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livre du mercredi: les arbres de Bryan
je savais que j’avais déjà parlé de cet artiste, et après recherche, c’était en 2012. Bryan Nash Gill fait de la gravure à partir d’arbres coupés. on y trouve tout le détail des anneaux de croissance et souvent, le contour de l’arbre lui-même.
dans mon livre de la semaine, je vous présente le même ouvrage qu’il y a 14 ans, «woodcut», mais cette fois-ci en édition très très augmentée de 2024. après toutes ces années, bien sûr, son travail a évolué, changé, mais son sujet est resté le même.
c’est à la lecture de l’interview en fin de livre que sa démarche prend tout son sens et que l’on ne regarde pas ses gravures de la même façon. c’est en quelque sorte le portrait d’un arbre. on y apprend que la gravure finale demande beaucoup plus de travail que ce que l’on croit.


préparer la tranche d’arbre demande plusieurs étapes qu’il explique. il faut la sabler, ensuite la brûler selon différents outils et selon les essences afin de faire ressortir le contraste des anneaux. il a aussi imprimé des bouts de 2×4, du plywood, et autres.
c’est magnifique. j’ai toujours aimé son travail très inspirant. un ouvrage riche et très graphique avec une composante organique très touchante pour qui aime la nature.
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en faire 25 copies
dernièrement, mon ami RF Côté me demandait de participer à sa publication circulaire 132. pour être inclus dans une édition, il faut lui envoyer 25 copies de quelque chose de 8cm x 8cm. en retour, on reçoit une copie du zine dans lequel on est. ça faisait longtemps que je voulais lui faire parvenir quelque chose parce qu’on aime recevoir les enveloppes de RF. on devient addict, je crois.
en ce moment, je lis l’avant-dernier numéro d’uppercase, où Janine présente largement l’utilisation du pochoir dans toutes sortes de domaines. je me suis dit, pourquoi ne pas essayer ça pour le projet 132.
j’ai fait mon dessin, placé mes trois acétates dans lesquels j’ai coupé les formes que je voulais imprimer. c’est très très loin d’être précis et c’est ce que j’aime.
j’ai commencé par une couleur de fond, un orange pâle qui ne me ressemble pas. il faut essayer des choses! ensuite, j’ai imprimé les deux autres couleurs. le tirage de 28 copies m’a pris peut-être un peu plus d’une heure.
je dois avouer que j’ai été surprise du résultat. la densité des couleurs, les formes, le format, tout fonctionne assez bien. expérience à refaire, c’est certain!
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le guylainelab a commencé hier. j’ai fait la liste des participant.e.s ce matin et j’ai 30 noms. je suis très contente de voir et de lire tous les commentaires encourageants. guylainelab, c’est pour avoir du plaisir, avoir foi en la nature humaine.
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archiver son travail?
quoi faire de tout ce que l’on produit? c’est un aspect important si ce que vous faites est important pour vous. vous avez eu une période collage? une autre plutôt médias mixtes ou encore photo? tout est bon et tout cela est important pour nous donner une meilleure idée du chemin parcouru.
dans cet article d’Apoorva Gohad, l’artiste nous propose des pistes pas trop compliquées pour ne pas perdre de vue nos créations, comment commencer et surtout quelles informations noter. c’est certain que ce n’est pas la partie la plus créative de notre temps, mais c’est très facilitant quand on répond à un appel de dossier.
nous sommes là, à partager tout ce qu’on fait sur les médias sociaux, mais ce n’est pas vraiment des archives. conserver dans un dossier, bien nommé. les images de qualités de notre travail est la première chose à faire. ensuite, elle propose un fichier genre tableur avec le titre, le médium, le format, la date, etc. cette efficacité peut toujours servir!
la façon la plus simple que j’ai trouvé dans mon cas, pour mes livres d’artistes, c’est de les partager en ligne sur mon site. ça m’oblige à prendre plusieurs bonnes photos. je rédige ensuite la démarche du livre et je fournis le format, la date, etc. dans mes carnets, je note les dates de début et de fin.
c’est certain qu’au début, ce n’est pas un travail très créatif, mais avec le temps, on apprécie d’avoir fait l’effort et on est surtout agréablement surprise de tout ce qu’on a fait et de la qualité de notre travail. on se doit bien ça à soi-même! vous pouvez voir un condensé de son article ici.
photo de Laura Ada.
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dessiner et être heureux
je vous présente aujourd’hui le livre «draw & be happy» de Tim A Shaw, illustré par Cachetejack. ce livre a été publié en 2018 et peut être difficile à trouver. vous pouvez en voir plusieurs pages ici.
mais si vous pouvez mettre la main dessus, c’est un livre formidable pour se mettre à dessiner tous les jours pour sourire. j’ai adoré la façon dont le livre est structuré, toujours des double-pages très colorés qui proposent un prétexte à dessiner avec un petit texte d’explication ou de mise en contexte. que ce soit de faire une série infinie de cercles, de faire le portrait rapide de nos ami.e.s ou de dessiner sur le napperon alors qu’on est à table, à chaque suggestion, je souriais.

dans cette période où ça ne va pas très bien, il est bon de trouver des choses qui nous font du bien et dessiner ainsi est une belle idée. on vient à bout de sujet à discuter, alors mettre des crayons sur la table avec quelques feuilles de papier peut être un geste stimulant.
Tim A Shaw est d’ailleurs un illustrateur qui a fondé des projets où l’art aide des gens dans le monde hospitalier. on peut lire sur lui sur son site. Cachetejack est un duo d’illustratrices espagnoles, Nuria Bellver et Raquel Fanjulde. j’aime beaucoup leurs dessins et projets. j’ai adoré ce qui se dégage du livre par leurs dessins.
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de l’inspiration sur toutes les pages
je présente ce catalogue d’exposition pratiquement chaque année. «Unbound – Artist’s books» est une présentation des livres d’artiste des étudiant.e.s qui ont suivi le cours de Toni Hartill.
« Although this course is, on the face of it, about ways of creating artist’s books that are not bound or that follow traditional formats, this course is really about letting go of conventions and restrictions – all those little voices in your head that tell you what you should or shouldn’t do – and embracing the adventure of not really knowing what you are capable of, or where your ideas will take you.»
c’est toujours intéressant, car il est rare de voir d’autant de livres d’artistes au même endroit. bien sûr, il y a des lieux communs, mais il y a aussi beaucoup d’inspirantes créations. prenez le temps de parcourir le catalogue (en mode pleine écran) de plus de 80 pages qui est très bien fait.
plus bas dans la page, vous pouvez voir d’autres catalogues comme pour le collage et le design. -
la belle surprise du guylainelab
nous sommes à quelques jours du début de la cinquième édition du guylainelab. est-ce que je croyais que ça fonctionnerait? ben oui, mais pas autant.
mercredi soir, le groupe du club de zines de magog a eu sa rencontre mensuelle. ce sont toujours des soirées très intéressantes, stimulantes et on y parle plus de zine qu’on en fait au final… pour le plus grand bonheur de tout le monde.
à la demande de Fauve, l’organisatrice, j’ai présenté le guylainelab aux personnes présentes. quand j’ai vu l’enthousiasme des gens, de celles qui connaissent, de celles qui le feront pour la première fois, j’ai vraiment été touchée.
mon but premier dans la vie est que tout le monde découvre à quel point la créativité est bonne pour la santé autant moral que physique. peu importe l’exercice, peu importe le résultat, le bonheur de vivre le «flow», d’être dans une bulle de création, que ce soit quelques minutes ou plus longtemps, l’important pour moi, c’est de le faire, de toucher à «ça».
alors j’ai présenté mon livret et mon projet de l’année dernièrement sur la page dédiée au guylainelab. je vous suggère, comme je l’ai fait avec une amie récemment, de regarder les livrets publiés autour du 28 février 2025. je suis tellement contente de la fierté qui se dégage de vos carnets, car c’est l’ensemble qui est formidable. la ténacité, le temps dédié (15minutes!) et le chemin que votre tête fait créativement durant tout le mois. tout cela est impressionnant!

















