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s’organiser une résidence d’artiste
comme artiste, nous sommes plusieurs à vouloir faire une résidence de création. mais dans le fond, ce n’est peut-être pas si compliqué à organiser.
l’autrice Nicole Donut explique les grandes lignes d’un tel projet. en bref, elle et quelques artistes ont déterminé un moment, loué un airbnb quelque part et réglé les questions pratiques. ensuite, elles ont élaboré un emploi du temps qui permettait de la création solo, des périodes d’échange et de discussion en ajoutant quelques activités à faire en groupe.
c’est une excellente idée et un tel exercice ne peut qu’être enrichissant. voici quelques grandes lignes proposées:
• de se donner une intention créative qui soit réaliste ne fonction du temps de votre «résidence».
• s’entourer d’autres artistes de disciplines différentes de la sienne.
à lire, ça donne des idées!
photo de Debby Hudson
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samedi: dessinez dehors!
samedi dernier je suis allée à une activité de dessin extérieur (genre urban sketcher) avec deux amies. cette fois-ci, dans le cadre des journées du patrimoine religieux, nous avons participé à une activité organisée par Jean-Pierre Pelletier à way’s mills. sur place, nous avons visité et dessiné deux petites églises de bois blanc. il faisait un temps magnifique.
nous étions une trentaine de personnes disséminées dans ce petit coin des cantons de l’est. tout le monde s’installait avec son carnet, sa tablette et sa palette de couleurs.
nous avons eu la chance d’avoir avec nous Louise Beaupré-Lincourt, qui a tenu un carnet à raison d’un dessin par jour pendant toute la pandémie. on peut voir cette somme de dessins sur le lien. elle a commenté son approche, son travail et a répondu à nos questions avec gentillesse et générosité.
encore merci de cette belle journée. les photos sont de mon amie Gabrielle Schloesser.
ci-dessous, un de mes dessins.
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dessiner comme méditer, ou l’inverse
la pandémie nous a tous transformé un peu ou beaucoup, c’est selon.
dans l’article «Rediscovering the Joy of Drawing During the Pandemic», le journaliste Kyle Chayka explique qu’à un certain moment, il s’est acheté une boite de crayons, un taille-crayon et un petit cahier à dessin spirale. un premier depuis très très longtemps, car il se souvenait qu’à l’école il dessinait beaucoup, souvent, mais plus depuis un bon moment.
au début de la pandémie, il prit l’habitude de quitter son écran et d’aller au parc pour dessiner ce qu’il avait devant les yeux.
ce qui est très intéressant dans l’article est son analyse de toute cette année à dessiner, le changement dans ses dessins, les sujets, ce qu’il voulait faire et les résultats dans son cahier. le fait de limiter ses moyens simplifie l’exercice. c’est simple de ramasser ses outils et de partir s’installer sur un banc de parc.
une grande motivation a été de les partager sur son fil instagram (que je n’ai pas trouvé), rapidement, sans retoucher ses dessins. l’idée de spontanéité était importante à conserver. il faut avouer qu’un «like» est souvent le petit signe d’encouragement qu’on a besoin, surtout en temps d’isolation. cela a aussi permis à l’auteur de vivre plus lentement, aller au parc pour regarder, observer, ça prend du temps.
je vis ce genre de session de dessin comme une méditation. on est tellement concentré entre notre dessin et ce que l’on observe que rien d’autre n’existe. un bonheur à chaque fois, mais un petit effort à m’y mettre à chaque fois aussi. j’aimerais bien arrivé à me créer un automatisme comme Kyle a réussi à le faire.
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un journal de nature, un projet d’été?
vous connaissez les «journaux nature»? on fait référence ici aux journaux des explorateurs avant les écrans.
«Every explorer, scientist, and naturalist carries a notebook for jotting
down observations, drawing sketches of species they’ve come across,
outlining maps for newly explored areas or taking notes about seasonal
changes.»ce type de journal nous permet d’inscrire dans le même cahier, nos réflexions, nos annotations et idées, nos dessins et sketchs, etc. bref, il prendra la forme de notre choix et fera en sorte que nous aimerons y retourner. c’est aussi une façon de développer son sens de l’observation. pour bien intégrer quelque chose, il n’y a rien comme le dessiner ou l’écrire. je vous jure que le stress disparait le temps qu’on y passe, pour l’avoir vécu assez souvent.
ce type de carnet peut s’utiliser partout, que ce soit d’un balcon, d’un banc de parc ou d’un voyage dans la nature. il peut s’étaler sur quelques jours ou sur plusieurs mois au fil de nos déplacements.
choisir le bon carnet, le bon format, le bon papier et voilà un beau projet pour l’été.
pour toute l’information, visitez le lien «How to Keep a Nature Journal» et aussi cet article sur apprendre à faire un journal de la nature.
photo: purejulia
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voir sa vie en cartes
ce matin j’ai assisté à un mini-workshop en ligne offert par creative morning. la série FieldTrips offre gratuitement des ateliers sur toutes sortes de sujets.
«Make a Map re-entry edition! with Anne Ditmeyer (aka Prêt à Voyager)» était le titre de l’événement.
j’ai aimé le temps, 1h top chrono. nous avons fait trois exercices de cartes. une carte de notre routine du matin dessinée sur un aliment, une deuxième carte sur ce que nous avons découvert dans la dernière année dessinée/écrite sur une serviette de table et finalement, une carte d’inspiration, de notre monde idéal. bien sûr, nous avions des indications, mais la plus importante était d’avoir du plaisir à le faire et qu’il est impossible de se tromper, tout est bon. pas besoin d’être bon en dessin. j’aime bien cette approche. elle nous a fait réfléchir positivement sur cette période de pandémie.
en surplus, l’autrice/animatrice de l’atelier Anne Ditmeyer nous a fourni des liens et références. ce que j’ai bien apprécié comme le site handmaps.org.
vous pouvez vous abonner à leur infolettre en bas de la page du lien que je vous ai donné plus haut. il y en a pour tous les goûts.
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enfin, visite au musée!
une magnifique exposition nous attend au musée, Riopelle en lien avec ses inspirations amérindiennes.
j’ai visité exposition bien montée. ce qui est intéressant c’est qu’on y voit des œuvres de l’artiste qui datent de 1945, des grandes gouaches et des peintures qu’on ne voit que rarement. de là le plaisir de cette visite. la redécouverte d’un artiste exceptionnel.
et quoi dire d’être au musée, d’être entouré de grands tableaux. j’ai pris une grande respiration juste pour vivre le moment présent.
réalité de la pandémie maintenant, il n’y a aucun banc où s’assoir cinq minutes à moins de trainer un des sièges offerts à l’entrée. pas de catalogue à feuilleter quelques minutes. il faut prévoir une visite en continu, ce que l’on fait la plupart du temps mais là, c’est obligé.
si vous voulez éviter la cohue, prenez votre billet après 3h. ça vous laisse deux heures pour voir l’expo et vous serez moins nombreux.























