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l’impression manuelle et toutes ses variations
l’impression manuelle fait un très grand retour depuis quelques années. pour mon plus grand bonheur, je dois dire. voici le billet «40 façons» d’utiliser les étampes (en france, les tampons) à des fins de production graphique.
beaucoup de très belles idées à voir, je vous le recommande. souvent, le design est fait dans un logiciel vectoriel (illustrator) pour ensuite en faire une étampe personnalisée. on passe de l’étampe caoutchouc au blockprinting, à la lino, etc. tout ça en imprimant manuellement. le grand avantage est bien sûr le petit tirage, la variation des supports et le côté fait main qui se dégage de l’exercice.
merci sandrine!
vous voulez pousser l’expérience plus loin et aimer bricoler? faites-vous une presse! on trouve de tout sur internet. voici les plans pour vous faire une jolie petite presse maison. fascinant…
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des livres et des cahiers qui débordent
j’ai parlé en 2009 de l’artiste américaine Beata Wehr. je viens de revisité son site avec un grand bonheur. quelques nouveaux livres d’artistes qu’elle crée avec toujours autant de doigté côté matière et beaucoup de sensibilité. il faut descendre dans la page pour voir tous les livres, il y en a quelques sections.
découverte du flickr, le cahier tout spécial de Sandra Lapage (américaine je crois). elle présente un cahier où l’émotion et la liberté débordent de partout. c’est magnifique et tellement inspirant. il faut le voir! on peut aussi visiter son site pour voir un plus large éventail de sa production.
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écrire à la main versus…
sur mon prochain projet de livre à petit tirage, j’ai décidé d’inclure la typographie à la main. je trouve très intéressant ce mouvement de «hand lettering» que j’appellerais la nouvelle calligraphie, plus libre et qui manifeste des ambiances typographiques bien variées. jetez un oeil sur le travail de Julie Delton qui en créé et aussi beaucoup d’illustrations. on peut aussi aller voir sur le site behance. avec le mot hand lettering, plusieurs choses bien intéressantes sont sorties.
pourquoi écrit-on à la main? il y a un grand débat sur l’écriture manuscrite. le journaliste Clive Thompson, dont j’adore les textes, a fait une courte conférence sur le sujet. il se définit comme un fétichiste du crayon. il décrit avec beaucoup d’humour comment aiguiser un crayon en public. il raconte aussi qu’écrire à la main est bon pour organiser, faire un plan, etc. par contre, quand on doit rédiger un texte, il est indiscutable que maintenant, le lien entre le cerveau et le clavier est devenu direct. très sympathique comme propos.
via austin kleon.
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parce que ça me fait sourire!
il y a des billets ou des sites parfois qui me font sourire parce que c’est tellement une bonne idée! en voici deux.
quand on enseigne, les moyens d’apprentissage sont une source inépuisable de réflexion. je passe bien du temps à trouver des façons de passer ma matière pour que ça soit intéressant et pertinent pour les étudiants. alors quand je suis tombée là-dessus… comment apprendre à des futurs chirurgiens à être délicat et précis? en leur faisant faire des mini sushis et de l’origami tellement minuscule qu’ils doivent travailler au scalpel et avec des pinces. eh oui. une image vaut mille mots. en fait il s,agit d’un test d’entrée. c’est tellement un belle idée!
via Peter Verheyenautre sourire, le nom des couleurs. n’êtes-vous pas fasciné par le nom que l’on donne aux couleurs dans le choix de peinture chez le quincailler? moi si. alors j’ai franchement rigolé en lisant cette liste bien personnelle.
via conserve this -
le jardin de silice à val david, vous connaissez?
je suis allée pour une première fois à l’événement 1001 pots dernièrement. c’est vrai qu’il y en a vraiment beaucoup et pour tous les goûts. j’ai beaucoup aimé. j’ai acheté un morceau de la céramiste Natanya Nerenberg. une sorte d’urbanité que j’aimais bien.
en faisant le tour, un peu en retrait, j’ai découvert le «jardin de silice». ça sort de l’ordinaire. il s’agit en fait d’une structure de bâtiment à ciel ouvert. les murs sont fait de grillages très solides dans lesquels sont insérées des tonnes de vaisselle, céramique et porcelaine. parfois par thème, parfois bien mélangé.
pour moi qui aime tant la vaisselle, c’était saisissant. le jardin se remplit peu à peu, des boîtes de vaisselle attendent à être intégré à ce lieu. la nature pousse tranquillement sur la structure et monte sur le toit composé de branches. c’est impressionnant dans l’ensemble qui est finalement assez grand et tout autant quand on se met à regarder les détails. il y a des trouvailles là dedans. vraiment intéressant et très photogénique. l’exposition est terminée, mais peut-être que le jardin de silice est toujours ouvert.
il faut absolument voir cette courte vidéo avec Kinya Ishikawa qui y présente ce jardin bien spécial et donne une meilleure idée des lieux que mes deux photos.
** vous êtes des milliers à visiter ce billet. bonne nouvelle! quel référence de site vous envoie ici svp?
** you are thousands to visit this post. great!. can somebody give me which site sent you here please? -
«3 damsels, a reliable fiction», le dernier en date
je viens tout juste de terminer ce livre sur la photo trouvée. j’en avais parlé ici. beaucoup de recherche pour celui-là aussi. d’abord, d’en élaborer la forme et ensuite de trouver comment l’utiliser pour transmettre ce que j’avais à dire.
la forme est inspirée des grilles d’emballage entrecroisé, plusieurs cellules représentent des étapes de nos vies. en suivant le code de couleur, on peut deviner les caractères et les grandes lignes des vies de ces trois jeunes femmes. elles sont placées au centre, devant, leur futur et derrière elles, leur passé.
ce livre portait sur nos racines. la monde est large et je voulais exprimer que bien que nous en sachions les grandes lignes, il est pratiquement impossible d’être sûr à 100% de notre souche sur une très longue lignée.
donc, le livre est tapissé de cartes à l’intérieur, les photos proviennent de plusieurs banques d’images et bibliothèque du monde entier proposant des images libres de droits, dont la plupart sont des gens anonymes. il y a beaucoup d’autres symboles à ce livre, des choses qui apparaissent pendant sa création et trop nombreuses à nommer ici.
la photo datait des années 50, ce qui a donné un livre plutôt coloré. comme à mon habitude, j’ai utilisé des pages couvertures de livre que j’ai coupé de diverses façons. comme vous le voyez, le livre fermé est assez plat et se déploie quand on l’ouvre.
il est inscrit pour une exposition. j’aurai ma réponse vers la mi-septembre.

























