création, visitez son fil instagram.
bonne création!















