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photo numérique ? art gigantesque ?
ce lundi soir, l’émission «méchant contraste» nous présente des reportages sur des sujets rarement abordés : la photo numérique et l’invasion de photoshop dans le monde de l’art et aussi, comment se créé l’art gigantesque.
quelques bouts d’entrevues disponibles sur leur site. -
tournez les pages de la british library

si vous n’avez pas la chance d’aller à la british library (londres), il nous est maintenant possible de voir directement en ligne les livres rarement exposés.j’ai feuilleté ce matin un carnet de léonard de vinci, jetté un oeil sur l’herbier d’élizabeth blackwell (image), parcouru le journal musical de mozart.
c’est très bien fait. sur tous les livres nous avons l’option «loupe» pour voir de plus près, dans le cas du carnet de léonard de vinci, nous avons aussi la possibilité de faire pivoter l’image, ce qui vous permet de lire ce qu’il avait écrit. dans le cas de mozart, nous pouvons écouter la pièce écrite de la page. brillant !
sur chacune des pages est disponible un texte explicatif et/ou une narration (avec le «british accent»).
pour les curieux et amoureux de documents anciens.
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prise de conscience artistique
j’ai eu un semaine assez chargée coté travail mais aussi bien remplie créativement.

le week-end dernier, j’ai suivi l’atelier «dossier d’artiste» offert par les activités culturelles de l’université de montréal. conçu par linda venne, cet atelier a tout du coaching d’artiste, de la grosse poussée en avant et du gros bon sens qui dit : «mettez-y du temps et de l’énergie et il n’y a pas de raison que ça ne marche pas». je suis convaincue, elle a tout à fait raison.linda venne est bouillante d’énergie et n’accepte aucune défaite. elle est d’une immense compréhension, porte un regard réaliste sur notre cheminement, met à jour des liens et trouve le fil conducteur dans notre travail. cette «lecture» de la production de tous les participants fut des plus intéressantes et formatrices pour tous et chacun.
pour mieux nous faire comprendre l’importance de la démarche, elle a mis à contribution son frère (on est généreux dans la famille !). henri venne est venu nous présenter son travail, nous parler de sa démarche à travers plusieurs années de production, de la transformation de son travail et finalement de la réalité du milieu artistique et des galeries de montréal.
très éclairant.mercredi soir dernier, j’ai assisté à la conférence de jérôme fortin au musée des beaux-arts de montréal. très intéressant ça aussi. il nous a présenté sa démarche : des cabinets de curiosités aux «écrans» présentés au musée d’art contemporain en ce moment.
suite à toutes ces présentations de démarches, je me suis bien aperçue que c’était le chaînon manquant de mon travail artistique. c’est ma grosse prise de conscience des derniers jours. pour dessiner depuis toujours, je réalise que je ne me suis jamais questionné sur la raison d’être de mes collages, livres et dessins. linda venne et les participants de l’atelier m’ont fourni des pistes de réflexion et il me faut maintenant prendre du temps pour mijoter tout ça.
ça explique, en fait, pourquoi j’ai l’impression de faire le même collage depuis des années…
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«sous le pli»
voici une autre publication en ligne, belowthefold, proposée par des graphistes qui ont quelque chose à dire et de l’information à faire circuler. trois numéros sont disponibles en format pdf, et si vous prenez la peine de le demander, vous pourriez en recevoir une copie papier.belowthefold est une publication, format petit tabloïd, qui réfléchit sur des enjeux de société et le graphisme. ce qui est bon signe en plus d’être simplement très belle graphiquement,
une publication de winterhouse studio, la boîte de design de jessica helfand et william drentel, qui a l’air très très active dans le milieu des arts. à parcourir et lire, leur blog rempli de très intéressantes nouvelles.
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les concepts rejetés
une autre expo intéressante à visiter. la cinémathèque québécoise expose les affiches proposées, mais refusées pour plusieurs films québécois des dernières années. côte à côte, l’affiche retenue et l’affiche refusée.une bien belle idée quand on sait que les meilleurs concepts sont dans les tiroirs des graphistes. il s’agit souvent de brillantes idées qui ne voient pas vraiment le jour, ni les concours et ne sont presque jamais diffusées.
ce qui m’envoie vers la chronique d’odile tremblay du journal le devoir d’aujourd’hui. on ne parle pas souvent graphisme dans les journaux, on parle plutôt pub ou arts visuels. pourtant, elle a écrit sa chronique là-dessus ce samedi. ça fait du bien à lire.
tiré du texte : « Au départ perplexe, vite choqué, on se pince pour y croire. Quoi! L’immense majorité de ces laissées-pour-compte sont bel et bien supérieures à celles qui ont reçu le feu vert des distributeurs. Incroyable!
De beaux, d’audacieux concepts se sont vus écartés au profit d’affiches racoleuses, garnies de vedettes en photos. Sur les cimaises, agréées et rejetées sont exposées côte à côte, et notre oeil ahuri vole des unes aux autres.»
«…décrit des distributeurs qui, après avoir demandé à l’affichiste: «Étonne-moi!», finissent par se réfugier dans la recette-choc et simpliste; stars et images faciles à ingérer pour le spectateur. »
sa chronique est une autre voix qui réalise, comme nous du milieu graphique, que le client est malheureusement souvent frileux. cela se justifie sans doute dans certains domaines. mais pour une oeuvre cinématographique, avoir une affiche forte graphiquement pourrait avoir un effet de «suggestion» plus évocateur que les photos des acteurs.
jusqu’au 29 avril et c’est gratuit.
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Graphzines et autres publications d’artistes

à voir, cette centaine d’oeuvres de bédéistes, photographes, designers et illustrateurs,présenté au centre de conservation de la bibliothèque nationale.tiré du communiqué de presse :
« les graphzines et autres publications d’artistes présentés dans l’exposition dévoilent quelques-uns des grands courants actuels du domaine du livre d’artiste. Ces ouvrages essentiellement visuels empruntent des éléments au récit, à la bande dessinée, à l’ouvrage scientifique, au photoroman, au roman policier, au documentaire et au catalogue. Ils portent un regard tantôt humoristique, tantôt critique sur la société d’aujourd’hui. »jusqu’au 10 août 2007
le centre de conservation est situé au 2275, rue Holt (près de l’angle de l’avenue De Lorimier et du boulevard Rosemont)
attention aux heures d’ouverture : du mardi au vendredi, de 9 h à 17 h.
on fait quoi quand on travaille toute la semaine ?je vais sûrement y aller bientôt. j’adore ces livres/magazines à petit tirage remplis de créativité puisque l’artiste y publie ce qu’il veut sans trop de compromis. je vous en reparle.
ça devrait être particulièrement intéressant.via grafika
image : oeuvre de julie doucet













