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deux talents pour un mardi
voir et revoir le travail de thomas allen. j’en avais parlé en mai dernier. l’artiste invente cette fois des histoires entre des livres scientifiques, des illustrations d’époque et la troisième dimension. remarquez le soin mis sur l’éclairage et l’ambiance générale des photos. prendre le temps de bien faire les choses est une belle valeur ajoutée ici. très réussi.
aussi, un projet tout simple de sketchbook: imprimer manuellement des motifs. pourquoi pas. il s’agit de la participation 2013 d’anika (graphiste américaine) au projet «sketchbook project» qui a aussi participé aux éditions précédentes. plusieurs photos sur son blogue ainsi qu’un petit film pour tout voir.
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un livre qui se cherche
tout comme l’artiste d’ailleurs.
j’ai voulu faire un livre altéré, bien que les définitions semblent bien larges dans ce domaine.
cette fois-ci n’ayant pas d’idée précise, j’ai travaillé la forme, les couleurs, les rabats, fenêtres, les images à coller, etc. bien sûr, j’avançais, mais toujours rien de précis, toujours pas de propos.
j’avais plusieurs buts «artistiques» au départ: avoir un livre coloré, exploiter les zuns vagues de photos de magazines, les cadrer. je voulais un éclatement, les onglets larges sont arrivés.je l’ai manipulé pendant une bonne semaine. mes 21 onglets sont devenus la porte d’entrée à 21 histoires. donc, chaque cadrage est comme la page couverture d’un roman laissant beaucoup de place à l’imaginaire. j’y ai ajouté un acétate avec le titre. ensuite est apparue le pastel sec en miroir à cette image pour pousser l’imaginaire plus loin. j’ai encore deux ou trois idées pour préciser mon propos. quelques heures à y mettre, mais là, je vois plus précisément ce que ça va devenir.
et je dois avouer que de le voir en photo m’a beaucoup aidé. je les partage avec vous même s’il n’est pas terminé.
la morale de cette histoire est que le chemin d’un livre sans propos n’est pas impossible, mais beaucoup plus difficile.
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spécial pop-up pour un samedi
il y a des périodes parfois où plusieurs éléments du même genre arrivent en même temps.
depuis quelque temps, c’est les livres pop-up. je découvre plusieurs artistes qui exploitent cette façon de faire avec toute l’ingénierie (ou l’ingéniosité) que cela demande. chapeau! certaines actions me semblent bien compliqué. mais quand l’action sert à expliquer le propos, alors là, je suis encore plus impressionnée.
c’est le cas du livre de kevin steele, «the movable book of letterforms» sur la typographie. toute la découpe et le montage ont été fait manuellement. appréciez le travail en regardant photos et vidéos sur son site. plusieurs autres livres à voir aussi.
j’ai aussi découvert récemment le travail de david d. carter, qui fait aussi dans le pop-up. de son côté, tous les sujets sont exploités, quelques titres: Yellow Square, 600 blacks spots, Snow Bugs, etc. on peut en voir plusieurs sur son site., mais étonnamment, c’est sur les pages du site amazon que l’on peut voir plus de photos de chacun des livres. commencez par 600 blacks spots et profitez-en pour regarder aussi les autres.
dans un autre ordre d’idées, un clin d’oeil sur la récupération des livres comme matériel artistique qui est de plus en plus populaire. voir les «maisons» de frank-halmans artiste néerlandais que fait surtout dans les installations.
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la mode qui imagine des avatars
si vous suivez un peu la mode avec un grand M, c’est-à-dire celle des designers qui poussent toujours plus loin leur imaginaire, vous aurez sans doute remarqué que parfois, il y a des spécimens qui se détachent du lot. l’exposition «arrrgh», à paris, en ce moment, présente ces vêtements qui prennent l’humain pour un personnage de bd, un avatar, etc. bref, quelqu’un qui a (en grande partie) perdu de son humanité.
ici, oubliez le côté pratique, votre sécurité dans certains cas, tellement ces vêtements n’ont pas grand-chose en rapport avec nous et avec nos vies. malgré tout, il est intéressant de voir toute cette créativité déployée. ça m’a fait sourire bien sûr, mais remarquez que souvent, un très minime détail d’une de ces idées, un clin d’oeil, se retrouve dans nos vêtements: une façon de faire un pli, ou de donner du volume. les matériaux changent constamment dans ce domaine et ils sont plusieurs à explorer la façon de travailler ces nouvelles «fibres».
on en parle sur plusieurs sites.
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un cadeau-échange par la poste
une autre rencontre créative par le web. cette fois-ci avec jack oudyn, d’australie. j’aime beaucoup son travail: des collages, un mélange de choses ramassées ici et là avec ajouts de dessin à la main. après un échange de courriel, nous avons décidé d’échanger nos petites publications respectives. c’est toujours un plaisir de faire ça!
jack se définit comme artiste, enseignant et surtout optimiste. visitez son blog, rempli de créations diverses.
j’ai reçu «travel head III» et «play if you wish». merci merci thank you!
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un talent et une curiosité pour un lundi
est-ce des installations publiques ou du vandalisme vert? bonne question… mais c’est sympathique comme offre artistique. il s’agit d’oeuvres de edina tokodide (hongrie). toutes les photos et les informations sur le site étapes, mais aussi voir le site du collectif pour d’autres types d’installations.
la curiosité est le document «curious rituals» qui illustre et explique les gestes électroniques. il s’agit d’un répertoire des gestes et réflexes que l’humain a développé avec les bidules électroniques qui semblent l’accompagner partout. intéressant.
parfois je me dis qu’avant, par ennui, les gens s’allumaient une cigarette, maintenant ils occupent les moments creux avec leur cellulaire… est-ce pire ou mieux… je sais pas. je me demande plutôt pourquoi l’humain s’ennuie?sur le site, on peut aussi télécharger le livre en format pdf.



























