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livre_ le monde de Louise Fili
Louise Fili est une grande designer américaine qui a su développer sa propre niche. elle a travaillé longtemps comme designer de page couverture de livre pour ensuite fonder son propre bureau. elle s’est ensuite spécialisée en quelque sorte sur les marques de commerce incluant les logos de nombreux restaurants new-yorkais et nous avons vu ses créations sur plusieurs produits.
le livre «Louise Fili Inspiration and Process in Design» vient de la collection moleskine. j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. si vous êtes amateur de typographie, cela devrait faire partie de votre collection. la designer s’inspire beaucoup des enseignes et produits d’une autre époque qu’elle photographie et répertorie dans ses voyages. on réalise avec plaisir que ses sources d’inspirations sont nombreuses et variées. ses archives doivent être de petits joyaux. d’ailleurs, elle a aussi publié des livres où elle partage sa collection typographique.
elle fait toute ses conceptions à la main et c’est ce que l’on voit dans le livre. l’inspiration, le sketch et la version définitive. le tout est toujours accompagné d’un court commentaire, tous très intéressants.
je vous dirais qu’en carence de voyage comme nous sommes, parcourir les pages de ce livre nous fait penser à la france, l’italie, l’espagne… et ça donne faim!
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une idée d’artiste et des dessins au fusain
j’aime bien quand les artistes partagent leurs trucs et astuces. j’ai beaucoup aimé cette idée de cadrage d’un dessin à l’encre.
allez faire un tour ici pour mieux comprendre. en déplaçant son carton et son ouverture sur le dessin, de nouvelles possibilités se présentent. c’est vraiment intéressant. surtout qu’Olivia Jeffries explore les motifs au pinceau.
elles sont quelques-unes à travailler avec cette idée. j’ai déjà vu une artiste se promener avec un carton dans lequel elle avait coupé une ouverture horizontale et une autre verticale. quand elle dessinait, cet outil facile à faire, lui permettait de mieux choisir ce quelle voulait dessiner et aussi de se concentrer sur cette section.
dans un autre type de dessin, allez voir le travail de Robert Longo. cet artiste américain dessine au fusain des œuvres hyperréalistes de format impressionnant. on a l’impression de regarder des photos. j’ai surtout aimé sa série sur les arbres. mais faites le tour de son site, ça vaut le détour.
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la correspondance… sujet de mon prochain livre
comme mentionnée plus tôt, je travaille en ce moment sur un livre à tirage limité sur la correspondance, ce moyen de communication trop souvent oublié.
pourtant, le retour des papeteries, boutiques de cartes et la vente des carnets me dit que les gens continuent d’aimer le papier! bonne nouvelle.
les grandes lignes de mon livre sont déjà planifiées. il y aura deux sections: un livre sur la correspondance, l’écriture, les gestes d’envoyer une lettre, etc., et une section «artéfacts»: des timbres (faux et vrais), du papier à lettre d’avion, des enveloppes (vierges et utilisées), un spécimen de lettre ancienne, une carte postale, etc. pour ce livre je vais imprimer manuellement des cartes postales et une série de faux timbres qui seront ajoutés à l’ensemble. la structure de mon livre est déjà trouvée. j’en ferai 25 exemplaires.
quand j’ai lancé cette idée aux lectrices et lecteurs de mon bulletin, j’ai reçu de mes bons samaritains des petites merveilles (voir image).
je l’offre en prévente à prix réduit car il sera disponible en septembre. ça me fait déjà plaisir de vous dire que vous le recevrez… par la poste!
j’adore le sujet et cela m’a fait penser à une période de ma jeunesse où j’avais plusieurs correspondants. de là l’utilité du papier à lettres «par avion» qui n’existe plus aujourd’hui.
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étais-je en vacances?
eh bien non, j’étais seulement allée passer quelques jours à montréal et j’ai rencontré plusieurs amies et amis. le retour d’un grand plaisir.
nous avons beaucoup réfléchi dans les derniers mois. nous avions le temps. l’autrice Madeleine Dore a créé pendant cette période le site Extraordinary Routines.
«an
online publication that explores the daily rhythms of authors,
entrepreneurs, philosophers, DJs, photographers, designers, and dozens
more.»tout sur la routine, le rythme de vie de plusieurs personnes. à partir de ses nombreuses interviews sans doute, elle nous propose une liste de 32 grands principes qu’elle a rassemblés en 32 années de vie. je vous en parle parce qu’il y a des choses que je trouve particulièrement intéressantes et qui collent bien à la vie d’artiste. je vous en suggère quelques-unes:
• remettre en question ses propres règles,
• plus on fait ce qu’on veut, moins on se compare,
• voyez ce que vous n’avez pas fait encore comme une possibilité, pas un échec,
• mouvement et créativité sont reliés.
une belle lecture pour se mettre dans le mouvement.
photo de Alex Alvarez.
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jouer avec le papier
aujourd’hui, je vous présente l’artiste du papier Mandy Gunn, d’australie. cette artiste œuvre dans plusieurs domaines: le land art, la peinture, les monotypes et le tissage de papier. c’est par cette production que je l’ai découverte.
c’est à partir du tissage de dictionnaire Oxford que son travail a reçu une certaine visibilité. à travers l’article suivant, vous aurez une idée de ses créations bien que les photos ne soient pas de bonne qualité. donc, allez visiter son site. j’ai bien aimé l’importance du végétal dans ses monotypes et ses installations.
autre belle découverte, comment imprimer avec de la rouille et du végétal. j’ai adoré cette technique de Louise Upshall que j’espère bien essayer. ramassons nos boites de conserve et faisons les rouiller. ça nous en prendra quelques-unes pour faire cette exploration en impression écologique (eco-printing). ça, c’est vraiment inspirant à faire cet été.
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qui était Florence Knoll
j’avais souvent entendu le nom de Florence Knoll, mais je ne savais pas exactement qui elle était. dans la vague de livres sur les femmes, les arts et le design, en voici un de plus. ça fait plaisir.
«No Compromise, The Work of Florence Knoll» de Ana Araujo nous présente cette femme inspirante.
Florence Knoll a travaillé avec son mari à créer la compagnie de meubles de bureau et de textile Knoll. Elle s’occupait principalement de la section aménagement et éditions de meubles. à parcourir le livre et à regarder les photos, on réalise que son oeil avisé a fait beaucoup plus que ça. les bureaux à la «mad men», le style des espaces commerciaux mid-century, c’est elle. son slogan personnel était «no compromise».
Florence a travaillé avec de grands architectes et designers pour créer et mettre en production des meubles qu’on utilise encore aujourd’hui. elle est aussi la créatrice de plusieurs d’entre eux (ce qu’on oublie souvent) et a surtout conçu des aménagements qui sont toujours des classiques.
les grandes corporations qui achetaient les services et les meubles Knoll (très haut de gamme) voulaient des aménagements à leur image, ce que Florence faisait très bien.
inutile de dire que de se faire une place dans ce monde d’homme n’a pas été aisé. après la mort de son mari, elle a repris la gestion de la compagnie, mais l’a délaissé quelques années plus tard pour retrouver la section aménagement. Florence a finalement quitté la compagnie en 1965 à 48 ans.
le dernier chapitre est très intéressant. qu’a fait Florence Knoll après? elle a continué à faire des aménagements, mais privés cette fois. ce qui laissait plus de place à sa personnalité. on en a peu parlé, dommage.
le livre présente peu d’images couleur. c’est
un peu un rendez-vous manqué sur ce point. j’aurais vraiment aimé qu’on rende justice à son travail de plus belle manière. malgré tout, à parcourir les pages, on mesure à quel point ses aménagements et son influence ont été importants et sont encore des sources d’inspirations aujourd’hui.
























