-
mise en ligne bientôt
voilà à quoi je travaille en ce moment. nouvelle page d’accueil pour mon prochain site présentant mes derniers livres d’artiste et oeuvres sur papier. mon objectif est de le mettre en ligne d’ici la fin de la semaine prochaine.
on se croise les doigts et je travaille fort d’ici là. -
l’horizon réduit d’un iphun ou l’équivalent
j’ai ce sujet qui me trotte dans la tête depuis un moment déjà: le fin des regards dans la vie courante. tout le monde regarde son petit écran. tout le monde semble prioriser ce qui s’y passe plutôt que de vivre le moment présent. j’observe. les gens qui regardent leur écran ne dégagent pas la même énergie que ceux qui lisent un livre ou le journal. suis-je la seule à le voir? est-ce seulement ma mauvaise perception?
je suis fatiguée d’être ralenti par quelqu’un qui marche et qui texte en même temps, sans tenir compte des autres, des gens qui te rentrent dedans parce qu’ils regardent leurs écrans, etc.
le journaliste du devoir fabien deglise a bien résumé ça dans une chronique en décembre dernier
«Intelligent (comme dans système intelligent ou téléphun intelligent): La technologie fait muter bien des choses, y compris le mot intelligent qui, en 2012, a de moins en moins qualifié la capacité humaine à connaître et à comprendre, mais plutôt son aptitude à faire n’importe quoi en essayant de se convaincre du contraire. Cette nouvelle conception de l’intelligence fait qu’aujourd’hui il est possible d’être physiquement à un endroit, mais mentalement absent, la faute à un texto, une app ou un compte Facebook. On appelle ça la «zombiquité», d’ailleurs. Avec cette intelligence, on n’assiste d’ailleurs plus à un spectacle, puisqu’on a désormais l’obligation sociale de le raconter, de le médiatiser en temps réel, afin de nourrir notre existence numérique. C’est elle aussi qui nous fait envoyer un texto à quelqu’un qui est physiquement au même endroit que nous. La lumière de cette intelligence sortant d’un écran et à laquelle on s’expose de plus en plus avant de se coucher fait grimper le taux d’insomnie en Amérique du Nord, et du coup son corollaire: l’irritabilité du lendemain.»la zombiquité, voilà le sujet de mon prochain livre. je jongle à ça en images et en mots…
-
ma (petite) réalité… artistique
quand j’ai su que le minnesota center for book arts (mcba) cherchait des livres d’artistes pour une exposition sur le thème «stellar», ça m’a tout de suite intéressée. j’avais deux mois devant moi et j’ai fait le livre «proposal for new constellations» (j’en avais parlé il y a quelques semaines). je vous avais écris que je vous tiendrais au courant.
hier, j’ai reçu le message que parmi les 150 pièces proposées, la mienne n’avait pas été retenue. il y a des refus que je vois venir, qui me dérangent moins. celui-là m’a contrariée et déçue, beaucoup en fait.
quand je développe un nouveau livre, je pense beaucoup au lecteur, à son expérience à travers la lecture du texte, son rythme, et la découverte de la forme, la matière dans la manipulation. tous les gens qui ont pu lire et manipuler le livre à l’atelier me disaient être touché, qu’ils avaient bien aimés.
reste qu’il est bien difficile d’expliquer tout ça en trois photos, la norme quand on propose un livre pour une expo. remarquez, on doit être plusieurs à vivre cette problématique.
j’avais participé à peu d’expos en 2012, je me disais que ça serait un bon début pour 2013. la vie (même artistique) nous rappelle que ça ne fonctionne jamais comme planifié. alors, on passe à autre chose. pour l’instant, avec une année fort chargée côté création, j’ai décidé de prendre un rythme plus lent en décembre. je vais me remettre au collage dans mes cahiers, pas de pression.
-
c’est pas tous les jours…
j’ai des anges sur ma route. je croise des gens formidables, qui me connaissent peu et qui, pourtant, me donnent beaucoup. des encouragements qui font que je garde le moral et mon élan de création.
aujourd’hui, c’est le journaliste culturel andré ducharme qui m’a inclus dans ses suggestions de noël sur le blog culturel du magazine l’actualité. un honneur. mais quel texte! magnifiquement écrit, un subtil choix de mots, j’adore.
ses autres suggestions sont très intéressantes, vous aimerez aussi.
-
calendrier de l’avent pour décembre 2012
voici le mien. il vous reste encore quelques heures pour vous en fabriquer un. il y a plusieurs pistes intéressantes à trouver sur le web. pour gagner du temps, je vous suggère une recherche sur pinterest (avent+calendar). votre imagination et débrouillardise fera le reste!
-
après expozine…
alors je vous raconte ma première expérience à expozine.
ce fut vraiment intéressant en fait. j’ai été finalement fascinée d’être en position pour observer tout ce monde qui passait devant moi: de tous les genres, de tous les âges et de tous les styles. tellement subjuguée que je n’ai pas bougé de la journée pour être certaine de ne rien manquer. moi qui adore observer les gens, j’étais servie!
j’ai beaucoup aimé rencontrer ces gens avec qui on échange souvent un sourire, quelques fois des commentaires. ils y a ceux qui s’arrêtent, regardent sérieusement, les autres qui «scan» le dessus de la table pour repérage, ce que je fais quand je suis côté public, j’avoue.
je connais mes livres par coeur. je suis contente quand je vois les gens sourirent aux bonnes places quand ils parcourent mes livres, signe que ça fonctionne toujours. ça me fait sourire à mon tour.
on s’y attendait, mais le 30 po de la table, c’est pas très large pour y mettre toutes nos affaires, mais on y arrive. j’ai rapidement pris des notes pour l’an prochain. nous sommes coude à coude derrière les tables, alors inévitablement, on jase avec nos voisins. un jeune illustrateur de la nouvelle-écosse d’un côté (qui a dessiné nos voisins d’en face tout l’après-midi) et des étudiants finissants de dawson de l’autre.
bref, je suis contente de l’avoir fait. est-ce que je le referai? je ne sais pas. je n’ai pas eu le plaisir de faire le tour et de voir les autres cette année. je devrai corriger ça la prochaine fois!





















