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ça faisait longtemps… typographie
je suis à faire la mise en page pour un recueil de poésie. on me demande de jouer graphiquement avec l’espace, les lettres, etc. magnifique projet.
je fais beaucoup de mise en page dans mes livres d’artistes, dans mes projets personnels, mais là, m’éclater sur des textes qui ne sont pas les miens… le filtre de la graphiste est beaucoup plus présent que je ne le croyais.
depuis plusieurs jours, je me suis replongée dans mes livres de typo et je découvre des pages que je n’avais plus regardées depuis des années. un réel plaisir. le cahier d’esquisses pas loin, je prends des notes: essayer ça, ah oui et si j’essayais ça aussi avec ça. c’est de cette manière que ma tête travaille. à regarder des images, d’autres se forment dans ma tête et ça évolue. parfois les accidents sont plus intéressants, il faut naviguer là-dessus, pousser plus loin. sans parler des idées qui apparaissent au coucher. je prends des notes.
un bel exercice. c’est dans des moments comme ceux-là que je suis contente d’avoir conservé mes beaux livres…
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mercredi livre: une bande dessinée
Tom Thomson est un grand peintre canadien. pas de doute là-dessus. j’ai appris beaucoup à la lecture de ce livre qui porte surtout sur la mort du peintre en 1917 dans des circonstances demeurées inexpliquées.
le livre «Tom Thomson, esquisses d’un printemps» dessiné et rédigé par Sandrine Revel est très réussi. je trouve intéressant que ce soit une française qui se soit penchée sur cette histoire. un regard extérieur.
la carrière de Thomson fut de très courte durée (3-4 ans seulement). pourtant son importance dans l’histoire de l’art au canada est imposante. après avoir travaillé pendant plusieurs années en dessin publicitaire (l’ancêtre du design graphique) Tom décide de se mettre à la peinture à temps plein en 1914 au parc algonquin. il peint sur place 400 pochades (petits panneaux de carton ou de bois de souvent 8,5 × 10,5 pouces). il aura peint une quarantaine de toiles à l’huile au total.
j’ai aussi appris que cet artiste ne faisait pas partie du groupe des sept qui a été créé par la suite. il en est l’âme en fait et plusieurs de ces peintres étaient ses amis.
Sandrine Revel a aussi créé des livres sur d’autres artistes comme Glenn Gould, un autre canadien.
de belles lectures.
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mes livres ailleurs
je vous ai parlé de long en large de ce défi de faire 8 livres en un an l’an dernier. vous pouvez les voir ici.
le week-end dernier, le projet 7.45 auquel j’ai participé l’an dernier avait une table pour exposer nos livres pendant un colloque/festival touchant le livre et la typographie à rotterdam. j’ai placé des flèches sur les photos où mes livres sont.
le responsable de l’événement nous a écrit ce matin pour nous dire à quel point la table a été populaire. il m’a aussi écrit pour me dire que ma série de livres avait de très bons commentaires. sourire. vous dire combien j’aurais aimé pouvoir parcourir tous les livres sur cette table!!!! mais bon, ça sera pour une autre fois.
pour cette petite série, j’avais fait un dépôt légal en avril dernier. vendredi, je recevais un courriel pour me dire que le comité a décidé d’acheter la série pour la collection de bibliothèque et archives nationales du Québec (BANQ). ça aussi, ça me fait vraiment plaisir.
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un carnet devenu un livre et plus
qu’un carnet devienne un livre, ça arrive. qu’un carnet devienne un autre carnet, exactement comme l’original, c’est plus rare.
voici le choix qu’a fait le dessinateur Jose Naranja. «The Nautilus manuscript» est devenu un magnifique livre avec tout ce que l’original possédait déjà: le même papier, la même couverture en cuir, le même format. évidemment, un projet très onéreux. l’auteur voulait multiplier le nombre de personnes qui pouvait parcourir son carnet en étant le plus proche possible de l’original.
il faut voir le détail que l’artiste y met. ici, on est plus près de l’explorateur qui dessine d’une manière très précise ce qui l’entoure dans une mise en page tout aussi organisée. c’est un tout autre genre que ce que je fais et j’ai d’autant plus d’admiration parce que je ne crois pas que j’aurais cette patience du détail.
aussi, un lien vers une banque d’illustrations de livres anciens. j’achète (trop) souvent ce genre de livre justement pour les illustrations qui y sont magnifiques, mais effectivement, je ne sais pas trop quoi en faire par la suite…
ces deux liens viennent de mon amie/blogueuse Hélène du site Les Campagnonades. abonnez-vous à son infolettre pour voir le printemps arriver avec elle.
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l’écriture manuscrite de deux façons
sur le québec ce vendredi nous avons reçu une vraie belle grosse bordée de neige. 🙂
aujourd’hui, parlons d’écriture à la main. il y a des choses que je m’explique mal parfois. les lettres manuscrites ont toujours existé et il est toujours possible d’en envoyer. mais parfois l’humain a besoin d’un petit coup de pouce.
comme cette compagnie qui vend des «Pigeons», c’est-à-dire une feuille imprimée recto/verso, avec de l’espace pour écrire (ou dessiner…) votre lettre et qui se replie pour devenir une enveloppe. le concept est tellement simple que je me demande bien qui peut payer pour ça, mais bon, à tout le moins ce n’est pas dommageable pour la planète et ça fait plaisir à la personne qui l’envoie et à celle qui la reçoit.
pour continuer dans la calligraphie, voici le site de la maison d’édition Juxta Press de milan. cet éditeur spécialisé dans les livres d’art présente en ce moment la série «Inscribing Cosmos». plusieurs grands calligraphes ont participé à ce petit ensemble de livres dont Monica Dengo dont j’aime tant le travail. faites le tour, on y présente à la fois des livres et des gravures. inspirant.
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une «Vie de David Hockney»
je viens tout juste de terminer le livre «Vie de David Hockney». est-ce un roman, une biographie? à mon avis, c’est un beau mélange des deux.
l’auteure, Catherine Cusset, a étudié son sujet, a ramassé toutes les informations possibles, connait bien l’œuvre de l’artiste et a écrit ce livre bien qu’elle ne l’ait jamais rencontré. les faits sont bien arrivés, on peut suivre la démarche de Hockney et on peut facilement imaginer ses états d’esprit.
comment séparer la vie artistique de la vie personnelle, des gens que l’on rencontre, ceux qui nous entourent, etc.? il y a tout ça dans ce petit livre d’environ 200 pages.
je n’aurais sans doute jamais lu une biographie exhaustive sur David Hockney. c’est une force du livre, d’arriver à exprimer tous les questionnements de l’artiste autant au niveau artistique qu’émotif. il a produit sur une longue période et produit toujours en fait. son intérêt à tout essayer est motivant. j’ai vu l’exposition Hockney-Van Gogh au musée Van Gogh l’an dernier. c’était hallucinant de créativité. c’est un artiste curieux et c’est ainsi qu’on le suit dans le livre.
si vous avez l’intention d’en faire la lecture, je vous conseille d’avoir près de vous un livre de ses œuvres, question de voir les tableaux mentionnés dans le livre. une belle lecture.






















