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quand une boĂźte devient une toile
je vois ça de plus en plus (ou est-ce les algorithmes? difficiles de savoir).
comme artiste, je regarde constamment le contenu des bacs de recyclage en me demandant ce qui pourrait bien servir encore. je fais des trouvailles assez souvent. comme plusieurs d’entre vous, j’en suis certaine.
l’artiste Tomek Kozyra utilise les boĂźtes d’emballages, que ce soit cĂ©rĂ©ales, pĂątes ou contenants de livraison, il utilise tout. il en explique visuellement le processus ici. il y ajoute son trait large avec des crayons, des pastels et parfois des morceaux collĂ©s. on peut voir aussi un collage de plusieurs morceaux pour en faire une forme sur lequel il s’exprime. j’adore ça.
j’aimerais vous en
dire plus sur cet artiste, mais j’ai beau chercher, je ne le trouve que sur instagram et quelques autres mentions sans plus d’informations.les formes des boĂźes ouvertes sont dĂ©jĂ une inspiration pour la composition. c’est un point de dĂ©part qui nous force Ă l’improvisation, peu importe ce que l’on fait. il y a quelque chose de dĂ©finitivement Ă©phĂ©mĂšre lĂ -dedans que j’aime bien.
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David Cass et le niveau de l’eau
j’avais dĂ©couvert le travail de David Class (vit en grĂšce) dans un reportage sur «this colossal» il y a quelques mois. on prĂ©sentait ses projets d’assemblage en lien avec une exposition. j’avais beaucoup aimĂ©. les thĂšmes de l’artiste sont les changements dans la nature dus Ă l’urgence climatique qu’il explore sur un ton nostalgique.
«Where Once the Waters is an ongoing installation project comprising two evolving artwork sets. One is a series of typed letter artworks; the other, a group of miniature seascape paintings. First shown during the 59th Venice Biennale, the works principally address the issue of rising sea levels, inviting the viewer to reflect on changes which have occurred across their lifetimes, whilst offering commentary on sustainability»
ses piĂšces font parties d’une de ses plus rĂ©cente exposition/projet «Where Once the Waters» prĂ©sentĂ©e Ă la biennale de venise. Ă l’intĂ©rieur de cette installation, une grande quantitĂ© de petites boites de mĂ©tal sur lesquelles il a peint des marines. les lettres au mur parlent de la montĂ©e du niveau des ocĂ©ans. c’est magnifique. l’eau est bien sĂ»r ici le point commun de toute cette exploration. plusieurs liens dans l’article vous mĂšneront Ă la page instagram du projet et plus. Ă voir.
une exposition Ă l’allure apaisante sur un sujet inquiĂ©tant.
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eau et les bonnes nouvelles
le billet de ce matin n’est peut-ĂȘtre pas crĂ©atif comme mes billets habituels, mais il est crĂ©atif tout de mĂȘme. j’ajouterais qu’il parle du sujet de mon prochain livre, l’eau.
sur designboom rĂ©cemment, deux sujets touchaient la qualitĂ© de l’eau et surtout, de retirer le trop-plein de plastique qui traĂźne dans les cours d’eau et les ocĂ©ans.
oui, l’humain peut sauver la planĂšte si on lui en donne les moyens… sĂ©rieusement.
le premier lien parle du nettoyage des canaux d’une ville remplis surtout de plastique. la courte vidĂ©o est saisissante de travail positif. ça fait du bien.
«Germany-based enterprise Plastic Fischer has invented a floating barrier
that aims to prevent tons of plastic waste from entering the oceans.
âTrashBoomâ is a modular solution made of locally available materials
that uses simple technology at a low cost that even developing countries
can afford. »le deuxiĂšme prĂ©sente un projet pour aussi retirer les bouteilles d’eau des ocĂ©ans. on a vu ça il y a quelques annĂ©es. il faudrait investir fortement dans ce type d’entreprise. il est certain que si on le fait ici et lĂ , l’impact peut apparaĂźtre pratiquement inutile, mais si on le faisait vraiment partout, ça pourrait aider.
«The Ocean Cleanup launched its first
cleanup system called System 01 in 2018 in the North Pacific as a test
run. After four months offshore, they returned to land to study what
they learned from the system and kicked off to introduce System 02 in
2021 for a 12-week test campaign that, in the end, harvested tons of
plastic.»bref, il y a de la belle créativité partout!
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créer dehors!
je suis nouvelle dans mon coin de pays et je dĂ©couvre les propositions artistiques des cantons de l’est petit Ă petit. samedi dernier, mon amie Gabrielle m’a amenĂ© Ă rurart oĂč elle avait dĂ©jĂ fait une rĂ©sidence.
rurart est un lieu d’art contemporain en milieu rural. sur un grand espace de ferme, on trouve plusieurs types de milieux naturels, tous trĂšs inspirants, que ce soit le verger, l’Ă©rabliĂšre, les Ă©tangs, les champs, bĂątiments, etc. Ă l’Ă©vĂ©nement «à table» de samedi dernier, le thĂšme des artistes Ă©tait la cueillette au sens trĂšs large.
je vous parle aujourd’hui surtout de deux jeunes femmes, Paula Nevares Waisman et Gabrielle GagnĂ© qui nous ont proposĂ© la fabrication de papier Ă partir de vĂ©gĂ©taux nous entourant comme les feuilles de maĂŻs, la phragmite, et surtout les champignons. elles Ă©taient vraiment trĂšs bien organisĂ©es et trĂšs gĂ©nĂ©reuses de leur information, savoir et expĂ©rimentation. j’ai adorĂ© cette rencontre.
VoilĂ ce qu’on apprend sur elle sur le site:
«Gabi et Paula aiment jouer avec des fibres, puis avec
des fibres dans des fibres⊠câest pas mal mĂ©ta leur affaire ; elles ont
donc dĂ©cidĂ© dâoffrir un atelier de crĂ©ation ensemble, sous lâinvitation
du ArtLab de la Galerie dâart Foreman de lâUniversitĂ© Bishopâs. IntitulĂ©
Teintures et papiers Ă base de champignons et de plantes, celui-ci
prend la forme dâun laboratoire qui permet de sâinitier aux teintures
faites Ă base de champignons et Ă la fabrication de papier fait Ă base
de plantes (⊠et de champignons). Dans cet atelier, elles explorent le
potentiel du bac de compost pour faire de lâart : maĂŻs, ananas, et
fleurs du jardin. Ne sâarrĂȘtant pas aux plates bandes, elles vont jusque
dans les fossĂ©s pour sâamuser avec des plantes envahissantes, telle que
la phragmite. Leur atelier aborde lâidentification de champignons
teinturiers, la prĂ©paration de fibres, lâextraction du pigment et la
modification de pH, ainsi que les ressources qui existent pour répéter
ces expériences à la maison.»il y avait beaucoup plus, bien sûr, mais il serait trop long ici de tout détailler le plaisir de ce bel aprÚs-midi créatif. merci!
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changement de vitesse
voici venu pour moi le temps de changer de rythme sur le blogue. je mettrai quelques crĂ©ations sur ma page instagram, mais sans plus. je vous retrouverai autour de la deuxiĂšme semaine du mois d’aoĂ»t.
il fait chaud partout dans le monde au moment d’Ă©crire ces lignes, un autre signe Ă©vident qu’il faut changer nos habitudes, vraiment. comme le disait Eleanor Roosevelt, la vie est une aventure, il faut s’habituer au mouvement.
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connaissez-vous l’exposition RA?
j’avais vu un documentaire sur l’Ă©vĂ©nement «RA Summer exhibition» il y a quelque temps dĂ©jĂ . l’Ă©dition de cette annĂ©e commence le 21 juin, demain.
le Royal Academy est une institution importante qui est à la fois musée, école et collection. elle a été fondée en 1768 par 40 artistes et architectes. il y a beaucoup de choses à découvrir sur leur site.
la RA Summer exhibition est un Ă©vĂ©nement artistique qui existe depuis 1769. c’est un Ă©vĂ©nement annuel qui permet de dĂ©mocratiser le monde de l’art car tout le monde peut soumettre une Ćuvre pour une exposition. le jury est formĂ© d’artistes professionnels (qui sont acadĂ©miciens) qui sont responsables de l’installation des salles et qui participent aussi Ă l’Ă©vĂ©nement. toutes les Ćuvres retenues sont Ă vendre et la RA retient 30% de commission (lire neuf choses Ă savoir sur cette expo ici).
je suis sur instagram le #rasummerexhibition2022. je trouve intĂ©ressant de voir plusieurs des Ćuvres passer, de voir le bonheur des artistes d’y voir leur travail exposĂ©, etc. c’est une joie communicative. si vous regardez les photos de l’expo, vous verrez qu’il y a en a jusqu’au plafond! on y voit ce qui se fait d’intĂ©ressant dans le monde des arts visuels, des tendances, etc. par la composition du jury, les Ćuvres prĂ©sentĂ©es sont trĂšs trĂšs diversifiĂ©es. d’aprĂšs le journal «times», il paraitrait que cette annĂ©e, l’urgence climatique est trĂšs prĂ©sente.
cette expo est un sujet un peu vaste pour seulement un billet de blogue. ça doit ĂȘtre formidable Ă visiter. je met ça sur ma «to do list». on peut voir une courte vidĂ©o de l’Ă©dition de l’an dernier ici.





















