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livre du mercredi: cadrer son imagination
c’est un bien bizarre de titre, «frame your imagination», car c’est la chose qu’on voudrait ne pas avoir à faire. dans cet ouvrage de de 2019 de Caroline Ellerbeck vous trouverez de quoi occuper votre imagination pendant quelques minutes, c’est certain.
le concept du livre est de nous détourner de la page blanche (cliquez sur le lien plus haut pour voir plusieurs pages intérieures). à chaque page de droite, on nous propose une forme, des lignes, des textures que nous devons inclure dans un dessin qu’on fait directement sur la page. ce livre devient notre carnet d’expérimentations. j’ajouterais que c’est un genre de livre à trainer quand on a du temps en attente de quelque chose, un peu comme faire des doodles ou des dessins pendant qu’on est téléphun.

sur la page de gauche, on trouve un longue liste de mots-clé pour nous inspirer quelque chose, une piste, un sujet peut-être, mais sans pression. j’ai photographié des pages qui vous donne une idée de ce que ça peut donner à l’utilisation.

le concept n’est pas neuf, mais le format du livre le rend très pratique à trainer avec soi. j’ai beaucoup aimé. reste à m’en servir maintenant!
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des nouvelles
ça m’étonne toujours de voir comment l’énergie qu’on met dans notre travail finit par donner des résultats, mais pas toujours ceux qu’on attendait.
en 2022, j’avais envoyé une proposition d’article sur mes carnets au magazine Uppercase. un court texte, quelques photos de mes cahiers et voilà. je n’avais pas reçu de nouvelles. mais je fais souvent ça, lancer dans le «vide».
en décembre dernier, je reçois un courriel de la calligraphe montréalaise Joy Vanides Deneen au sujet de mes carnets. elle me dit qu’elle écrit pour Uppercase et que l’éditrice, Janine Vangool lui a passé mon courriel de 2022. elle ajoute qu’elle rédige un article sur les carnets et me pose quelques questions. je me dis que mon propos sera sans doute inclus dans son article avec une ou deux images.

le 26 décembre, je reçois, de la biennale de papier en Hollande, la réponse que mon livre «moving with a bond» n’a pas été retenu pour l’exposition de l’été prochain. oh la la, j’avoue que j’ai été vraiment déçue. j’ai passé les jours suivants à me demander si j’avais encore du talent.
et puis, en feuilletant la nouvelle édition du Uppercase qui venait tout juste d’arriver, j’ai trouvé quatre pages sur mes carnets (!!!) dont trois pages uniquement de photos. Joy présente trois artistes, dont moi. je ne m’attendais pas du tout à ça. j’ai réalisé que ces pages de carnets auraient pu avoir été faites la semaine passée, mais elles dataient de presque quatre ans… c’est bon ou mauvais signe? en tous les cas, merci de cette belle opportunité.
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l’œil de Sarah
bien que ce début d’année soit difficile avec tout ce qui se passe, avez-vous bu des bulles le 1er janvier? l’artiste Sarah Grace Dye a ramassé une partie des bouchons autour de la tour Eiffel il y a quelques temps. j’ai tout de suite aimé le jeu de ligne très abstrait que cela forme. elle ajoute qu’elle en a une collection.
on dit souvent que la beauté est dans la personne qui regarde. cette artiste possède définitivement l’œil car elle a fait le tour de son jardin pour trouver des portions de glace qu’elle a ensuite photographiées au soleil. magnifique!
faites le tour de sa page, Sarah fait beaucoup de recherches sur le papier fait main et les teintures végétales. -
pour le moral, le guylainelab!
en effet, avec l’air tu temps ambiant, difficile de garder le sourire. mais je lisais encore récemment que le geste créatif est bon pour la santé physique comme morale. à l’éclairage de cette information, on va s’entraîner toutes et tous ensemble pendant le mois de février.
le guylainelab en est à sa cinquième édition. que vous commenciez cette année ou que vous ayez participé à toutes les éditions, je nous félicite toutes et tous! ce sont vraiment vos messages d’intérêt qui me motivent. à chaque année, j’ai des doutes et soudain, je vous lis et je suis repartie!
vous pouvez déjà lire les commentaires sur la page facebook du défi. à chaque année, des gens s’ajoutent, pour notre plus grand bonheur. si vous voulez avoir les détails, c’est ici.
le guylainelab, c’est comme si nous étions tout le monde dans la même salle à travailler sur notre défi et en même temps à échanger, encourager, commenter, poser des questions, c’est ce qui enrichit ce défi. il y a des bonnes et mauvaises journées, ça fait partie du défi. n’oubliez pas la portion «laboratoire» dans le nom, essayez d’expérimenter, d’essayer quelque chose de différent qui vous servira peut-être par la suite.
pour ma part, je ne sais toujours pas exactement ce que je vais faire cette année, mais ça va tourner autour de l’expérimentation en gravure.
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se faire une caméra… avec n’importe quoi!
je connaissais la technique photographique de sténopé. il y a le centre espaciohiedra en uruguay qui offre un cours dédié à la photographie et qui expérimente avec des appareils faits main grâce au photographe Fede Ruiz Santesteban. sur le site on peut apprécier la recherche avec diverses variations du cyanotype, avec des impressions sur des feuilles et toutes sortes d’autres matières, on joue même avec l’eau de mer.
alors il y a celle-ci dans laquelle on peut mettre une bobine de film. ensuite il y a celle-là, dans une boite d’allumettes et finalement celle-ci dans une orange.
visitez leur page instagram. on peut voir des expérimentations à la betterave, sténopé, etc. c’est tellement créatif comme centre, c’est assez incroyable et tout est très beau.
j’ai beaucoup aimé voir les résultats. dans le cas de la caméra où on a placé une vraie bobine de film, les photos couleurs sont magnifiques.
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jouer avec le papier grâce à Faisal
j’ai un intérêt marqué depuis 2015 pour les «paper toys», ces jouets en papier à monter. c’est amusant à faire, exerce notre dextérité et fournit de jolis petits objets.
j’ai monté une exposition sur le sujet il y a quelques années, j’en faisais faire à mes étudiant.e.s et je voyais la fierté dans leur regard à tous coup. parfois, il fallait monter la maquette à quelques reprises, mais c’est toujours valorisant.
ces projets sont souvent conçus par des artistes qui aiment le genre aussi. il est parfois difficile de trouver des gabarits gratuits et sympathiques, mais je vous présente ceux de Faisal Azad aujourd’hui. on peut en trouver plus d’une centaine sur son site.
«Hey, I’m Sal! I’m a paper toy fanatic and a graphic designer living right here in Bandung, Indunsia. For over ten years now, I’ve been totally hooked on making paper toys – everything from crazy monsters to cool robots and even some classic Indunsian characters.»
j’ai beaucoup aimé son Kopipak (pique-nique sur l’herbe), son SabunMandi (dans un bain) et The Endurer, son sandwich au fromage. il suffit de télécharger le pdf, l’imprimer et le monter en suivant les indications.
je vous suggère de faire votre premier essai sur une impression noir et blanc, simplement pour comprendre le design et le refaire plus précisément avec un copie couleur par la suite. il est bon que le papier soit le plus épais que vous ayez, sans être du carton.
le designer est généreux et partage avec nous les sites de ses amis. on aime ça! en ce temps de rencontre, organisez cette petite activité à faire soi-même ou entre ami.e.s/famille autour d’une boisson de circonstance.
















