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retour sur le symposium «collage books»
je ne parle pas de mon travail artistique si souvent en public. un peu nerveuse, vendredi dernier, j’ai été l’avant-dernière présentation d’une vingtaine. plus de la moitié des artistes étaient des états-unis ou du monde anglophun. je crois que nous étions 4 ou 5 personnes du québec.
quelle belle après-midi!!! c’est tellement intéressant de voir et d’entendre les histoires de tout le monde en lien avec leur création. pour certaines personnes, la création de collage était tout récente, pour d’autres, non. plusieurs étaient des gens de poésie, de philosophie, enseignant.e.s, etc., bref une large variété de profils où notre terrain commun est le collage. pas banal, car le monde du collage est tellement diversifié.
je voudrais souligner l’amour et le plaisir de la création qui ressortaient de chaque présentation. parmi tous les sujets, la volonté d’utiliser le collage, le zine, l’édition pour dénoncer une situation historique, personnelle, politique était bien présente. bien que tout le monde était souriant, les sujets l’étaient souvent moins. toutes les présentations étaient touchantes. j’ai appris des tas de choses sur des contextes loin de moi. la connexion était là. nous étions entre 40 et 50 personnes présentes.
je tiens à remercier personnellement Ric et Chris, du magazine kolaj qui ont créé cet événement si important et si sympathique qui leur ressemble. leur travail d’édition, de réflexion et leur amour du collage et de l’art est palpable et communicatif. encore merci d’avoir pensé à moi et de m’avoir permis de présenter mon travail. un beau cadeau. abonnez-vous ou suivez leurs activités!
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les photographes femmes d’un lundi
Helen Levitt (1913–2009) a photographié les gens de new york d’un œil très humaniste. ce sont des photos d’époque et c’est tellement intéressant de voir des enfants jouer dans la rue ou des citoyennes et citoyens déambuler dans leur quotidien. j’ai vraiment beaucoup aimé son travail rempli de tendresse envers ses sujets. on peut lire l’histoire de la photographe en français ici.
et si je voulais une photo de moi, je crois que c’est à Karoline Hjorth et Riitta Ikunn que je le demanderais. j’ai déjà parlé de ce duo. elles poursuivent depuis 2011 leur démarche de personnes âgées cachées dans la nature, un concept que j’adore. on peut voir la série complète ici. à voir !
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ça se termine bien… enfin
la mobilisation citoyenne qui nous a occupé tout l’été est enfin terminée. la ville recule finalement devant son projet monstre de logements.
vous ne me sentez pas super excitée? eh bien non. on a passé tout notre été à surveiller un boisé, à le défendre, à essayer de communiquer avec une ville qui ne voulait pas nous parler, à se faire regarder de haut par les élus au conseil de ville. ça prenait une méchante détermination pour traverser tout ça. par chance, nous étions plusieurs, chacune et chacun avait son mandat et je faisais le lien entre tout le monde. on voyait un fil? on tirait dessus pour voir s’il y aurait pu y avoir quelque chose.
je recevais beaucoup de courriels, des questions, des idées, des informations à tous moments. il y avait des lettres à envoyer, des invitations à faire, parler aux médias, il fallait s’organiser pour que les gens se déplacent lors des séances d’informations, des conseils de ville, etc.
j’ai utilisé ma créativité à soutenir la motivation des gens qui voulaient nous aider.
retour dans l’atelier, j’ai commencé à travailler sur un livre pour un appel de dossier pour une biennale de papier en europe. quand j’ai demandé des informations, je sentais peu d’ouverture vers le livre d’artiste. à suivre…
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clins d’œil tranquilles
ai-je vraiment fait l’escargot dans les dernières semaines? j’ai essayé. je continue mon marathon de romans et j’adore ça. et je me suis remise au jardinage que je fais en fin de journée. pour jardiner, il faut croire, parce que ma nouvelle plate-bande est magnifique que dans ma tête pour le moment…
mais je trouve toujours des sujets à partager. alors je reprends cette tribune avec plaisir.
saisissez le mouvement avec un brin de végétal, du sable et du vent. c’est simplement une belle idée partagée par la photographe Hannah Thornhill. ça change de regarder un écran.
le deuxième clin d’œil vous fera sourire. l’artiste Seth Steinman a décidé de reproduire plusieurs de nos outils technologiques avec des matériaux plus bruts comme du ciment et autres matières. ça nous fait réfléchir un peu. j’ai aimé qu’il ajoute toutes les fenêtres ouvertes, les messages d’avertissement, etc. une façon de démontrer que notre cerveau se subdivise en plusieurs petites choses souvent pas si importantes.
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billet d’été, jouer à l’escargot
pourquoi voulons toutes et tous faire si vite? qui nous pousse toujours à aller plus vite pour accumuler les tâches? la pression est forte et vient de partout. mais pouvons-nous en questionner l’importance?
j’avais photographié ce passage dans un article de l’artiste textile Alex Forby dans le magazine uppercase. on fait tout de plus en plus vite, de plus en plus petit, question de compresser, compresser le temps, l’énergie, l’espace, etc.le temps des vacances est peut-être un bon moment pour changer le rythme si vous le pouvez et jouer à l’escargot. de parcourir la liste et de rayer quelques items parce que… c’est juste trop, c’est vouloir faire trop de choses, visiter trop de places, vivres trop d’expériences pour les vivre vraiment profondément.
moi, j’appelle ça «faire la roche», ou j’ai entendu une autre belle expression «regarder les roches pousser».
sur ce , je vais essayer de faire ça moi aussi dans les prochains jours. je vous reviendrai sur ce blogue autour du 8 août. passez un bel été!
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clins d’œil d’un vendredi
je suis le travail artistique de Chris Ashworth depuis longtemps et je ne suis pas la seule. je vous partage aujoud’hui un «making of» de la création d’un collage à partir d’éléments graphiques d’un emballage. comment faire une composition très graphique à partir d’un emballage. tout est dans ce que l’on voit et ce qu’on juge intéressant à réutiliser.
il y a toutes sortes de passions et il existe un site britannique de maniaques de grosses roches. dans la nature, les rochers sont nombreux, les grosses roches plus rares. il faut y porter attention, se demander comment elles ont pu arriver là. en tous les cas, dans ce «club», j’ai découvert les généreuses aquarelles de Jon Pountney.
«J’ai peint mon propre cercle de pierre parce que je suis plongé dans l’idée de la mise en place de pierres; l’idée qu’ils contiennent une trace et de l’agrégation d’événements et de sentiments, qu’ils attirer les gens à travers le temps. Et les pierres elles-mêmes – les couleurs et les formes, immuable dans le temps de l’homme cadre. D’un point fixe dans le temps et dans l’espace, nous rappelant que nous sommes petits dans un océan de temps – peut-être une empreinte dans ma mémoire fait plus de 30 ans à la Rollright Stuns.»
effectivement, les humains de toutes les époques ont sans doute vu cette même roche que je regarde aujourd,hui. c’est presque magique.

















