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mon billet air du temps, début janvier
nous voilà l’année suivante. petit retour sur les deux dernières semaines.
j’ai travaillé sur mon livre «debout» que je vous ai présenté jeudi dernier. on trouve une belle collectivité d’artistes sur #areyoubookenough.
j’ai fait mon premier souper sur messenger (noël). bizarre, mais sympathique.
j’ai travaillé sur ma proposition de livre à partir du concept de guylaine lab. c’est un travail de longue haleine, car il ne faut pas seulement faire quelques pages du livre, mais aussi décrire son intention, en quoi ce livre serait intéressant et différent de ceux qui existent déjà, décrire la clientèle cible, les marchés possibles, etc. ça avance vraiment bien.
je suis allée voir le lac très souvent. j’ai bu un verre de bulles rosé dehors avec mes
nouveaux voisins, surtout des voisines en fait, le 1er de l’an au
soleil.j’ai commencé à participer au défi de @drawandcook. 21 jours en janvier d’aliments. je ne le ferai pas tous les jours, j’ai affiché la liste dans mon atelier, j’y vais selon mes envies. j’y passe environ une heure ou moins. ensuite, je mets en ligne, peu importe le résultat. hier, chou-fleur.
j’ai vu trois geais bleus en même temps sur mon balcon la semaine passée. wow, un petit bonheur.
je vous souhaite une belle année, elle sera remplie de défis, mais on s’y fait et on s’adapte, non?
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«debout», mon dernier livre d’artiste, mais est-ce un livre?
les formes d’un livre d’artiste sont multiples. ce dernier particulièrement. j’ai développé (une sorte de) contenant et aussi un contenu, alors pour moi c’est un livre d’artiste. vous pouvez voir plusieurs photos ici.
j’ai participé au défi #areyoubookenough_legs du mois de décembre. le thème était les jambes. j’ai trouvé cette idée amusante et stimulante. ça me sortait de ma zun habituelle.
je me suis questionnée, à quoi servent nos jambes? à bien des choses en fait. j’en ai conservé cinq: manifester, s’affirmer, danser, aider et s’enfuir.
les jambes sont ici une petite forêt de branches qui ont été légèrement transformées. j’ai fait quelques ajouts de pâte de papier pour symboliser les genoux, les mollets, une blessure, des pieds bien ancrés, etc. les entités sont des carrés recouverts de page de livre, car chacun a son histoire. chaque message a aussi une sorte de tête, un autre élément naturel ramassé dans le coin.
l’œuvre est éphémère, car extrêmement fragile et ne se transporte pas vraiment. j’ai adoré faire ce projet. comme le défi se termine aujourd’hui, voyez les autres sur la page instagram indiquée plus haut.
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des livres/œuvres assez particlulières
calamari archive offre en ligne des cahiers, de la poésie et de la musique. Imaginez un univers «underground» comme il n’en existe plus beaucoup. je ne sais pas pour la poésie ou la musique, mais les publications elles, sont touffues, gribouillées. vous y trouverez mélange de collage et de journal. j’ai beaucoup aimé. pas vraiment d’œuvre numérique ici mais plutôt des traces d’humanité sur toutes les pages.
«Over the past 15+ years, Calamari Archive has put out 70+ book objects (including Sleepingfish + the acquired 3rd bed imprint). Some of these have been 1st books by emerging writers»
j’ai aimé parcourir les créations qui sont souvent disponibles en format pdf. ce qui permet d’en voir beaucoup plus. des carnets qui ne sont pas d’esquisses, mais plutôt de vie et d’énergie.
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un livre sur ses jambes et un idée folle
j’ai participé au défi #areyoubookenough en 2019 sur des projets de juillet et août, je crois. une belle façon de concevoir un livre, d’en lancer les premières idées, d’y voir ou non un potentiel. ce fut pour moi la création de mon livre sur l’amitié et sur les gens de l’ombre. j’avais beaucoup aimé.
cette fois-ci je me lance dans le projet du mois de décembre. le thème, les jambes. étrange, non? étant plus près de la nature, je travaille avec des branches qui deviennent des jambes. je suis en processus. il me reste encore une dizaine de jours pour finaliser.
pour rigoler, voici une vidéo sur un faiseur de bûches. ça ne s’invente pas mais j’avoue avoir été prise au jeu. j’y ai cru parce que le monde est tellement fou parfois. merci Cathryn pour le partage. en effet, j’ai découvert cette perle via son calendrier de l’avent.
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livre du jour: le livre pop-up «Bauhaus Ballet»
l’école du Bauhaus fut un nid de créations. dans ce foisonnement de nouvelles idées, on a aussi créé un ballet. il s’agit d’une création de Oskar Schlemmer, le Triadic Ballet.
je vous présente aujourd’hui le livre pop-up «Bauhaus Ballet» de Gaby Dawnay avec les magnifiques illustrations de Lesley Barnes.
ce livre présente tous les costumes très particuliers de ce ballet hors normes. dans cette vidéo, on présente les grandes lignes directrices: les formes des costumes sont des cercles, des carrés et des triangles, les couleurs: le rouge, le rose, le bleu et le mauve.
à parcourir les pages sur fond noir, vous pourrez apprécier quelques mouvements. les costumes sont très bien rendus. vous trouverez des vues d’ensemble, des pas de deux et des ballerines au tutu très moderne, surtout pour 1922!
il faut savoir que volontairement le chorégraphe a créé des costumes qui contraignaient les danseurs dans leurs mouvements. juste ça, ce n’est pas banal.
un très joli livre. on aurait aimé quelques pages de plus.
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The Queen’s Gambit: une analyse
vous avez probablement vu la série «the queen’s Gambit», Le jeu de la dame en français. quand j’écoute une série que j’aime, j’aime aussi en lire l’analyse quand c’est possible.
j’ai lu récemment cet article du new york times «I Want to Live in the Reality of ‘The Queen’s Gambit’» de Carina Chocano.
l’article raconte les grandes lignes de la série et fait des liens. ce que j’ai particulièrement aimé est son point de vue général. pour une fois, une jeune fille devenue jeune femme prend sa place sans être une victime sexuelle ou du sexisme ambiant. elle avance, toute seule avec sa propre méthode et réussie. tout n’est pas facile, mais sa mère d’adoption embarque dans le sérieux jeu des compétitions d’échecs.
Beth avance par son talent, sa détermination, son intelligence. elle utilise son instinct et son instinct est le bon. c’est très inspirant. il n’y a pas de méchants violents ni d’armes. la plupart des hommes autour d’elles veulent l’aider par amour des échecs. ça c’est assez intéressant.
la belle nouvelle est qu’une histoire comme ça ait attiré un public aussi grand, vraiment énorme. ça sous-entend que nous en verrons sûrement d’autres du même genre.
j’ai lu le roman de Walter Tevis il y a quelques années, trouvé vraiment par hasard dans une boite de livres. j’avais beaucoup aimé, une excellente lecture.



























