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l’art du croquis rapide avec Nishant
je vous présente aujourd’hui le livre «make (sneaky) art» de Nishant Jain, surnommé le «sneaky artist». après quelques démarches dans sa vie personnelle, Nishant a décidé de commencer à dessiner dans sa vie courante, au café, dans la rue, etc.
il explique bien cette transition vers le dessin dans le début de son livre. il n’est pas le premier à écrire sur le sketch rapide, mais, je dois avouer, il explique très bien ce choix dans son ouvrage largement illustré de 142 pages (plusieurs pages à voir sur le lien plus haut).


j’ai beaucoup aimé ses propos sur la planification des plans dans un dessin, que doit-on conserver, que doit-on oublier, comment composer, quelles lignes tracer pour suggérer un personnage. ça aussi très bien expliqué. de bons conseils comme d’avoir ses outils faciles à sortir pour s’y mettre rapidement, etc. beaucoup de trucs très pratiques comme ses dessins qui sont parfois à peine plus grand qu’une carte de visite.
aux états-unis, comme immigrant, il a reçu tous les types de regards suspicieux lors de ses courtes sessions de dessin. il en parle et souligne aussi l’importance du groupe.
Nishant est un excellent dessinateur et bon pédagogue. ses dessins sont très réussis. son instagram est ici. ça m’a donné le goût de m’y remettre (oui, je dis ça assez souvent finalement).
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quelques suivis d’atelier
je n’ai pas de gros projet pour l’instant dans l’atelier. je continue mes collages de cahier et des suivis de certains dossier. Fauve Jutras, notre organisatrice en chef du club de zines de magog, a parlé de nous à un autre amateur de zines lors de son voyage au portugal l’automne dernier. suite à cet échange, j’ai envoyé des zines à Miguel Correia pour sa collection. dernièrement, j’ai vu passer qu’il préparait l’exposition itinérante Saltimbancos Artistlibroj (qui commence à la bibliothèques de l’université d’Aveiro) et que trois de mes zines en feront partie. wow, toute une belle surprise.
j’avais aussi envoyé mon livre «prendre une marche» pour une exposition dans une galerie de nouvelle-zélande. là aussi, mon livre a été choisi.
ces bonnes nouvelles m’ont fait du bien après tous les refus que j’ai reçu depuis novembre (plus d’une dizaine).
samedi dernier, toujours par le club de zines, nous étions quelques-unes à se rencontrer pour faire du collage dans une microbrasserie de magog afin de souligner la journée mondiale du collage, le 9 mai. nous avons eu un après-midi de créativité et de partage qui a été très stimulant. faire des pages de collage avec le matériel des autres fait du bien. merci merci à la vie!
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deux inspirations par ce vendredi
quelqu’une m’a envoyé ce lien récemment. merci, je partage donc le travail de Maureen Nathan qui fait de la gravure. mais elle a une série intrigante et intéressante de souliers en papier. il s’agit de gravures, coupées et montées en 3D qui forment une sandale ou un soulier ouvert. elle les enduit ensuite de cire d’abeille. sur sa page instagram vous verrez plusieurs billets sur le sujet. je vous envoie aussi vers son site où on voit plusieurs de ses très inspirantes œuvres.
ensuite, une façon de voir la vie à travers une grille inspirée de la bande dessinée. l’artiste Roberto Masso découpe des grilles et regarde son environnement pour créer ainsi un narratif surprenant. que ce soit des gens, l’eau, un paysage, l’exercice fournit un nouveau regard. encore ici, parcourez sa page instagram pour découvrir plusieurs de ses grilles et expérimentations.
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l’inspiration à 91 ans
le photographe Joshua Charow documente la vie des artistes agé.e.s de new york qui vivent dans des lofts comme il y a 40 ans. c’est toute une génération d’artistes formidables.
aujourd’hui, je vous partage le film qu’il a fait sur Hilda O’Connell, une artiste de 91 ans. dans une vidéo d’environ dix minutes qui vaut la peine d’être écouté en entier, elle parle de son cheminement. elle raconte: «j’étais une jeune fille du bronx qui ne connaissait rien à l’art». c’est par un professeur qu’elle eu un coup de foudre pour l’art abstrait.
je vous la présente, car son travail est toujours tellement pertinent et magnifique, mêlant peinture, calligraphie, collages, etc. il y a un tel effet de confusion et pourtant, l’équilibre de la composition fonctionne superbement.
prenez le temps de la découvrir. moi, quand je vois ça, ça me donne un coup de pouce solide pour retourner créer, faire de l’art peu importe le résultat.
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carnets d’un vendredi
aujourd’hui, je vous partage deux carnets. le premier est de l’artiste espagnole Núria Riera. elle pratique le dessin/aquarelle en carnet de tous les formats. je vous envoie sur un billet où on en voit plusieurs. pour avoir une meilleure idée, parcourez son fil instagram pour voir toute l’étendue de son travail. c’est très personnel comme ambiance et très poétique. c’est calme, ça fait du bien à parcourir. vous pouvez aussi visiter son site ici.
je vous présente aussi un carnet de Sarah Grace Dye dont j’ai parlé en début d’année, mais pour un reportage photo. cette artiste dessine aussi beaucoup (parmi tant d’autres choses) et j’ai particulièrement aimé ces pages de cahier dédiées à la gousse d’ail. j’adore ses dessins en une seule ligne qui se mélange et l’ajout du blanc puisque son cahier est d’une teinte grise, je crois. inspirant.
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les artistes de l’ukraine continuent
élection de Zelinsky en 2019, l’ukraine est un pays très créatif, attaqué depuis 2022, et même avant. le livre «Ukraine Rising» sorti en 2023, a été écrit par plusieurs personnes. au début de la guerre donc.
cet ouvrage porte sur le design ukrainien au sens très large. on y présente les créations contemporaines en art décoratif, en architecture, en mode, en design graphique, aussi tous les arts visuels. bref, on traverse toute une culture par sa créativité.


ce qui m’a particulièrement intéressé est l’importance de l’histoire et de la tradition dans les projets présentés tout en y trouvant un ton définitivement contemporain. leurs inspirations viennent de partout. j’ai beaucoup aimé le mélange des styles, en art visuel, par exemple, on a de l’art moderne, des choses un peu surréalistes et parfois un peu naïves. le spectre de créativité est tellement large et la qualité tellement impressionnante, cet ouvrage nous ouvre les yeux bien grands sur l’importance et la grande qualité du travail de ces artistes.
à parcourir les pages, il y a définitivement un ton ukrainien, une volonté d’être et une ambiance très forte et toute particulière. j’ai adoré tout ce que j’ai découvert.
comme toujours avec la maison d’édition gestalten, il s’agit définitivement d’un ouvrage d’une très grande qualité. le livre est d’un grand format. on voit bien le travail de chaque artiste, les images sont souvent accompagnées de mise en contexte pour 2023, donc après le début de la guerre et c’est très apprécié.
on ne peut s’empêcher de se demander où sont tous ces gens maintenant, que sont-elles et sont-ils devenu.e.s.

















