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deux livres… de moi
étrange titre direz-vous, mais effectivement, cette semaine, j’ai ajouté deux livres sur mes sites.
d’abord «nitescence horticole», ma (peut-être) participation pour une biennale de papier en suisse. j’aurais ma réponse en février ou mars, j’imagine. c’est le dictionnaire que j’ai déchiré en deux et dont j’ai fait des morceaux, comme une plante divisée qui se nomme «éclats». le résultat a presque l’air d’une petite installation.
ensuite, une édition limitée de dix copies pour «prendre une marche». une gravure est pliée et repliée pour simuler un paysage de coteaux et de vallons avec des sentiers. quelques mots poétiques sur le côté. un projet qui se voulait simple au début et qui s’est complexifier en cours de route.
dans les deux cas, je suis contente de leurs versions finales. c’est toujours un processus très organique et dans le fond, je ne sais qu’à la toute fin de quoi ça aura vraiment l’air.
sur ce, j’en profite pour vous souhaiter un beau temps des fêtes, du temps pour avoir de belles conversations et partager des sourires. merci d’être là. je reprendrai ce blogue autour du sept janvier.
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le guylainelab 2026, 5e édition!
eh oui, dans environ un mois et demi, on se lance à nouveau dans le défi du 28 jours de créativité rapide, comme un entrainement à muscler son cerveau! n’oubliez pas, 15 minutes par jour, pas plus, il faut exercer nos neuruns! y pensez-vous un peu ou serez-vous un peu lassé de le faire?
j’en parle maintenant parce que ce n’est pas si loin. on m’en parle, alors je vous en parle aussi et j’y pense de mon côté.
le temps des fêtes est une période où on rencontre plus de gens, pour changer des sujets de conversation un peu désolants, trainez votre petit carnet de l’an dernier et présentez le défi autour de vous. les gens seront heureux de peut-être découvrir une autre facette de votre personnalité. cela pourrait aussi inspirer de nouvelles personnes à faire le défi avec nous. les gens sont toujours étonnés du résultat de ce défi.
en ce moment je travaille à trouver des photos et faire le visuel de 2026. c’est de plus en plus difficile de ne pas constamment tomber sur les mêmes images… mais j’en trouve!voici le lien avec toutes les explications.
j’ouvrirai le site facebook de nouveau début janvier mais vous pouvez le parcourir en tout temps.
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dans les derniers jours
en préparant mon bulletin créatif que vous avez reçu ce matin, j’ai réalisé que je n’avais rien raconté de mon travail d’atelier. et pourtant, beaucoup de choses s’y passent même si je n’y suis pas si souvent.
hier, j’ai presque terminé mon livre d’artiste/pièce en papier «éclats horticoles». je vous en avais parlé ici.
je ferai les photos finales cette semaine. une pièce qui m’a pris beaucoup de temps de réflexion. ça pouvait devenir rapidement trop «illustratif» dans la forme, ce que je ne veux jamais faire. je veux évoquer, suggérer, éveiller. alors, j’avance lentement pour ne pas faire le pas de trop. je regarde ma pièce longuement. ce n’est jamais du temps perdu, mais ça demande beaucoup de concentration. il me semble avoir perdu un peu cette faculté de l’arrêt, juste pour écouter mes pensées.
en fin d’après-midi, j’ai imprimé quelques cartes de noël, un échange que Fauve a suggéré au club de zines de magog. encore une fois, un projet un peu plus ambitieux que ce que je croyais au départ. ce fut un beau dimanche!
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autre projet, livre coupé en deux et +
j’ai terminé mon précédent projet pour le 1er octobre car je devais envoyer mon dossier pour cette date. maintenant je travaille sur un autre projet de livre d’artiste pour une autre biennale papier cette fois-ci en suisse.
le thème est «éclat». au départ, cela ne m’inspirait guère mais après quelques relectures du thème et recherches, j’ai trouvé un angle qui me plait beaucoup. j’ai appris qu’en horticulture, quand on redivise une plante devenue trop grosse, on fait des «éclats», c’est-à-dire des petites mottes qui deviendront à leur tour, un nouveau plant. j’en suis aux nombreuses maquettes à mettre la forme et le contenu ensemble.
après mûre réflexion, j’en suis venue à une forme utilisant un livre coupé en deux. cette fois-ci, j’ai choisi un dictionnaire. dans ma collection de vieux livres, j’avais ce dictionnaire larousse de 1951. c’est celui-là que j’ai coupé en deux hier et dont une des moitiés sera elle aussi recoupée en plusieurs morceaux. cela m’a pris une journée ou deux de réflexion avant de me décider. j’ai souvent coupé des livres, mais couper un dictionnaire, ce n’était pas comme les autres bien que sa raison d’être soit en lien direct avec mon propos, partager la connaissance.
je vous en reparlerai plus longuement bientôt. je dois envoyer mon dossier pour le 14 décembre prochain.
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artiste émergent… c’est quand au juste?
je vous propose ce matin un article (en anglais) où on se pose la question sur ce qu’est au juste un artiste émergent?
l’artiste Damien Davis en parle ici. il y a quelques années une bourse lui a été refusée parce qu’il était sept jours trop vieux selon les spécifications que s’était données l’organisme, qui l’avait d’ailleurs encouragé à envoyer son dossier.
dans ce monde où on prône l’équité, surtout en art, est-il normal de décider de la pertinence d’un dossier sur l’âge de l’artiste? parfois on commence notre carrière assez tard. ce n’est pas tout le monde qui a fait le bac en arts visuels et le chemin habituel qui s’en suit.
est-ce que mon travail est moins intéressant pour autant?
«emerging by 30, mid-career by 40, late-career by 60. If you fall behind, step off, or return later, the system doesn’t know what to do with you.»
comme si on devait absolument avoir fait une carrière d’artiste sans s’arrêter depuis 40 ans et plus. mais il y a eu la vie, le boulot, la famille, obligations diverses, etc. nous sommes quoi alors? dans quelle catégorie? pourquoi ne serai-je pas une artiste émergente quand j’avais 50 ans?pour parcourir et remplir plusieurs dossiers en ce moment, je vois que les spécifications sont parfois très précises: quelqu’un qui a terminé sa formation depuis 7 ans. pas plus, ou pour les artistes n’ayant aucune formation, ça veut dire quoi ça? est-ce qu’un workshop est une formation?
bref, oui, il faut lire dans le détail les appels de dossier, car c’est du boulot de monter et de rédiger tout ça. mais si on veut que notre travail soit vu, il faut le faire connaître. maintenant suis-je en carrière «du milieu» (mid carreer)?
«But artists have always modeled other ways of living in time. We change mediums, circle back, recommit. We emerge at 25, at 40, at 70. We resist straight lines. If the art world is serious about equity (as it often claims to be), it has to learn from that. It has to stop equating emergence with youth and start building structures that reflect the multiplicity of artistic timelines.» -
livre «moving with a bond»
ce matin je vous présente mon dernier livre, «moving with a bond». je crois vous en avoir déjà parlé. j’ai fait ce livre pour une biennale de papier en hollande qui aurait lieu l’été prochain. je l’ai aussi fait parce que le sujet m’intéressait, la famille et je voulais voir si un livre d’artiste pouvait faire partie d’autre sphères. je le saurai seulement plus tard cet automne.
ce livre est sur la famille et l’immigration. pour avoir la version complète, il faut aller sur la page du livre sur mon site.
cette pièce a pris quelques formes avant d’aboutir à ce que vous voyez. en fait, le livre bouge et se transforme pendant la création. des idées nous arrivent parfois tout juste à la fin. il y a encore une chose que je vais changer. j’avais mis des blocs pour soulever le livre, mais maintenant, je pense y mettre des roches que je ferai en papier mâché. à suivre donc. pas tout à fait fini, mais je viens de faire le boitier.j’ai aussi vendu mon avant-dernier «touching the flow» à l’université baylor aux états-unis. ça aussi une bonne nouvelle. mais juste pour vous donner une idée, l’exposition s’est terminée à la mi-mai et je n’ai toujours pas reçu les 60% de la vente. je fais deux livres par année et il faut toujours que je les envoie loin à mes frais pour des expos, sans parler des frais d’inscription. pour faire du livre d’artiste et le diffuser, il faut avoir un minimum de budget.















