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    #guylainelab, la première moitié

    je profite de mon dernier billet de la semaine pour vous présenter quelques livrets du #guylainelab. nous sommes environ à mi-parcours et ça devient vraiment intéressant de voir comment se poursuit la création. 

     

    ça évolue, change un peu, se précise ou au contraire s’élargit. quand on suit au jour le jour, on a le bonheur de reconnaitre le livret tellement tout le monde a une façon de faire particulière. c’est tellement riche d’idées, de points de vue et d’expérimentations. j’ajoute que ça prend du courage aussi de partager à tous les jours. chapeau, car pour certaine personne cette présentation quotidienne n’est peut-être pas si facile.

     

    ce n’est pas tout le monde qui a présenté son livret ouvert. je vous présente les quelques-uns que j’ai trouvé en date d’aujourd’hui. j’en ai sûrement manqué remarquez… cliquez sur les images pour visiter leur page instagram.

  • air du temps,  créativité,  point de vue

    47 secondes de concentration

    j’ai lu cette semaine cet article du guardian «Is modern life ruining our powers of concentration?». un sujet dont on parle depuis longtemps: notre capacité de concentration et les problématiques qui y sont reliées. je vous en parle parce que ce manque de concentration peut avoir un impact sur votre créativité, en tous les cas, pour moi.

     

    depuis que j’ai mon atelier à la maison, il me semble que je n’atteins pas le niveau de réflexion profonde que j’avais quand j’avais mon atelier dans une autre partie de la ville. 

     

    dans cet article, on compare notre attention à une série de fenêtres ouvertes sur notre ordinateur et où on saute d’un sujet à l’autre sans arrêt. conséquense: nous sommes environ 47% de la population à réaliser que notre attention n’est plus ce qu’elle était. 

     

    en fait, on est distrait si on veut bien l’être. eh oui. en 2012, le temps d’attention était de 74 secondes, il est maintenant de 47. comme la chercheuse Gloria Mark l’écrit, le problème n’est pas la technologie, c’est ce que l’humain en fait.

     

    coupable! je regarde mon cellulaire trop souvent. je consulte instagram vraiment trop fréquemment et je me sers de mon ordi trop facilement pour faire une recherche qui n’est pas vitale ou essentielle.

     

    bref, en début de semaine, j’ai décidé de mettre mon téléphun sur le mode avion et j’ai plongé dans le projet sur lequel je travaille et j’ai retrouvé cette concentration.

     

    j’ai bien sûr eu le réflexe de souvent consulter, mais je me suis retenue. je me suis reconcentrée sur ce que je faisais.

     

    donc la recherche dit vrai, le problème, c’est l’humain qui veut vivre trop large à tous les niveaux et n’arrive plus à mettre son énergie réellement à la bonne place. en tous les cas, ce reportage a été très éclairant pour moi.

    photo Avi Richards.

  • air du temps,  artistique,  créativité,  point de vue,  sorties

    regarder longtemps

     

    je lisais récemment une chronique de l’artiste Jason Skill qui expliquait à quel point nous passons peu de temps à regarder une œuvre. un constat qui m’a effrayé quand j’ai commencé à utiliser instagram. 

     

    selon quelques études, on passerait 27 secondes à regarder les chefs-d’œuvre dans un musée et une moyenne de huit secondes pour les autres pièces. regarder en ligne serait de deux à trois secondes.

     

    la vitesse de défilement des images est plus rapide sur un téléphun que sur un ordi. je me disais que les artistes ont créé quelque chose que je regarde moins d’une seconde, avant de décider que j’ajoute un «j’aime» ou pas. n’est-ce que pas complètement absurde? notre regard s’est-il transformé à ce point?

     

    cela pourrait-il supposer que le travail artistique change en fonction du peu de temps que les gens regarde le travail d’un artiste? en fonction des «j’aime»? on laisse passer les œuvres qui demandent plus d’observation de notre part?

     

    certaines institutions ont commencé à organiser des «longue durée», c’est-à-dire plusieurs personnes qui regardent une création pendant 30 ou 60 minutes pour en discuter par la suite. bonne idée. car effectivement, les œuvres anciennes ont été créer en croyant que les gens les regarderaient longtemps, que les tableaux ne seraient pas des produits de consommation.

    j’ai trouvé cette réflexion bien intéressante et m’a sensibilisé à cette vitesse. je regarde mon fil instagram en prenant mon temps même si je sais que je manquerai sans doute quelque chose, je vais gagner des découvertes à prendre mon temps.

     

    photo Pauline Loroy

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    David Cass et le niveau de l’eau

    j’avais découvert le travail de David Class (vit en grèce) dans un reportage sur «this colossal» il y a quelques mois. on présentait ses projets d’assemblage en lien avec une exposition. j’avais beaucoup aimé. les thèmes de l’artiste sont les changements dans la nature dus à l’urgence climatique qu’il explore sur un ton nostalgique.

    «Where Once the Waters is an ongoing installation project comprising two evolving artwork sets. One is a series of typed letter artworks; the other, a group of miniature seascape paintings. First shown during the 59th Venice Biennale, the works principally address the issue of rising sea levels, inviting the viewer to reflect on changes which have occurred across their lifetimes, whilst offering commentary on sustainability» 

    ses pièces font parties d’une de ses plus récente exposition/projet «Where Once the Waters» présentée à la biennale de venise. à l’intérieur de cette installation, une grande quantité de petites boites de métal sur lesquelles il a peint des marines. les lettres au mur parlent de la montée du niveau des océans. c’est magnifique. l’eau est bien sûr ici le point commun de toute cette exploration. plusieurs liens dans l’article vous mèneront à la page instagram du projet et plus. à voir.

    une exposition à l’allure apaisante sur un sujet inquiétant.

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    2 ans après

    aujourd’hui, dans le journal, on parlait de ces déménagements de temps de pandémie, ces changements de vie.

     

    de mon côté, j’ai réalisé quand date d’hier, cela faisait deux ans que je m’étais installée à magog. un gros changement pour moi qui n’y avait jamais réellement réfléchi. la décision a été prise un peu sur un joyeux coup de tête comme je n’en avais jamais fait. mais pourquoi pas. impossible à faire sans l’aide de ma grande sœur, de son conjoint et de la petite famille de ma nièce qui habite tout près. je leur dois beaucoup.

    j’avoue que j’ai trouvé les premiers 18 mois plutôt difficiles, pandémie toujours présente, il existait peu d’opportunité de rencontrer des gens et de tisser des liens.

     

    maintenant tout cela semble prendre forme. je commence à avoir un petit réseau de connaissances dans le milieu des arts. mon amie gabrielle et d’autres me présentent à plein de monde. merci, merci. j’ai découvert les concerts d’orford musique, ce qui a nourri mon besoin de rencontres musicales. quelques cafés ont ouvert aussi et m’ont permis de découvrir la «faune» magogoise.

    mon meilleur coup a été d’être capable de conserver mon petit appart à montréal car j’y retourne souvent pour quelques jours. j’ai tout de même habité cette ville plus de 40 ans. j’adore déambuler dans le centre-ville, prendre le métro, travailler dans des cafés remplis d’étudiants. mes amies et amis sont là.

     

    j’ai senti dans les derniers mois que le vent avait un peu tourné pour moi et ça fait du bien. les projets se concrétisent. ma production artistique est définitivement plus tournée vers la nature qui est tellement présente ici. cela me fait du bien.

    c’est tout. juste un petit témoignage du matin…