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faire un jardin autrement
vous avez peut-être les mains dans un pot à fleurs sur le balcon ou vous planifiez une platebande. le végétal est magique en tout temps.
je vous présente aujourd’hui une architecte paysagiste. Mien Ruys était néerlandaise. selon mes recherches, elle est l’une des fondatrices du «nouveau mouvement des plantes vivaces». c’est en 1924 que l’artiste commence à expérimenter avec le végétal, les plantes vivaces et les autres matériaux en faisant de petits jardins sur le terrain de son père. de nos jours, elle est l’une des dix architectes paysagistes les plus influents au monde. ce n’est pas rien.
après avoir regardé partout, je n’arrive pas à trouver un site où son travail et sa conception de jardin sont bien présentés. on voit ses plans, mais pas facilement des photos. alors je vous envoie sur le résultat de ma recherche photos ici.
j’adore son mélange de structures bien délimitées, ses platebandes larges et son jeu de textures avec le végétal seulement.
sous une autre forme, mais sur le même sujet, à venise dans une librairie spécialisée en design (bruno), j’ai trouvé «pleasant place», un périodique hollandais sur le jardin. c’est magnifique, sérieux, fantaisiste et tellement intéressant. j’ai acheté le dernier sur les outils de jardin. encore ici, j’aurais aimé vous trouver les pages intérieures, mais le seul endroit est ici sur une édition sur les capucines.
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des structures de petits livres et +
je suis toujours agréablement surprise de découvrir de nouvelles éditions, de façons de faire et l’imagination déployée toujours et toujours.
aujourd’hui je vous en présente 4 découvertes récemment.
• belle utilisation par Rachel Bevan Baker du «pliage infini». elle en fait la démonstration ici.
• une autre structure qui m’était inconnue, celle de Brick Factory Designs.
• un magnifique petit livre à déplier, recto/verso, création de Amree Weaver.
• un pliage de présentoir vite fait par Suzie Winsor
je songe à donner un autre atelier zine sur les structures, un niveau 2 peut-être, à l’automne. ça intéresserait du monde???
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retour d’une biennale
c’était ma deuxième visite à la biennale de venise. en 2024, un coup de foudre pour la ville et l’événement.
à cette édition, cela a pris quelques jours avant que je trouve des pièces émouvantes qui me sont restées en tête. la presse a beaucoup présenté des images chocs, qui ne sont pas ce que l’on retrouve sur place.
il y a les expos de la commissaire au pavillon giardini et de l’arsenal, les deux pôles de la biennale. ensuite, je me suis surtout concentré sur les pavillons nationaux placés un peu partout dans la ville. il y avait plus de 100 pays représentés cette année. impossible d’en faire le tour.
j’ai des notes écrites dans mon catalogue, dans mes carnets et de nombreuses discussions éclairantes sur place. ce qui fascine ici est le nombre et l’ampleur des œuvres présentées. pas toujours, mais c’est souvent des choses qu’on ne verrait pas autrement qu’ici. pour l’artiste qui visite, on revient avec des idées de grandeur, le désir de faire des pièces immenses!
j’ai trouvé des librairies sympathiques, mais pas vraiment de zines. j’ai même trouvé des boites de livres à donner dans un petit passage, des gens qui se défaisaient de surplus. je me suis limitée à un seul livre parce que j’avais mis la main sur d’autres ouvrages. bref, ma valise était vraiment lourde au retour.
pour la ville de venise maintenant. wow, belle ville, assurément, mais trop de touristes qui semblent être sur place pour se prendre constamment en photo. le comportement humain est vraiment étrange quand on l’observe… je n’en dirai pas plus. -
venise, dimanche 24 mai
les journées passent et la chaleur a pris soudain beaucoup de place. aujourd’hui, j’ai déambulé dans un quartier universitaire, visité l’exposition de la Georgie, trouvé des librairies, même trouvé des boites de livres à donner sur une rue. je me suis limité à un livre puisque j’en avais déjà acheté quelques-uns ailleurs.
en fin de journée, j’avais rendez-vous avec le groupe des urban sketchers de venise que j’avais contacté il y a quelques semaines.

pour cette rencontre, nous avons eu droit à une très large terrasse qui donnait sur une petite place, un canal et des toits que nous avons dessinés. ensuite, un peu de conversation. la responsable du groupe parlait français et les autres, un peu italien et tout le monde anglais. les échanges passaient d’une langue à l’autre. J’en ai profité pour leur poser plusieurs questions sur la vie à venise, comment ça se passe. c’est toujours riche d’en savoir un peu plus autrement que par les guides.

je n’avais pas vraiment de matériel, alors j’ai dessiné avec ce que j’avais. j’ai adoré cette expérience! merci au groupe de m’avoir si gentiment accueillie! vous pourrez voir quelques photos ici.
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les cartes des océans avec Marie
un peu de science aujourd’hui, car je sais que nous sommes plusieurs à aimer travailler avec des cartes géographiques.
je voudrais souligner le travail de la cartographe américaine Marie Tharp. cette musicienne et géologue de formation a dessiné les cartes sous-marines dans un bureau, sans aller en mer. elle a commencé ce travail en 1948, alors que les lectures des profondeurs marines étaient, somme toute, loin de la précision des outils d’aujourd’hui. c’est à la lecture des rapports qu’elle est parvenu à dessiner les fonds marins.
«Ses travaux ont contribué de manière décisive à l’acceptation de la théorie de la tectonique des plaques par la communauté scientifique des sciences de la Terre.»
j’en parle parce que ses connaissances l’ont grandement aidé, mais sa créativité aussi pour arriver à dessiner quelque chose qu’elle ne voyait pas. c’est vraiment impressionnant. on peut en lire plus ici. -
livre du mercredi: des nids
dans le livre «des oiseaux» de la photographe Nathalie Baetens publié en 2025, on ne trouve que des nids d’oiseaux. mais quels nids!!!! c’est un livre que j’ai commandé à ma bibliothèque municipale. je ne savais pas trop à quoi m’attendre.
quel magnifique ouvrage! on parcourt environ 70 pages de nids différents, classés sur leur type d’architecture: sur une branche, dans une plante, suspendu, etc. la photo en noir et blanc sur fond crème nous permet de bien voir les détails. la photographe nous rappelle dans un texte à la fin: il faut toujours se rappeler que ces petites architectures ont été créées avec un bec et deux pattes.

on trouve aussi un texte de Fiona Meadows qui nous sensibilise vraiment à ce genre de construction et à quel point on devrait s’en inspirer. les oiseaux n’attendent pas des matériaux pour construire, ils font avec ce qu’ils ont trouvé autour. ils ajustent leur structure au besoin de l’oiseau qui l’habitera, il n’y a pas de modèle universel. c’est un texte très intéressant.

voici un magnifique livre et le site de la photographe offre beaucoup de chose à voir, pour notre plus grand bonheur.














