-
quelques jours à québec, voir pellan
je voulais absolument voir l’exposition dédiée au travail d’alfred pellan. un de mes peintres favoris. je n’ai pas regretté ma visite.
pour pellan tout était prétexte à la création. sa maison, son univers, ses journées semblaient dédiées à produire artistiquement toutes sortes de choses. l’exposition présente plusieurs pages de dessins, esquisses, recherche, etc. on trouve souvent un tracé à l’encre noire possédant une force graphique qui n’appartient qu’à lui. le grand plaisir que prenait pellan à créer est le fil conducteur de cette expo. il vous faut parcourir en souriant son cabinet de curiosités, ses jeux de mots/objets sur la chaussure, ses masques, ses ajouts dessinés sur des photos déjà existantes. on réalise que son univers était vaste et pourtant, toujours très personnel. très inspirant!
puisque j’étais dans le quartier st-roch (merci suzanne!), j’en ai profité pour faire le tour de ce quartier qui est sur le mode transformation depuis quelques années, rempli de restos et de petits commerces très sympathiques. je vous recommande phylactère, au 685, st-joseph est pour sa variété de zines. j’en ai acheté quelques-uns. aussi, situé près des écoles d’art, je vous suggère coop zun pour la matériel d’artistes, papiers, cahier, etc.
il existe encore dans cette ville plusieurs librairies de livres usagés, plusieurs situés sur la rue st-jean pas très loin les unes des autres. là aussi, j’ai fait quelques trouvailles.
comme c’est une ville qu’on connaît déjà, il faut ouvrir nos antennes pour la voir de nouveau. promenez-vous loin des quartiers trop touristiques et vous ferez, vous aussi, des découvertes.
-
matin créatif à montréal
8h vendredi matin, j’ai assisté à mon premier «matin créatif». le mouvement «creative mornings» créer par tina roth eisenberg à new york, existe maintenant dans plus de 50 villes à travers le monde. un matin par mois, une conférence d’environ 30 minutes sur le thème imposé (partout le même) dans un endroit en lien avec le sujet.
celui d’hier portait sur l’espace et a eu lieu dans une salle du nouveau planétarium. endroit magnifique en passant. nous n’étions pas trop nombreux, juste assez, la conférence de claude g. théorêt a été fort intéressante. à 9h30, tout était déjà terminé.
on peut voir des photos de l’événement ici.merci à steve bissonnette et à son équipe pour l’organisation, l’animation et l’ambiance très conviviale de ces matins. à mettre à l’agenda!
toute l’information sur ces matins créatifs à montréal ici. toutes les conférences sont disponibles sur le site.
-
le plaisir d’acheter des zines (ou artzines)
à chacun de mes voyages, j’essaie de trouver LA librairie ou boutique qui tient des zines. ces lieux sont parfois difficiles à trouver ou alors on les découvre à décortiquer toute la littérature gratuite ramassée sur place.
ce fut le cas à philadelphie. on m’avait parlé des librairies Soapbox et Wooden Shoe mais je n’ai pu m’y rendre. c’est en parcourant une brochure que je suis arrivée au print center présentant une assez large section de publications artistiques. j’ai passé un bon moment à les feuilleter pour en acheter quelques-unes. ce que j’aime des zines, c’est le point de vue personnel sur un sujet choisi. le format, le papier, le type d’impression, la mise en pages, le mélange du dessin et du texte, bref, l’ensemble rend toutes ces publications irrésistibles.
voici mes achats
ci-dessus, un livret accordéon de kay healy, d’une série de 4. un côté une interview, de l’autre, une gravure représentant une maison.le livre treasure de katie baldwin. le mélange d’un court texte et des images tirées des instructions pour faire du pop-corn jiffy pop. j’ai acheté une carte postale sérigraphiée aussi.
et finalement, le numéro 5 de la publication the lumberyard, zine de poésie et design. très intéressant graphiquement.
quand je les parcours, il y en a certaines que je veux ajouter définitivement à ma collection qui s’agrandit un peu plus à chaque fois et qui deviennent de bien beaux souvenirs.
-
mes livres se promèneront!
je vous ai parlé il y a quelques semaines que je passais bien du temps à emballer mes livres et à préparer des appels de dossier.
je vous fais rapidement un petit suivi.mon livre «I saw you» a été retenu pour l’exposions «hidden agendas», en oregon au centre d’artiste atelier 6000. il y est présenté jusqu’à la fin mai.
j’avais aussi envoyé trois livres à calgary pour la prochaine expo «art of the book», organisée par Canadian Bookbinders and Book Artists Guild (cbbag). cette exposition se promènera pendant deux ans à traves le canada et les états-unis. j’ai reçu finalement leur réponse hier, «alunly» et «ici le paysage est large» ont été retenus pour l’exposition itinérante. cette expo aura une première version un peu élargie en juillet prochain lors du congrès de l’association. «proposal for new contellations» a été retenue pour cette version de l’expo.
ce qui, finalement donnera beaucoup de visibilité à mes livres. je dois avouer que cela me fait vraiment très très plaisir. je vois ça comme un encouragement certain que je suis sur le bon chemin.
-
quelques jours à philadelphie (1)
je vais vous présenter aujourd’hui les trois principales expositions que j’ai vues.
première journée, j’ai visité l’exposition «The Female Gaze: Women Artists Making Their World» au Pennsylvania Academy of the Fine Arts. l’exposition présente 200 oeuvres de la collection de Linda Lee Alter:
«When Ms. Alter began collecting in the mid-1980s, she realized that despite the monumental efforts of the Women’s’ movement, female artists had far fewer opportunities for visibility than their male counterparts. Ms. Alter decided to work to correct this imbalance, making the conscious decision to assemble a multi-generational collection of art made by women that reveals the stylistic diversity, range of subject matter, and high quality of work being made by female artists.»
il est rare de voir dans la même expo autant d’oeuvres de femmes dans un musée, toutes générations confondues. ça fait plaisir. on saisit alors les différences, les nuances dans ces oeuvres et le lien qui les relit. il s’en dégage une énergie bien différente. comme femme, je me suis interrogée en regardant tout ça, sur ma propre production artistique, et les pistes de réflexion sont apparues dans mon carnet par la suite. inspirant!
le lendemain, j’ai visité la fondation barnes. l’accrochage très particulier du dr barnes est étonnant. on est estomaqué par la qualité des tableaux: cézanne, renoir, picasso, modigliani et plusieurs autres, mais surtout par la quantité. c’est absolument renversant. une fois qu’on a un peu digéré cette idée, on commence à parcourir les salles, à regarder les oeuvres, les ornementations, la composition de l’ensemble. c’est quelque chose d’unique. à voir absolument. on comprend bien la différence entre un musée public et un musée privé en entrant ici. dans cette fondation, aucun compromis, tout est d’une grande distinction. un conseil, achetez vos billets à l’avance en ligne, car un nombre limité est en vente à chaque jour.
et le jour suivant, j’ai visité le philadelphia museum of art. j’ai d’abord visité le Perelman Building et ensuite le pavillon central. j’y ai visité l’exposition «« Great and Mighty Things »: Outsider Art from the Jill and Sheldon Bonovitz Collection» présentant les tableaux d’un couple de collectionneurs d’art naïf. ça aussi, ça nous remet sérieusement en question. on parcourt les oeuvres de ces quelques artistes qui ont produit toute leur vie ou alors se sont mis à la peinture suite à des expériences difficiles. les résultats sont étonnants, peut-être naïfs, mais d’une grande beauté plastique.
j’ai eu un coup de foudre pour les oeuvres de James Castle. on peut voir certaines de ses oeuvres dans la page «about the artists» ou cherchez dans google image. ce n’est pas tant le dessin que les collages ou oeuvres de papier cousues qui m’ont intéressée. toujours fait à partir de matériaux trouvés.
je vous reviendrais pour les autres lieux intéressants à visiter dans un prochain billet.
-
quelques jours à philadelphie
c’était sur ma liste des endroits à visiter. j’étais à philadelphie pour 4 jours. j’ai visité tellement de musées! il y a une limite à ce que je peux absorber dans une journée, alors j’en ai manqué plusieurs et je me suis concentrée sur les musées d’art.
je m’y suis ressourcée comme rarement, je dois avouer. j’ai un carnet rempli d’idées et de réflexions à développer. je vous en reparle plus en détail dans les prochains jours.
voici une photo du bureau de benjamin franklin à son journal. l’endroit est peu couru et pourtant, c’est tellement rempli d’ambiance!


























