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envoyer mes livres d’artiste

je ne sais pas si c’est la saison, mais j’ai plusieurs appels de dossier pour des livres d’artistes en ce moment.j’ai fait un envoi pour trois livres pour la prochaine expo art of the book 2013, organisé par CBBAG (Canadian Bookbinders and Book Artists Guild).
j’ai d’abord proposé mes trois livres par courriel et ils ont été retenu pour la deuxième et dernière ronde, bonne nouvelle! je dois donc envoyer mes trois livres à calgary pour la dernière étape du jury et savoir si je ferai «les finales», c’est-à-dire une exposition qui se promènera au canada et aux états-unis jusqu’en 2016.
là commence la deuxième vie d’un livre d’artiste. il faut lui créer une petite maison qui l’accompagnera durant tout son périple. et là, je vous jure, dans mon cas, ça se complique vraiment, car mes livres ont souvent des bouts fragiles qui dépassent de partout.
j’ai souvent envoyé des livres pour des expos et rares sont les fois où ils reviennent en parfait état. dans le contexte, cela se comprend. quand quelques bénévoles doivent réemballer 60 livres en une demie-journée, ça ne doit pas être évident.
donc pour chacun de mes livres, j’ai pensé à faire ça le plus simple possible, c’est-à-dire une boite où tout est inclus dans le même morceau, même le ruban. j’ai aussi collé sur la couverture une description détaillée avec photos; comment présenter le livre et comment l’emballer. en espérant que cela simplifie le travail de tout le monde.
vous dire tout le temps et la réflexion que j’ai mis là dessus depuis quelques semaines, c’est incroyable! sans parler des autres appels de dossier auxquels j’ai répondu récemment. ah oui, j’ai trouvé un nouvel atelier avec christian. petit, mais agréable je crois bien. je vous en reparle, ça aussi toute une aventure.
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un livre qui se cherche
tout comme l’artiste d’ailleurs.
j’ai voulu faire un livre altéré, bien que les définitions semblent bien larges dans ce domaine.
cette fois-ci n’ayant pas d’idée précise, j’ai travaillé la forme, les couleurs, les rabats, fenêtres, les images à coller, etc. bien sûr, j’avançais, mais toujours rien de précis, toujours pas de propos.
j’avais plusieurs buts «artistiques» au départ: avoir un livre coloré, exploiter les zuns vagues de photos de magazines, les cadrer. je voulais un éclatement, les onglets larges sont arrivés.je l’ai manipulé pendant une bonne semaine. mes 21 onglets sont devenus la porte d’entrée à 21 histoires. donc, chaque cadrage est comme la page couverture d’un roman laissant beaucoup de place à l’imaginaire. j’y ai ajouté un acétate avec le titre. ensuite est apparue le pastel sec en miroir à cette image pour pousser l’imaginaire plus loin. j’ai encore deux ou trois idées pour préciser mon propos. quelques heures à y mettre, mais là, je vois plus précisément ce que ça va devenir.
et je dois avouer que de le voir en photo m’a beaucoup aidé. je les partage avec vous même s’il n’est pas terminé.
la morale de cette histoire est que le chemin d’un livre sans propos n’est pas impossible, mais beaucoup plus difficile.
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je cherche quelqu’un…
je devrai changer d’espace de création bientôt. j’ai décidé de prendre un atelier avec un ami qui est aussi en art visuel. nous cherchons une troisième personne pour se joindre à nous dans l’aventure. nous avons trouvé un 600 pi carré dans l’édifice rca, rue st-jacques, à 5 min. du metro place st-henri. si cette place vous intéresse, ou si vous désirez plus d’informations, écrivez-moi rapidement.
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c’est en ligne !
voilà, après avoir fignolé le tout, et fait le tour des liens, je crois que tout fonctionne sur mon nouveau site pour mes livres d’artiste.
je suis contente. il y a plus de photos et j’ai ajouté quelques explications. le site est en partie bilingue, parce que le monde du livre d’artiste est surtout américain, britannique et australien pour l’instant.
soyez mes anges et mes correcteurs, si quelque chose ne fonctionne pas ou si vous avez des commentaires, svp écrivez-moi! votre avis est toujours éclairant.
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mise en ligne bientôt
voilà à quoi je travaille en ce moment. nouvelle page d’accueil pour mon prochain site présentant mes derniers livres d’artiste et oeuvres sur papier. mon objectif est de le mettre en ligne d’ici la fin de la semaine prochaine.
on se croise les doigts et je travaille fort d’ici là. -
l’horizon réduit d’un iphun ou l’équivalent
j’ai ce sujet qui me trotte dans la tête depuis un moment déjà: le fin des regards dans la vie courante. tout le monde regarde son petit écran. tout le monde semble prioriser ce qui s’y passe plutôt que de vivre le moment présent. j’observe. les gens qui regardent leur écran ne dégagent pas la même énergie que ceux qui lisent un livre ou le journal. suis-je la seule à le voir? est-ce seulement ma mauvaise perception?
je suis fatiguée d’être ralenti par quelqu’un qui marche et qui texte en même temps, sans tenir compte des autres, des gens qui te rentrent dedans parce qu’ils regardent leurs écrans, etc.
le journaliste du devoir fabien deglise a bien résumé ça dans une chronique en décembre dernier
«Intelligent (comme dans système intelligent ou téléphun intelligent): La technologie fait muter bien des choses, y compris le mot intelligent qui, en 2012, a de moins en moins qualifié la capacité humaine à connaître et à comprendre, mais plutôt son aptitude à faire n’importe quoi en essayant de se convaincre du contraire. Cette nouvelle conception de l’intelligence fait qu’aujourd’hui il est possible d’être physiquement à un endroit, mais mentalement absent, la faute à un texto, une app ou un compte Facebook. On appelle ça la «zombiquité», d’ailleurs. Avec cette intelligence, on n’assiste d’ailleurs plus à un spectacle, puisqu’on a désormais l’obligation sociale de le raconter, de le médiatiser en temps réel, afin de nourrir notre existence numérique. C’est elle aussi qui nous fait envoyer un texto à quelqu’un qui est physiquement au même endroit que nous. La lumière de cette intelligence sortant d’un écran et à laquelle on s’expose de plus en plus avant de se coucher fait grimper le taux d’insomnie en Amérique du Nord, et du coup son corollaire: l’irritabilité du lendemain.»la zombiquité, voilà le sujet de mon prochain livre. je jongle à ça en images et en mots…

























