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les petites publications, vous aimez ?
tous les formats/type de contenu de magazines ont un nom. je me souviens d’avoir passé une entrevue à toronto où on me demandait si je pouvais faire des «magalogues». «des magaquoi ?» : ai-je répondu.c’était un mélange entre magazine et catalogue. sous une forme de magazine, un catalogue de produit camouflé à travers du placement de produits à volonté.
pas eu la job, et c’est tant mieux.depuis, plusieurs chaînes de magasins ont leurs publications. est-ce que quelqu’un lit vraiment ça ? hum…
cette semaine, sur le site de l’exposition «design life now» du cooper hewitt j’ai lu un court papier d’Ellen Lupton sur les petits magazines que l’on retrouve depuis quelques années en kiosque. ces «mooks» (pour magazine et book), sont jugés de plus en plus pratiques, concis. ils consomment moins de papier, sont plus faciles à manipuler et leur aspect petit livre font que les gens les conservent plus longtemps. cette idée va bien au magazine «make». voir le site, intéressant aussi.
pourtant grande consommatrice de magazine, je n’ai jamais acheté ce format pour la bonne raison qu’il me semble que je ne vois pas très bien : les textes souvent trop petits, ça manque d’air, je ne parviens pas à sentir l’ambiance du magazine. bref, je n’y vois pas grand-chose de positif. ça pouvait aller pour le reader’s digest, pour des textes courts en colonne sans trop d’images, mais pour le reste…
et vous, vous en lisez ? -
pétition anti-logo… ah ces anglais !
j’en ai vu des logos dans ma vie, des changements de logo, des modernisations de logo, mais cette histoire est une première pour moi.les jeux olympiques et paralympiques de londres de 2012 ont maintenant leur logo conçu par la firme Wolff Olins. aussitôt dévoilé, une pétition en ligne s’est organisée.
si vous êtes contre le résultat (voir l’image), sachez que plus de 48 000 britanniques ont déjà signé contre eux aussi.est-ce une bonne chose ? est-ce une pratique (prendre en compte l’avis des citoyens) qui devrait être encouragée en ce qui concerne le design graphique autour d’un projet ?
bonne question.en tous les cas, cette histoire est une bonne démonstration qu’à l’air de l’internet, tous et chacun peuvent réagir rapidement.
dans les faits, le logo est bien. nous en côtoyons de bien pire dans notre quotidien et on ne fait rien. on s’habitue.
est-ce vraiment une bonne chose ça aussi ?via grafika.
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les magazines pdf, la prise est bonne !
découvert (via véronique, une ex-étudiante), le site pdf-mags.com proposant un très large répertoire de magazines pdf . il y en a plusieurs dizaines. le site indique la sortie des derniers numéros, les participations/soumissions demandées et une sorte d’annuaire descriptif accompagné d’un lien vers le site du magazine.

la quantité de magazines sur le design, la photo, l’illustration, le «lifestyle» est impressionnante. bien que ça ne remplace pas une version papier, ce site me permettra de mettre la main (une façon de parler) sur un tas de publications indépendantes qui viennent vraiment de partout.il est toujours captivant de voir les différences (ou les non-différences) entre les cultures en ce qui a trait aux arts, à l’édition, à la mise en page, etc.
moi qui cherchais à faire des participations, je suis comblée !
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FTA, avoir les émotions à vue
après la mort du festival international de la nouvelle danse (FIND), voici la première année où la danse et le théâtre sont présentés sous le même festival, festival trans-amériques (FTA). j’ai eu la chance de voir quantité de spectacles à l’intérieur du FIND, des oeuvres qui m’ont nourries, surprises, émues.

cette année, j’ai acheté des billets pour quatre spectacles de danse à l’intérieur du FTA.
d’abord la chorégraphie de brice leroux, qui était des plus hypnotiques avec ces dix avant-bras en constant mouvement. seulement, je suis restée déçue de l’absence des danseurs aux applaudissements. dommage.dave st-pierre, ça ne se raconte tout simplement pas. ça se vit. je ne peux en dire plus, sinon que j’irai voir tout ce qu’il fait. j’avais vu le spectacle précédent et je suis convaincue qu’il faut voir son travail plus souvent.
hier, sarah chase et peggy baker m’ont fait voyager dans ces souvenirs qui nous font, impossible de ne pas revenir sur soi après un spectacle pareil.
j’attends daniel leveillé avec impatience dimanche.
c’est du bonheur ça !
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streamline, une façon de faire
tiré de la chronique de nathalie petrovski« car toute cette quincaillerie chromée et clinquante, épousant la ligne aérodynamique d’un courant d’air ou d’un courant d’eau, a été conçue en fonction de la classe moyenne et non d’une élite.
Le premier but du style streamline c’était l’accessibilité à tous. Le deuxième, c’était de se servir de l’esthétisme pour donner l’impression à la ménagère et à son mari que les tâches domestiques seraient plus faciles et agréables à accomplir.
Le streamline marque donc le début de la consommation de masse mais aussi d’un esthétisme de masse.»
ça résume assez bien ce que fut ce mouvement américain qui, heureusement, inspire encore les produits (haut de gamme surtout).
quand on regarde les objets exposés, on se demande bien ce qui a pu se passer pour que les produits d’aujourd’hui soient si laids et compliqués sans raison.ma mère a un malaxeur tout à fait dans cet esprit et il fonctionne encore merveilleusement bien !
à visiter gratuitement. profitez-en pour faire du dessin et tirer quelques lignes en courant d’air ou courant d’eau !
découvrez comment certaines lignes donnent de l’aérodynamisme aux objets.voir des images ici
lire les renseignements icin’oubliez pas le musée est maintenant ouvert les mercredis, jeudis et vendredis soir jusqu’à 21h.
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gros samedi
un gros samedi, pour une personne plutôt solitaire comme moi…
j’ai assisté et fais une courte présentation au premier creacamp. organisé par marie-chantal, cet évènement a été des plus motivateur, inspirant et chaleureux. j’étais tellement heureuse de voir toutes ces femmes qui osent, créent et possèdent en elles un visible plaisir à s’exprimer peu importe le média.
j’ai été touché par les oeuvres poétiques de marie-eve, par les films d’anne-marie et par le travail créatif et d’entrepreneur eco de luce.
j’ai été touché par les questionnements, par la volonté évidente de vouloir faire les choses autrement.
chapeau !
au nombre de caméras circulant dans la salle, il y aura sûrement des photos sur le site de creacamp bientôt.
mon deuxième évènement de la journée fut le film Helvetica.
sa rumeur, ses bouts de clip circulent sur le web depuis plusieurs mois déjà.
le fameux film était enfin présenté à montréal.un film sur une fonte que je n’ai jamais utilisée. pour moi, elle représente le beige/gris neutre, pas possible de donner vie à ça. personnellement, un choix typo est la partie la plus importante et la plus satisfaisante dans la création graphique.
je serais plutôt de l’avis d’erik spiekermann qui dit à peu près ceci: «c’est une fonte par défaut, on ne peut pas aimer une fonte par défaut!»
et je ne peux m’empêcher d’ajouter que parmi les 15 designers, typographes interrogés dans le film, il n’y avait qu’une seule femme…
















