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les 85 carnets de michael bierut
il est rare de lire un aussi intéressant témoignage. michael bierut, designer graphique américain et éditeur du blog design observer, a écrit sur ses carnets de notes dans ce blog justement. il témoigne du style de carnet, nous présente plusieurs pages, des notes prises ici et là. on s’attend souvent à trouver dans un carnet de créatif des pages remplies d’esquisses. eh bien non, dans son cas, des idées, des listes de choses à faire, des petits carrés pantun, quelques dessins d’enfants et finalement quelques esquisses qui sont souvent loin du résultat final.
«There always seems to be a lot of interest in designers’ sketchbooks, but I call these notebooks for a reason. I’ve seen other designer’s sketchbooks and I’m always impressed by how much creativity is on display. Not in mine. Page after page contain nothing but records of phun conversations, notes from meetings, price estimates, specifications. I keep the random doodles to a minimum. Someun looking at those pages would think the book might belong to a lawyer or, more likely, a party planner. Every once in a while, though, there are some drawings that would suggest that the owner was a designer.»
«The notebooks function like a security blanket for me. I can’t go into a meeting unless I have my current notebook in my hand, even if I never open it. Because I carry un everywhere, I tend to misplace them a lot. Losing un makes me frantic. »
j’en retiens que ses cahiers sont comme une doudou rassurante. toujours en avoir un avec soi. je comprends très bien. je fais la même chose depuis des années.
sur toute la série (85 jusqu’à maintenant), il en a égaré deux.
le texte est vraiment intéressant et me rejoint tout à fait.
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les livres de jaqueline rush lee
jacqueline rush lee est une artiste irlandaise vivant à Hawaii. son matériel de base, les livres. elle les malmène de diverses façons pour leur donner de nouvelles formes et rafraîchir notre regard sur cet objet.
magnifique, inspirant ! à voir absolument.
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les photogrammes d’abel parris
avez-vous déjà fait des photogrammes: mettre des objets sur du papier photo et exposer, développer et (peut être) admirer le résultat. la technique est à peu près impossible à contrôler. mais quelles magnifiques images cela peut donner!abel parris, designer, avait fait des photogrammes au secondaire. après plusieurs années loin d’une chambre noire il a refait l’expérience en voulant faire ressortir la profondeur des textures, difficile à faire avec cette technique. il a utilisé des transparents, du verre, etc. les résultats sont vraiment riches de textures et d’ambiance.
voir ses photogrammes ici.
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typographie expérimentale en classe
la semaine dernière, n’en pouvant plus de voir mes étudiants tourner en rond dans leur logiciel de mise en pages, se demandant comment placer tout ça et le serveur nous ayant lâché, je les ai installés aux tables à dessin et au photocopieur. «on va faire de la mise en pages autrement».
eh bien, ça a marché, en plus, je crois qu’ils ont aimé ça.quand j’ai vu ce «post» sur le blog de aprile, j’ai fait un lien avec ma petite histoire.
hugo werner (brésil) enseigne la typographie et dans ses cours, il fait travailler ses étudiants par collage, transfert, étampes, etc. des travaux à saveur d’abord typographiques. les résultats sont touffus, pleins d’énergie et d’expérimentations. à voir!voici les photos de son workshop en 2008
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ne rien acheter pour créer
j’ai trouvé ce défi à quelques endroits sur le web : être créatif sans rien acheter. tout faire à partir des millions de papiers, de matière, de couleurs accumulées au fil des ans. méchant contrat.à bien y penser, j’ai à peu près rien acheté en 2008. le collage, à la base, c’est de la récupération. je n’ai pas de mérite.
bien sûr, je me suis payé de belles feuilles de motifs à florence, des encres de gravure pour imprimer un livre d’artiste, mais pas grand-chose d’autre. ma colle planatol est récupérée de stockage inutilisé depuis 20 ans.vous avez déjà vu ma table à dessin débordant de papier, maintenant voici mon tiroir de couleurs.
il est certain que si je faisais, par exemple, de la peinture, il me faudrait sans doute acheter de la matière à un moment donné. mais de votre coté, que faites-vous de toutes ces couleurs achetées et inutilisées?
le post de départ ici, la réponse de Dawn DeVries Sokol ici. lisez les commentaires, c’est tout aussi intéressant.
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une des activités de la journée

j’ai fait une série de douze cartes d’artiste (artist trading card). un vrai plaisir! elles sont toutes sur ma page flickr. si vous voulez faire des échanges, faites-moi signe!
















