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visiter un musée autrement
un livre en ce mercredi, sur les faussaires dans l’art. il y a eu plusieurs livres sur le sujet, mais dans «faussaires illustres» de Harry Bellet (version augmentée de 2025), on fait le tour de ce monde parallèle en plusieurs courts chapitres.
dès le début, l’auteur indique: en 1997, le directeur du MET de l’époque disait que 40% des œuvres du musée étaient des faux. il y a des subtilités dans ce monde apprend-t-on. aussi, l’artiste Camille Corot aurait peint 3000 tableaux, dont 5000 sont répertoriés aux états-unis. vous avez bien lu. fascinant, non?
il y a les faussaires connus et il y a aussi tous les autres. l’auteur y détaille des astuces encore plus tordues que ce qu’on peut imaginer. tout pour faire de l’argent sur le dos de collectionneurs et autres. des histoires à lire pour mieux connaitre cette réalité et se dire que dans un musée, tout est loin d’être vrai. parfois, les plus grands spécialistes ont été bernés.
j’ai titré ce billet «un musée autrement» parce que selon le livre, les musées seraient remplis de faux, et ce, depuis toujours. les faussaires existent du temps des égyptiens à nos jours. ce que j’ai aimé de ce livre est le ton léger de nous raconter l’histoire de l’art sous un autre angle.
* je viens de terminer le livre, un peu répétitif vers les derniers chapitres, sauf le dernier. l’auteur rappelle que les faux ne cesseront pas de se retrouver sur les murs des institutions car avec la demande pour tous les nouveaux musées en asie et dans les pays arabes, ça prendra beaucoup de tableaux… qui n’existent pas. -
voir des livres d’artiste australiens
faute de pouvoir voir des expositions de livres d’artistes en présentiel, je vous propose aujourd’hui de voir «the australian artist’s book prize», un événement biannuel. j’ai d’ailleurs trouvé que la salle était bien aménagée pour présenter cette exposition.
il y a une communauté assez importante d’artistes du livre là-bas. souvent, on ne peut voir que quelques photos, mais ici, l’organisation offre en ligne le catalogue de l’exposition qui regroupe 60 artistes, mais une seule photo par livre. tout de même, c’est assez pour voir les diverses formes que prennent le livre. on y trouve des monotypes, des aquarelles, des livres imprimés en risographie ou du travail plus photographique, de la broderie et plus.quand on prend le temps de regarder et lire un peu les textes de présentation, il est intéressant de réaliser à quel point plusieurs ambiances différentes se dégagent des livres. c’est riche à parcourir. le seul défaut du catalogue est de ne pas fournir les liens internet des artistes pour en savoir un peu plus sur leur travail.
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autre projet, livre coupé en deux et +
j’ai terminé mon précédent projet pour le 1er octobre car je devais envoyer mon dossier pour cette date. maintenant je travaille sur un autre projet de livre d’artiste pour une autre biennale papier cette fois-ci en suisse.
le thème est «éclat». au départ, cela ne m’inspirait guère mais après quelques relectures du thème et recherches, j’ai trouvé un angle qui me plait beaucoup. j’ai appris qu’en horticulture, quand on redivise une plante devenue trop grosse, on fait des «éclats», c’est-à-dire des petites mottes qui deviendront à leur tour, un nouveau plant. j’en suis aux nombreuses maquettes à mettre la forme et le contenu ensemble.
après mûre réflexion, j’en suis venue à une forme utilisant un livre coupé en deux. cette fois-ci, j’ai choisi un dictionnaire. dans ma collection de vieux livres, j’avais ce dictionnaire larousse de 1951. c’est celui-là que j’ai coupé en deux hier et dont une des moitiés sera elle aussi recoupée en plusieurs morceaux. cela m’a pris une journée ou deux de réflexion avant de me décider. j’ai souvent coupé des livres, mais couper un dictionnaire, ce n’était pas comme les autres bien que sa raison d’être soit en lien direct avec mon propos, partager la connaissance.
je vous en reparlerai plus longuement bientôt. je dois envoyer mon dossier pour le 14 décembre prochain.
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livre: motifs raisonnables
je vous présente aujourd’hui «motifs raisonnables», un petit livre québécois de Clément de Gaulejac. cet artiste est un affichiste connu bien que son nom l’est sans doute moins.
vous vous souvenez du printemps érable, 2012? vous vous souvenez des affiches de cette période? plusieurs étaient de Clément. les visuels que l’on voit en ce moment pour la cause de la culture au québec, c’est toujours lui.

ce qui est brillant dans cet ouvrage est le rappel sur une partie de notre histoire récente. en un peu plus de 230 pages, chaque affiche est mise en contexte par l’artiste avec quelques précisions très instructives. que l’on parle de la production du matériel, de l’ambiance générale, de la violence de la police ou des actions du gouvernement, etc, tout y est pour mieux comprendre. on y trouve des photos aussi, ce qui rend l’utilisation des affiches réelle. j’ai adoré!

il faut parcourir ce petit livre de la maison d’édition Écosociété imprimé en rouge et noir. il est rare de pouvoir revenir sur une période de notre vie sociale en image d’une si juste façon.
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livre:«women in revolt!»
j’avais commandé ce livre de Lynsey Young parce que ça touchait l’art et les femmes. c’est un sujet qui m’intéresse toujours. en le parcourant, j’ai vu qu’il s’agissait en fait d’un ouvrage qui a accompagné une exposition au tate museum (uk) en 23-24. le titre de l’expo était: «women in revolt! art activism in the uk 1970-90». finalement, un sujet assez pointu.

on traverse dans le livre le profil de plus de 100 artistes femmes qui ont créé des pièces très engagées et c’est surtout ça qui est très intéressant. il y avait beaucoup de politisation et d’activisme à cette époque et pas de réseaux sociaux pour les diffuser. nous n’étions pas si proches de l’angleterre dans nos médias à cette période.

à parcourir, sous plusieurs chapitres décrivant les mouvements importants, beaucoup de photos de performances, d’affiches faites avec les moyens du bord, du collage, des installations et tout le reste. c’est très riche à regarder car rien ici n’est fait pour le plaisir des yeux, tout doit nécessairement passer un message militant. il y a bien sûr plusieurs textes à lire qui expliquent le travail de chaque artiste. un livre riche pour cette période de l’histoire de l’art féministe.
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livre «moving with a bond»
ce matin je vous présente mon dernier livre, «moving with a bond». je crois vous en avoir déjà parlé. j’ai fait ce livre pour une biennale de papier en hollande qui aurait lieu l’été prochain. je l’ai aussi fait parce que le sujet m’intéressait, la famille et je voulais voir si un livre d’artiste pouvait faire partie d’autre sphères. je le saurai seulement plus tard cet automne.
ce livre est sur la famille et l’immigration. pour avoir la version complète, il faut aller sur la page du livre sur mon site.
cette pièce a pris quelques formes avant d’aboutir à ce que vous voyez. en fait, le livre bouge et se transforme pendant la création. des idées nous arrivent parfois tout juste à la fin. il y a encore une chose que je vais changer. j’avais mis des blocs pour soulever le livre, mais maintenant, je pense y mettre des roches que je ferai en papier mâché. à suivre donc. pas tout à fait fini, mais je viens de faire le boitier.j’ai aussi vendu mon avant-dernier «touching the flow» à l’université baylor aux états-unis. ça aussi une bonne nouvelle. mais juste pour vous donner une idée, l’exposition s’est terminée à la mi-mai et je n’ai toujours pas reçu les 60% de la vente. je fais deux livres par année et il faut toujours que je les envoie loin à mes frais pour des expos, sans parler des frais d’inscription. pour faire du livre d’artiste et le diffuser, il faut avoir un minimum de budget.

















