-
des portraits-entrevues réalistes et… motivants!
ce que je trouve de formidable sur le web, en plus d’y trouver des choses inspirantes en tout temps, c’est aussi la grande quantité de courts reportages disponibles à tous moments.
je viens de découvrir le projet like knows like qui présente sur leur site viméo 18 portraits d’artistes influents sur le web: illustrateurs, graphistes, photographes, musiciens, etc. il s’agit de films de 5 à 6 minutes. les interviewés y parlent de leur vie personnelle et professionnelle, des liens qu’il y a entre les deux, de leurs projets qui ont fonctionné, d’autres moins et ils se questionnent aussi. j’ai bien aimé le regard qu’ils portent sur leur vie et carrière. on réalise que tout le monde passe par des passages pas toujours intéressants finalement.
j’ai beaucoup aimé celui de tina roth eisenberg, mme swiss miss, blogue que j’aime beaucoup. elle est aussi l’initiatrice des creatives morning qui ont justement commencé à montréal dans les derniers mois.
ensuite j’ai écoute celui de jessica hische que je connais pour ses prouesses typographiques d’un genre calligraphique.
aller jeter un oeil!
-
deux artistes d’ici, découvert ailleurs
ce matin en me promenant sur quelques blogs étrangers, j’ai trouvé ces deux artistes, avec des noms qui sonnaient «québécois». après vérification, c’était effectivement le cas.
d’abord le travail formidable de ian gamache, installé à montréal, que je ne connaissais pas. à trop passer du temps à l’atelier, je ne connais pas très bien le milieu d’ici. son travail est extrêmement intéressant, collage, dessin, peinture, je m’y retrouve tout à fait. on peut voir plusieurs de ses oeuvres ici, je vous suggère de parcourir son blog. pour en savoir plus sur l’artiste, lire une entrevue sur le site rat de ville. il y a beaucoup à voir.
voir aussi le travail de gabriel lalonde de québec. l’artiste met ses oeuvres sur son blog (où la navigation est parfois difficile, mais pas impossible). j’ai particulièrement aimé sa série «objets de rue …», compositions réalisées, comme son nom le dit, d’objets trouvés. il y a une piste intéressante ici et des découvertes à faire.
-
des projets qui se répondent
dans les derniers mois j’avais deux projets sur ma table. je voulais participer à une exposition de dessin et je voulais faire un livre pour une exposition qui nous demandait de mettre en parallèle le livre d’artiste et une certaine conscientisation à l’environnement. gros mandat. j’ai commencé par ce dernier.
j’ai fait un nombre incalculable d’esquisses, de maquettes, je cherchais vraiment mon chemin. ça a duré plusieurs semaines. je n’arrivais à rien de concret, mais ça avançait tout de même un peu d’une maquette à l’autre. disons que l’exploration a été longue… et j’avais ce dessin à faire qui mijotait dans ma tête. qu’est-ce que j’allais faire? j’ai recommencé des exercices de dessin au début de l’été justement pour ce projet.
le temps passe. pour le livre, je coupe du papier, je dessine, j’en rêve et je cherche toujours. je revenais constamment à cette forme de roulettes multiples, superposées à tourner.
le délai approchait, je me suis mise dans le plus concret. voici la forme finale du livre «which side I choose» (recto-verso): un côté plus positif avec des faits ou statistiques sur la planète et un côté plus industriel. quand je l’ai terminé la semaine dernière, j’étais assez contente du résultat. il me reste plusieurs petites choses à finaliser maintenant. en espérant qu’il sera retenu pour l’expo. je vous en reparlerai.
et le dessin? en regardant toute cette pile d’esquisses, j’ai décidé que le dessin serait en fait une grosse démonstration de ma démarche pour le livre. un projet qui en nourri un autre, ça me semblait une bonne idée. j’y ai regroupé toutes mes idées sur une grande feuille qui sera ensuite pliée comme un livre instantané, grand format. ce qui donne l’impression aux gens de parcourir un cahier d’esquisses, de voir les grandes lignes de ma recherche. ce pliage permet aussi que la feuille ouverte puisse s’accrocher au mur comme un tableau. ce «cahier» fait parti de l’exposition dessinez à dessein à l’arthothèque jusqu’à la mi-octobre.
-
deux choses à voir en ce mardi
ne trouvez-vous pas que quand on va au musée, les gens qui parcourent l’exposition font aussi partie de la visite? j’ai parfois cette impression. quand je suis tombé sur les dessins de crack skull bob (américain), ça m’a fait sourire. il saisit bien l’ambiance d’un vernissage ou des gens qui s’arrêtent aux kiosques des artistes. j’ai beaucoup aimé. je vous suggère d’aller voir sa section «musiciens», c’est tout aussi intéressant.
je n’utilise pas instagram et n’y vais (presque) jamais. l’artiste australienne ngaio lenz a choisi cette plateforme pour que nous puissions suivre son travail. très intéressant. c’est rempli de textures, ses harmonies de couleur sont riches bien que souvent monochromes et elle semble faire de multiples collections d’objets.
-
quelques belles idées sur les ennemis de la créativité
voici cinq courts articles sur les ennemis de la créativité dans la publication américaine psychology today.
je vous en présente quelques-uns :
• d’abord, l’importance de changer son point de vue lorsqu’on cherche à innover sur quelque chose. quand on fait appel à notre créativité, les solutions ne peuvent venir de ce que nous ignorons.
«If you want to change the way you approach a creative problem, then you need to change what you are thinking about. You need to describe the situation in a new way. »«A key strategy for changing what you think about is to find the essence of the creative problem you’re trying to solve. Start by looking at how you described it.»
• qui a peur de l’échec?
»in tasks that require creativity, new insights, or learning, we do better when we are not being evaluated, so are not afraid of failure.»• est-de que la concentration serait l’ennemi de la créativité? on explique que de trop vouloir chercher une solution empêche notre cerveau de travailler. c’est ce qu’on nomme souvent l’incubation, une portion du temps où vous avez l’air de ne rien faire…
«Research suggests that moving freely—walking outdoors, pacing around the room, or even gesturing with un hand and then the other—triggers the free flow of ideas needed for creative breakthroughs.»• en créativité, l’imitation est-elle permise? on y explique que d’éviter à tout pris de faire ce qui existe déjà nous empêche de pousser nos idées plus loin. on peut se permettre de surfer sur les idées qui sont dans l’air. réalistement, nous n’inventons rien, nous faisons de nouvelles associations qui apportent de nouvelles idées.
-
un talent et une idée pour un jeudi
je viens de découvrir le travail de carmen almon. une américaine vivant à bordeaux. elle travaille le métal pour arriver à faire ces magnifiques fausses plantes et fleurs, les insectes aussi. impressionnant. dommage que sur son site les photos soient si petites. on peut trouver un article sur elle et quelques photos sur le blog du nytimes.
voici un beau projet pour mettre l’art dans la rue. l’organisme britannique «art everywhere» a placé dans 22,000 espaces publicitaires un choix de 57 oeuvres d’art pour une période de deux semaines, soi du 12 au 25 août partout en angleterre. une magnifique idée vraiment. voir le dernier vidéo qui présente un condensé du projet avec plusieurs commentaires des gens de la rue qui ont côtoyé les panneaux. brillant!























