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réflexions du dimanche

comme tous les débuts d’année, le mois de janvier nous donne un peu de temps pour réfléchir à ce que l’on va faire dans les mois qui viennent. un peu comme en septembre, me disait une amie.en ce moment, j’envoie des dossiers d’artiste pour exposer mes livres. c’est la saison. plusieurs galeries demandent les dossiers d’ici la fin du mois. j’ai une bonne partie du travail de fait, il faut finaliser, fermer les enveloppes, les envoyer et se croiser un peu les doigts.
ensuite, les autres projets. et bien là-dessus, je mijote pas mal. j’ai des idées partout, mais rien qui me portera suffisamment pour réaliser un travail plus approfondi. c’est un peu moche de réaliser ça…
et finalement, dans ces derniers jours, à force d’écrire, de réfléchir, de faire quelques exercices créatifs, j’ai réussi à sortir quelques grandes lignes.
elles ont tout de même besoin de mûrir un peu avant que je m’avance, mais en tous les cas, il y a des liens qui se forment dans ma tête. la chose sur laquelle les deux parties de mon cerveau s’entendent, c’est que je dois être apprendre à être plus patiente et plus entêtée dans les prochains mois. je dois réussir à travailler à long terme sur mes projets artistiques. à force de faire des collages ou des dessins dans la seconde, j’ai l’impression de toujours faire le même collage ou le même dessin.
en fait, c’est tout à fait dans ma ligne de pensée de l’année, ralentir pour mieux apprécier !entre temps, voici une photo «premier jet» de mon prochain petit livre sur le coeur qui bat, un «livre» tourné sur une épingle à linge… à suivre !
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les proportions d’une lettre : pas touche !

est-ce que détruire une lettre en changeant ses proportions verticales ou horizontales fait partie des dernières règles sacrées en typographie?
excellent texte de michael bierut sur le sujet via design observer.faire cette petite image avec le mot typographie m’a fait littéralement grincer des dents. j’ai honte d’avoir fait ça à des lettres. mais en même temps, une image vaut mille mots, non?.
bierut utilise comme prétexte le design d’un magazine britannique, dont la direction artistique est fait par mike meiré, un réel professionnel apparemment.j’apelle ça le «condensé machine», parce que les logiciels permettent tous de le faire et que maintenant que tout le monde fait du design, tout le monde joue avec le «scalling» d’une fonte sans aucun scrupule. ça me démange quand je vois ça. inutile de vous dire que ça fait partie des interdits que j’impose à mes étudiants (je suis comme ça). ils le feront bien dans l’industrie par la suite… à mon grand découragement.
je sais, c’est peut-être archaïque de penser comme ça, mais pour moi, la proportion d’une lettre c’est sacrée.
intéressant point de vue de bierut, les commentaires aussi.
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Choisissez d’avoir une vie !
Get a life ! voilà un bout de phrase que je dis souvent. je trouve que les gens se laissent envahir trop facilement par les choses banales de la vie et s’oublient à travers ça. c’est bien dommage.

voilà aussi le principe de base qui a été suggéré, et expliqué par deux designers lors du dernier congrès de l’aiga, maira kalman et marian bantjes. elles le pratiquent ce principe. elles essaient de ne pas subir, d’être plutôt tout à fait en contrôle de leurs choix.
leur style est tout à fait personnel et fort. je crois que c’est la piste à prendre. elles ne sont dans aucun courant, elles créent selon ce qu’elles sont, tout simplement. ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’introspection dans l’air, au contraire, elles se donnent le temps de se remettre en question justement.«Both of these women are an inspiration to any creative person who is thinking about life’s trajectory and how to make the most of it.»
les conférences devaient être bien intéressantes et les conférencières très inspirantes !
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si ça existait, est-ce que mes clients en auraient?
ce site a dû faire le tour des agences! une boîte de programmation de site web s’est fait une sorte d’anti-promo. ils «vendent» une série de produits qui permet au client de corriger le travail de son graphiste… trop puriste.
on rigole. ils expliquent qu’ils ont fait cette parodie pour bien démontrer la nécessité du designer graphique dans le processus de la création d’un site.
YES!merci patrick.
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vider la maison familiale
dans les derniers six mois, la situation familiale a été complètement chamboulée chez nous. la nouvelle réalité de mes parents a demandé des changements rapides. toute la famille vit ça vitesse grand «V». les derniers week-ends ont été occupés à vider la maison familiale. on trie, on fait des boîtes, on passe des commentaires, on soupe ensemble, on planifie, et on continue de trier et on refait des boîtes. on s’assure du bien-être des deux.chaque objet est associé à un anniversaire, à nos soupers de famille, car ma mère adorait «mettre une belle table» et on appréciait tout autant. mon père repasse toute sa vie en quelques semaines, choisit ce qu’il garde, ce qu’il peut nous refiler, et nous rappelle à ses souvenirs.
c’est surtout une partie de nos vies qui disparaît. nous avons pratiquement toujours vécu dans cette maison-là.
savoir que je n’aurai plus à aller dans cette rue me rend morose.
hier matin très tôt, je suis allée boire mon café toute seule dans la cour à bien observer l’érable devenu énorme, le gazon encore vert, le silence ambiant. je voulais photographier mentalement et avec tous mes sens l’ambiance et en garder une belle image parce que bientôt ce ne sera plus ma cour.voilà. pas trop le goût de parler de design en ce moment. vous m’excuserez. je suis plutôt dans le passé que dans l’avenir ces jours-ci. une étape à passer, à travers laquelle le mot «famille» prend tout son sens.
et la vie continue.
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la dernière pub de dove : chapeau !
dernièrement, dans le module «travail d’équipe», quelques élèves ont choisi de travailler sur l’hypersexualisation des jeunes filles. un sujet difficile. je souligne la chose parce que Dove parle justement de ça dans sa dernière pub. Dove a fait le choix de rendre positif le fait que nous sommes toutes différentes des images «photoshopées» qu’on nous bombarde sans arrêt.
Cette compagnie ne cesse d’innover et cette nouvelle campagne devient quasiment sociétale puisque le produit y est complètement absent.on nous lance à la tête toutes les images, messages, exigences plastiques, etc. que la société et les femmes acceptent de faire pour se conformer à ce qu’elles pensent être important. vraiment intéressant à voir et à revoir avec les jeunes filles puisque le message leur est aussi destiné.
sur le site, en plus de «matraquage», un autre message à voir, «amy».via infopresse
















