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le travail de Manon Gignoux
je tombe souvent sur des sites d’artistes. je conserve le lien et je prends le temps de fouiller un peu plus tard.
quand je suis revenue sur le site de Manon Gignoux (france), je me suis souvenue que c’était ses carnets qui m’avaient intéressée au départ. ils sont nombreux et très fournis d’esquisses et de recherche. j’ai fait le tour du site pour trouver un univers que j’adore. elle travaille le textile, le carton, et fait de la performance. mais écrire cela semble réducteur…
sur son site, cliquez sur «book» pour voir un pdf rempli de toute sa démarche. j’ai adoré le document que j’ai téléchargé, en passant.
«Je développe mon travail à travers la photographie, le dessin, la sculpture,
la pratique de la performance, d’installations et du médium vidéo.
La singularité de ma création s’est déployée à partir d’un usage détourné
du vêtement et de matériaux mis au rebut.»faites le tour du site, tout est beau et inspirant. un coup de cœur.
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en cours…
je finalise en ce moment deux zines qui seront disponibles sous peu. je vais les présenter à l’appel de dossier pour la collection du magasin d’Arprim et aussi à la boutique du MCBA.
pour ce faire, j’ai fait la version française de ce dernier livre sur l’amitié. peut-on mesurer l’amitié? j’avais parlé de ce projet récemment. un livre que j’ai fait dans le cadre du défi en ligne #areyoubookenough.
j’ai travaillé bien des heures à mettre ces deux livres à mon goût, maintenant je travaille à leur présentation: étiquette, papier de fond, emballage, etc. ça a l’air de rien, mais sur ça aussi, il y a plusieurs petits ajustements à faire avant la prise de photos et leur entrée dans le monde!
c’est une réel plaisir de faire ce genre de travail. je pense aussi être présente au salon Volume 2 le 6 octobre prochain. j’attends des nouvelles. à suivre…
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archives d’artiste, quoi conserver
dans un processus de création, on ramasse. on garde tout parce que… on ne sait jamais. une fois l’œuvre terminée, on fait quoi avec tout ça? voilà une bien importante et inévitable question.
ma propre expérience est qu’à la fin de chaque livre d’artiste, j’ai un grand sac ziploc rempli de matériel, d’essais-erreurs, des listes d’ordre de travail, des pistes à considérer, etc. je dois tenir compte aussi des nombreuses maquettes qui, en 3 dimensions, finissent par prendre beaucoup de place. à la fin, je fais le tour et je fais des choix, parfois douloureux.
voilà une question sur laquelle réfléchit la journaliste Thessaly La Force dans cet article du new york times.
elle nous parle d’abord du cas de Judy Chicago. qu’est-il arrivé avec toute sa recherche pour «the dinner party», et qu’est-il arrivé avec la pièce elle-même avant que quelqu’un en fasse l’acquisition?
elle écrit aussi sur Louise Bourgeois. cette dernière travaillait dans sa maison et un atelier attenant. on se pose la question qu’est-ce qui est privé et qu’est-ce qui est artistique? souvent, les deux sont intimement reliés, alors on conserve la maison et l’atelier? avec quels moyens et quel argent?
parfois, les musées les conservent, mais très rarement. bref, un article très intéressant.
je me souviens avoir croisé un artiste peintre qui me disait avoir vendu laveuse/sécheuse, parce que dans son petit appart, l’espace manquait terriblement. ce qui nous amène à une autre grande question: est-ce que nos œuvres dépendent de l’espace que nous avons? un autre dossier que celui-là.
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deux belles idées
moi qui adore le carton ondulé, j’ai beaucoup aimé cette idée de cadre, à voir ici. Tonki (italie) offre une découpe pour monter son propre cadre pour y mettre une photo. instagram oblige, les formats offerts sont carrés. je trouve que c’est une brillante idée.
j’ai découvert récemment cette autre façon de présenter le végétal, technique que je vais probablement essayer bientôt. les kokedamas sont des plantations dans une boule de terre recouverte de mousse et de fil que vous pouvez suspendre ou non. contrairement à la photo, il est aussi possible de rendre le fil invisible et là, ça devient beaucoup plus intéressant. comme j’aime beaucoup la mousse de sous-bois, je suis contente de trouver une façon de l’utiliser.
on parle de cette technique de long en large ici.
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un fan/zine d’été!
la dynamique équipe de l’abricot a mis sur pied un projet de zine sur le thème de la «fan». avec toute cette chaleur, c’est tout à fait à propos.
vous envoyez vos dessins jusqu’à vendredi minuit. il vous reste donc un peu de temps. en échange, vous recevrez une copie du zine.
toute l’information ici. ci-dessus, à droite, vous voyez une portion de ma participation.
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retour
avez-vous profité des journées (trop) chaudes des dernières semaines? comment vous en sortez-vous?
moi, qui endure difficilement la chaleur, j’ai pu allez à la mer une belle semaine avec des amis. j’en ai profité pour lire (beaucoup) et me remettre à la gouache.
avant d’avoir un atelier et de faire du livre d’artiste, je dessinais beaucoup à la gouache. c’était en fait, pratiquement le seul médium que j’utilisais. j’ai toujours aimé le côté mat et riche de la couleur. j’ai donc profité de ne pas être à l’atelier pour m’y remettre. cela n’a pas été évident. j’ai essayé différentes façons de faire. je n’étais pas vraiment bonne et j’aurais instinctivement eu recours au collage, mais je ne voulais pas le faire. c’est un peu ça se sortir de sa zun de confort…
je faisais six dessins par jour. je faisais une composition avec des roches (ou autres éléments marins) et en faisais des représentations. j’ai commencé à partager quelques gros plans de cette recherche sur instagram en ce moment.
alors me voici de retour avec plusieurs projets en tête et des découvertes à partager avec vous.





















