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deux choses à voir en ce mardi
ne trouvez-vous pas que quand on va au musée, les gens qui parcourent l’exposition font aussi partie de la visite? j’ai parfois cette impression. quand je suis tombé sur les dessins de crack skull bob (américain), ça m’a fait sourire. il saisit bien l’ambiance d’un vernissage ou des gens qui s’arrêtent aux kiosques des artistes. j’ai beaucoup aimé. je vous suggère d’aller voir sa section «musiciens», c’est tout aussi intéressant.
je n’utilise pas instagram et n’y vais (presque) jamais. l’artiste australienne ngaio lenz a choisi cette plateforme pour que nous puissions suivre son travail. très intéressant. c’est rempli de textures, ses harmonies de couleur sont riches bien que souvent monochromes et elle semble faire de multiples collections d’objets.
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quelques belles idées sur les ennemis de la créativité
voici cinq courts articles sur les ennemis de la créativité dans la publication américaine psychology today.
je vous en présente quelques-uns :
• d’abord, l’importance de changer son point de vue lorsqu’on cherche à innover sur quelque chose. quand on fait appel à notre créativité, les solutions ne peuvent venir de ce que nous ignorons.
«If you want to change the way you approach a creative problem, then you need to change what you are thinking about. You need to describe the situation in a new way. »«A key strategy for changing what you think about is to find the essence of the creative problem you’re trying to solve. Start by looking at how you described it.»
• qui a peur de l’échec?
»in tasks that require creativity, new insights, or learning, we do better when we are not being evaluated, so are not afraid of failure.»• est-de que la concentration serait l’ennemi de la créativité? on explique que de trop vouloir chercher une solution empêche notre cerveau de travailler. c’est ce qu’on nomme souvent l’incubation, une portion du temps où vous avez l’air de ne rien faire…
«Research suggests that moving freely—walking outdoors, pacing around the room, or even gesturing with un hand and then the other—triggers the free flow of ideas needed for creative breakthroughs.»• en créativité, l’imitation est-elle permise? on y explique que d’éviter à tout pris de faire ce qui existe déjà nous empêche de pousser nos idées plus loin. on peut se permettre de surfer sur les idées qui sont dans l’air. réalistement, nous n’inventons rien, nous faisons de nouvelles associations qui apportent de nouvelles idées.
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un talent et une idée pour un jeudi
je viens de découvrir le travail de carmen almon. une américaine vivant à bordeaux. elle travaille le métal pour arriver à faire ces magnifiques fausses plantes et fleurs, les insectes aussi. impressionnant. dommage que sur son site les photos soient si petites. on peut trouver un article sur elle et quelques photos sur le blog du nytimes.
voici un beau projet pour mettre l’art dans la rue. l’organisme britannique «art everywhere» a placé dans 22,000 espaces publicitaires un choix de 57 oeuvres d’art pour une période de deux semaines, soi du 12 au 25 août partout en angleterre. une magnifique idée vraiment. voir le dernier vidéo qui présente un condensé du projet avec plusieurs commentaires des gens de la rue qui ont côtoyé les panneaux. brillant!
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tout converge vers… le bonheur d’écrire!
il y a des moments dans l’année où je tombe sur plusieurs choses qui vont dans le même sens. la plupart de ces idées voyagent depuis toujours. la magie, c’est de les retrouver dans mon champ de vision en même temps.
l’écriture dans un cahier est un bien beau moyen de libérer certaines idées (dans mon cas), de les mettre en place ou de les faire évoluer vers autre chose. quand j’ai lu l’article de laura vanderkam, ça m’a fait sourire. elle remettait en question ses journaux «papier». elle se disait qu’en accumulant tout ce qu’elle écrivait sur son blog, et sur les médias sociaux, pourquoi toujours tenir un journal? l’an dernier elle a rédigé un cahier de vacances et mentionne le plaisir qu’elle a eu à le relire cette année. question de commencer, je vous envoie à mon petit «instant book» que j’ai appelé «moments précieux de mon été» à télécharger ici.
laura fait aussi un lien avec quelque chose qui ressemble au journal de gratitude. ça non plus, ce n’est pas nouveau, mais il est scientifiquement prouvé que c’est bon pour la santé. je vous suggère une conférence «ted» de florence servan schreiber sur ce sujet (merci ludivine!). elle vous explique tout ça en 12 minutes.
l’aspect que je trouve le plus intéressant dans le journal papier, c’est la réflexion. nos journées passent vite et elles sont bien remplies. nous avons fait des choses, photographié, «texté», rencontré des gens, bref, nous avons vécu plusieurs beaux moments que nous oublions d’apprécier vraiment. l’écriture sert aussi à ça. bonne écriture!
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l’eau qui planifie notre vie selon edward burtynsky
j’adore le travail du photographe edward burtynsky. son témoignage photographique des (mauvaises) interventions de l’homme dans son environnement est toujours frappant. ses images parlent amplement. devant une de ses oeuvres, notre esprit valse entre la beauté plastique et graphique du résultat et par l’effroyable réalité qu’on y découvre. on est subjugué et on ressent un malaise.
les films sont encore plus intéressants parce qu’on voit toutes les étapes pour la réalisation de ses photos magnifiques. on se promène avec lui et son équipe. il n’y a pratiquement aucun commentaire, que des images qui défilent devant nous. le genre de film qu’on a dans la tête longtemps.
après avoir travaillé sur des sujets comme la chine, le pétrole, voici sa série sur l’eau. il nous démontre à quel point cette matière planifie en quelque sorte notre société. ses photos sont encore cette fois, très impressionnantes. sur ce sujet aussi, il y a maintenant un film, «watermark». regardez la bande-annonce, ça vous donnera sûrement le goût d’aller le voir.
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quelques jours à québec, voir pellan
je voulais absolument voir l’exposition dédiée au travail d’alfred pellan. un de mes peintres favoris. je n’ai pas regretté ma visite.
pour pellan tout était prétexte à la création. sa maison, son univers, ses journées semblaient dédiées à produire artistiquement toutes sortes de choses. l’exposition présente plusieurs pages de dessins, esquisses, recherche, etc. on trouve souvent un tracé à l’encre noire possédant une force graphique qui n’appartient qu’à lui. le grand plaisir que prenait pellan à créer est le fil conducteur de cette expo. il vous faut parcourir en souriant son cabinet de curiosités, ses jeux de mots/objets sur la chaussure, ses masques, ses ajouts dessinés sur des photos déjà existantes. on réalise que son univers était vaste et pourtant, toujours très personnel. très inspirant!
puisque j’étais dans le quartier st-roch (merci suzanne!), j’en ai profité pour faire le tour de ce quartier qui est sur le mode transformation depuis quelques années, rempli de restos et de petits commerces très sympathiques. je vous recommande phylactère, au 685, st-joseph est pour sa variété de zines. j’en ai acheté quelques-uns. aussi, situé près des écoles d’art, je vous suggère coop zun pour la matériel d’artistes, papiers, cahier, etc.
il existe encore dans cette ville plusieurs librairies de livres usagés, plusieurs situés sur la rue st-jean pas très loin les unes des autres. là aussi, j’ai fait quelques trouvailles.
comme c’est une ville qu’on connaît déjà, il faut ouvrir nos antennes pour la voir de nouveau. promenez-vous loin des quartiers trop touristiques et vous ferez, vous aussi, des découvertes.























